4 contributions / 0 nouveau(x)
Dernière contribution
Merci Saint Perdon

Merci Saint Perdon.

 

 

J’adore la lumière déjà d’automne du Plumaçon, quand les touristes sont partis, le soleil chaud transforme la lumière de fin d’après midi en une étrange lumière, quand les ombres s’étirent, que les gens semblent plus cool.

Une novillada de respect, c’est ce que l’on attend de celle-ci.

“Corrida de expectacion corrida de décepcion“ dit le proverbe.

 

Trois heures et demi plus tard, on se regarde, ça traine dans les gradins, signe qu’il s’est passé quelque chose.

 

Oui, cette novillada sera inscrite dans la case mémoire 2014 de mon cerveau.

 

Disons le tout net, il n’y a pas eu de “Grand toro“, mais un mélange anarchique de qualités inhérents à chacun des novillos.

Mais surtout, il y eu du Genio, du sentido et de la puatsserie chez les cornus.

Et un courage immense pour trois gamins, qui se la sont jouée sans mentir.

 

Compenser le défaut par le courage.

Vous lirez par ailleurs la reseña de cette tarde ou l’angoisse a fait place au soulagement, et le soulagement à l’angoisse. Jusqu’à la fin nous avons eu peur.

Peur pour ces gamins affrontant avec leurs armes de novilleros, du vice, de la force, des coups de tête.

Ça n’est pas compliqué, seul Husson est sorti, refusant (et à juste titre le triomphe) à pieds, ses deux compagnons de cartels étant hospitalisés.

Le premier pris de plein fouet, balayé comme un fétu de paille, le second que j’ai cru égorgé (il s’en tire avec une estafilade qui lui part du nombril jusqu’au cou).

Le troisième jeté en l’air comme un confetti.

Uppercut à la tempe, au cou, et au bas ventre.

Tous trois sont revenus, tuer leur adversaire.

Affaire de pundonor.

Affaire de courage

Cosas de toros.

 

Ces enfants pourraient être les nôtres.

 

Trois toros dominant le lot, un Pedraza de Yeltes de classe, mais qui explosa le petit Garrido trop tôt mis en confiance et qui eut le malheur de vouloir raccourcir la charge laissant à portée de coup de fusil un novillo exigeant. Le toro l’envoya dans l’éther, le repris au moment ou groggy il se relevait, de plein fouet et une troisième fois au sol.

José Garrido le tua à Londres par un soir de brouillard digne de la perfide Albion.

Son visage marqué, ayant été investi de tics qui nous mirent mal à l’aise.

 

Un Sanchez Herrero, vicieux comme un proxénète des pays de l’Est qui voulut ouvrir le petit Alejandro Marcos, en deux, comme on ouvre une vulgaire boite de sardine.

L’estafilade fait craindre un problème au Larynx ;

 

Enfin le petit Husson qui s’y fila, prenant sa rouste, bas ventre douloureux, et qui tua par deux fois la rage au cœur, de deux coups de poings énormes.

 

Garrido donna des gestes de toreria et de métier avant de se livrer en pâture.

Marcos, élégant, mais dont le toreo n’était pas assez dominateur.

Et Husson courageux, un peu maladroit, mais qui se paya le dernier toro un Astarac Gersois au caractère de démon qui lui sautait dessus au moindre cite.

 

A noter que deux exemplaires étaient a quelques mois près “toros“, et que (les photos et vidéos le prouveront) ils étaient de gabarit et de caractère à faire fuir toute star du système taurin.

 

La présidence (sans doute déboussolée) par la teneur de cette novillada mouvementée se trompa à plusieurs reprises.

Mais de tous ceux qui étaient là, aucun ne sortit vraiment frustré.

 

Heureusement Saint Perdon était présent et les trois compères peuvent le prier depuis hier, acheter la médaille pieuse, et le rajouter au tableau des saints qui ne les quittent pas.

 

CHF

Merci Saint Perdon

Joli texte, bien écrit, tout  y est.

Bravo, CHF, même si votre religion vous interdit de visiter et commenter mes textes peut-être trop dérangeants. On se refait pas..

on se refait pas

Bonjour Pedrito,

je ne comprends pas votre ou ta dernière phrase (permets moi de te tutoyer) mais de quoi parles tu?

Je suis tolérant, pense que chacun voit midi à sa porte et ne réponds pas systématiquement aux textes (question de temps)..j'ai un avis qui diffère de certains, mais franchement le on ne se refait pas est de trop (ou alors il faut me l'expliquer)

merci en tous les cas pour les compliments

Ps je vais sur ton site te lire (c'est un bon début non?)

CHF

Tout simple!  Je n'ai jamais

Tout simple!  Je n'ai jamais eu un comment signé CHF sur mon blog. Je ne dis pas un éloge: une critique, même vive . Quand je dis votre religion, c'est du quatorzième degré, bien sûr. Car pour moi aucune religion n'est aussi tolérante que la mienne, en toute modestie

Sans rancune, amicalement aficionado