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ma feria champagne

 SOUVENIRS DE DAX

 

Agur…Dax.

Ce que moi, j’en ai vu.

Féria de bonne facture, malgré un climat frais (ça c’est pour faire genre reporter. Je peux aussi mettre du subjonctif présent pour faire bicher les “littérateurs nombrilistes“)

600 Antis annoncé, “queue dalle“ à la fin…ça sent le congé payé, et une mobilisation factice.

Ces messieurs dames préfèrent ennuyer le peuple des petits villages, c’est à leur mesure, nous les reverrons en Septembre, à la barre du tribunal ici à Dax

Les policiers en revanche se sont bien marrés avec les festayres.

 

De très bons moments :

Pour ceux qui ont aimé Ponce (et ils sont nombreux au pays), le type nous a régalé sur un second toro affable. Le Valencien en était tout ébaubi et la larme à l’œil, il venait de renouer avec sa ville de cœur, lieu de ses plus grands triomphes Français, un peu ses cent jours.

Manzanares (pour ceux qui aiment le pas du Héron, entendez par là : je plie la patte, la balance en arrière et tourne manège..) un régal, les autres on s’ennuie un peu, bien sur la muleta reste sous la langue tirée du bestiau et je t’allonge la passe

Le dimanche quand il ne torèe pas le type doit s’entrainer à tuer des bêtes, son “Récibir“ parfait devient une marque de fabrique, et comme il nous propose systématiquement la même chose, ceux qui aiment, aiment. Pour ma part j’attends la mise à mort pour ressentir quelque chose. Le reste du temps est esthétiquement reposant.

Mais bref on sait encore ce que l’on vient voir.  Exit Perrera, et Juan Del Alamo.

Morante, deux séries hors norme, Valentin le désossé, plus rien de rigide dans ce corps relâché, l’homme caoutchouc. Puis, extinction des feux, le jour ou il aura un toro qui durera je serai peut être totalement convaincu.

Juan Leal, doit se rappeler que ce qui lui tourne autour est un toro, à force de donner du menton au public, dos tourné, il a failli se faire prendre (certains diront José Tomas aussi d’accord mais la comparaison s’arrête là..) Sinon pas ridicule, mais le pas du héron : “regarde maître, moi aussi je sais faire…oui mais toi tu te fais toucher.

En revanche à l ‘épée, le garçon tue pour de vrai…moi, je le verrai bien partir, oublier la famille, pôvre Paquito, ça devient pathétique, et les faiseurs de bonnes œuvres pour rentrer dans le vrai, il aurait tout à gagner.

Le soir (j’en ai marre des journées Marathon), pas de Fandiño, vertèbres en vrac, Luque le remplace on dit de lui qu’il a mauvais caractère. Son second est un bonbon suave de Torrestrella (L’élevage préféré de Ponce) la seconde faena est la plus belle de la féria, du Morante, les pieds à plat, la jambe en avant, le corps relâché, ni trop long, ni trop court, un modèle à voir et à revoir. Le reste…

ILLA ILLA ILLA PADILLA MARAVILLA, on sent la fatigue, mais il a été un père (ou un vrai chef de famille de Lidia pour le petit Galvan dépassé de tous côté..

 

LA REVELATION, PEDRAZA DE YELTES.

Cette course restera pour moi parmi les plus grandes des quinze dernières années dans le coin (Sud Ouest) un toro immense, qui a chargé par quatre fois, au tiers, au milieu, à l’opposé absolu (placé près de la sortie du toril) et de nouveau du centre. Un Tito Sandoval qui sait quand la chose est immense, et Tabarly, encore lui, le cheval de Vic.ENOOORME comme disent les djeuns.ensuite Ferrera et ses sauts de grenouille sur les banderilles (refusées d’ailleurs à son second) on ne se moque pas impunément du peuple.

Urdiales (misère et splendeur, trois avis une oreille de mérite) et Castaño qui gâcha cet immense toro dont j’aurais aimé qu’il le mette en valeur vraie, dix passes suffisaient bien “péguées“, et une grande épée, lui, prenait deux oreilles, et le toro aurait été honoré…

La faena longuissime a vidée l’animal donnant une image de lui qui n’était pas la bonne. Tant pis.

Enfin les Escolar. Moi, je veux bien lire et relire les pros du toro, il me semble (vu que je suis allé chez lui, que les deux premiers (deux vipères enroulées sur elles mêmes) étaient “de poche“ le seul vraiment dans le type pour moi, étant le dernier.

Dufau a tiré les deux moins bons, Robleño nous a fait du Robleño et Rafellillo m’ennuie.

Attendez, je m’explique :

C’est un guerrier, ça c’est incontestable, il est vaillant ça c’est certain, il a eu le meilleur de la tarde et a été en dessous…enfin, il aurait fallu un “artiste“, mais bon, il fait une bonne faena. Voilà pour le positif.

Pour le reste, je gigote, je hurle, je prends le public à témoin, avec des mines de théatre, je passe derrière les cornes, regardez-moi comme je bataille (et hop un clin d’œil au callejon) je les ai “pesqués“ comme au Moun, l’an passé, comme au Moun cette année, et donc à Dax sur cette féria.…

Une épée très avant, presque dans le cou, (j’ai eu peur qu’il ne prenne la jugulaire),  dix huit Descabellos, en pleurant, regardez-comme je suis malchanceux, et retour au callejon larmes aux yeux, main sur le cœur, le public Dacquois est bonhomme vous savez ?

Entre, petit, et on t’applaudit.

D’ailleurs moi aussi et je trouvais ça suffisant.

Donc salut au tiers, et voilà notre monsieur qui s’accorde une vuelta, comme au Moun l’an passé, comme etc etc etc. un voleur de Tour comme un vulgaire Armstrong de bicyclette.

Je lui suggère comme le voulait le Juli a son époque, que l’on élimine le Palco et Boutet qui ne glande rien dans le callejon et qu’il s’accorde lui-même ce qu’il juge être bon pour lui, mais le “soleil“ lui chanta du torero to re ro…to re rôt ou rot…

Après son coup de tête au Miura mort au Moun, dix huit descabello sur une épée ratée, la vuelta est-elle méritée.

Certains pros disent qu’on s’en fout, c’est drôle…pas moi, du coup, une seconde oreille pas plus méritée pour Robleño, mais quoi ? Il fallait bien faire la niche au président matador non ?

Mais BFM était là, alors. Vuelta.

 

CHF