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MOTUS ET BOUCHES COUSUES

Motus et bouche cousues

 

 

 

De la Colombie, je ne sais pas grand-chose.

Quelques noms de ci, de là, César Rincon, bien sur.

Herrera qui survola la montagne dans le tour de France, il y a quelques années.

Gabriel Garcia Marquez, prix nobel de littérature.

Valderama un footballer exceptionnel.

Juan Pablo Montoya, un pilote de formule 1 de premier plan.

Botero, dont les œuvres en ont inspirées plus d’un..

Shakira, idôle de toute une jeunesse

 

Et je ne sais rien de ces jeunes novilleros, qui, désespérés et plein d’un courage inouï, ont entamés une grève de la faim, pour que l’infâme maire de Bogota, ancien guerillero dont le bon vouloir est d’empêcher les corridas à Bogota, et menace de détruire les arènes.

Rien de plus que ce que j’en ai lu, et vu.

Après des semaines de grèves de la faim, deux des novilleros ont étés hospitalisés, et deux des six restants, se sont cousus la bouche pour signifier le silence assourdissant autour de ces jeunes hommes, prêts à mourir pour une cause. J'ai vues les images ce matin sur le net particulièrement saisissantes.

En passe de remporter ce bras de fer, le conseil constitutionnel de Colombie ayant entériné le fait que les spectacles taurins soient autorisés dans les lieux de tradition taurine, ces jeunes gens ont montré un courage hors norme.

Il suffit de naviguer sur le net, pour lire combien il leur a fallu de volonté pour en arriver la.

Quelle que soit la réaction de Gustavo Petro aujourd’hui, il a perdu, comme tous les sectaires liberticides perdent toujours au bout du compte.

Car n’en doutons pas, cet ancien tortionnaire, terroriste, puisque les FARC qu’il a menés le sont aux yeux des états libres du monde, n’aura de cesse que de se venger en transgressant la loi, comme il le fait depuis toujours (rappelons juste qu’il a été destitué une première fois en début d’année, pour fraude financière.)

Mais que la loi le rattrapera un jour ou l’autre.

La loi qui stipule là bas aussi, que la tauromachie est légale, dans les lieux de tradition ininterrompue, et que tous ceux qui transgressent la loi se retrouvent un jour sur les bancs de justice à payer leurs fautes.

 

Souhaitons que les arènes soient encore debout, qu’elles s’ouvrent au public qui a soutenu sans trembler les novillero.

Souhaitons que les points de suture de leurs bouches desséchées s’ouvrent dans un cri de liberté pour citer leur toros dans un avenir proche.

Souhaitons qu’un nouveau César Rincon apparaisse dans ce Pays, lui, qui les a soutenus, a été plaider leur cause auprès des autorités de la ville.

Souhaitons que force reste à la loi.

Mais ce qui est certain, et ce dont nul ne pourra douter, c’est le courage homérique de ces gamins qui jouent leur vie au quotidien, pour une passion dévorante et intemporelle.

 

CHF