4 juin 2006 - Show matinal et corrida l'après midi

.......Dimanche, toujours ce maudit vent...

.......Le matin : Un salmigondis de ganaderias de présentation peu digne de Nîmes pour Enrique Ponce, Javier Conde, Morante de la Puebla et Cayetano.. .......L'arène est pratiquement pleine à l'occasion de ce spectacle mixte dont Nîmes semble se faire une spécialité !: .

.......Tous estampillés d'origine Domecq, sortirent dans l'ordre : un Peña de Francia, un Conde de Mayalde (en sobrero d'un García Jiménez), un Peña de Francia, un novillo de Garcigrande, un García Jiménez, un Olga Jiménez Fernández, encore un García Jiménez et un novillo de Domingo Hernández. .......Tous avec des cornes indignes et tout à fait suspectes. Celles qu'arborait le premier García Jiménez en pinceaux et sanguinolentes furent tellement protestées par le public que le président sortit le mouchoir vert... (NDLR : Si un amateur avait pu prendre une photo de ces cornes, nous serions heureux qu'il nous la fasse parvenir afin de la reproduire ici.)

.......Cayetano a du geste ample et "templé", mais il reste inédit.

.......Morante, pas très inspiré, a daigné quelques capotazos et quelques muletazos de gala.

.......Javier Conde a gratifié Nimes d'une faena de qualité dans son style propre (1 or.).

.......Le grand bonhomme fut, une fois de plus, Monsieur Ponce. .......Une jolie oreille à son premier. Mais avec son piètre second, au bout de deux à trois minutes de tâtonnements et de recherches, il nous invente soudain un toro qui prend des séries complètes comme un excellent toro : Ponce sur un nuage ; magique... Et gros succès : troisième "Porte des Consuls" de la feria ! Au début, le public chaleureux a fait saluer Don Enrique. Le courant passe avec ces arènes.

.......Voir le repotage vidéo de Jérôme Zucarelli sur Corrida Tv

.......Après midi, six toros de Samuel Flores pour Juan José Padilla, Luis Miguel Encabo, Serafín Marín.

.......Après les indignes Palha, voici les mauvais Samueles. .......Les 3 premiers, presque imprésentables de tête, étaient aussi du rebut dans leur comportement : dangereux et décastés. Passons.

.......Comme d'habitude, Serafín Marín a fait délibérément saigner ses deux toros à blanc par le boucher de service : il ne veut plus venir en France ? Qu'il reste donc en Espagne !

.......Encabo a fort bien et sobrement toréé son difficile mais toréable second ; mais il a trouvé peu d'écho dans le public.

.......Le "Cyclone de Jerez" était passé par là, et le miracle aussi, second de la feria avec celui de Loré ! .......Son second était un cornalón terrorifique comme on en voit rarement. A la première marga de rodillas, il serre. A la deuxième, il accroche Padilla et le projette sur les planches : est-il mort ?... Non. Le toro l'a manqué (vive les grandes cornes, moins précises que les courtes !) ........Avec sa main cassée de la veille et sous infiltration, après ce susto cauchemardesque, ce diable de bonhomme a banderillé et sorti une faena vibrante "de la casa". On aime ou pas le torero de Padilla, mais cet homme force le respect et même l'admiration par son courage dantesque et sa technique sans faille.

.......Voir le reportage vidéo de Jérôme Zucarelli sur Corrida Tv