Nos commentaires sur le Règlement Taurin Municipal Français

Quand le texte se colore en bleu, il constitue un lien qui conduit, le plus souvent, à l'article concerné

Depuis l'apparition de la corrida espagnole en France, dans les ultimes décades du XIXème siècle, les aficionados Français ont éprouvé la nécessité d'un Règlement Taurin applicable en France. Déjà, en 1897, la Fédération des Cités du Midi, ancêtre de notre Fédération, proposait, lors d'un congrès tenu à Béziers, un embryon de règlement.

La difficulté était d'appuyer un tel règlement sur une base légale. Un texte rédigé par notre Fédération, sous la présidence de Philippe Rödel, fut accepté en 1953 par le Ministère de l'Intérieur et devait être adressé aux préfets pour être transmis aux maires des villes taurines qui devaient prendre un arrêté le rendant applicable dans leur ville. C'était compter sans l'influence des organisateurs auprès de certaines municipalités, ils furent à l'origine de deux groupes de pression (de "lobbies" dirions-nous aujourd'hui) qui firent qu'au nom des "libertés municipales" plusieurs municipalités refusèrent le règlement. Sans unanimité le règlement ne pouvait plus s'appliquer et tombait aux oubliettes... pour quelques années.

Faute d'un règlement imposé par la loi que les organisateurs de corridas n'ont jamais voulu, plusieurs villes édictèrent des règlements locaux. Une première version du Règlement Taurin Municipal, approuvé par toutes les villes réunies dans l'Union des Villes Taurines Françaises, a vu le jour en 1973. Nous, Fédération des Sociétés Taurines de France, avions largement participé à sa première version puisque deux de nos anciens présidents, Pierre Dupuy et Max Tastavy en furent les rédacteurs. Nous restons toujours très attentifs à son contenu et à son évolution. Nous avons obtenu de nombreuses améliorations et poursuivons cette tâche. Les commentaires ci-après révèlent que nous sommes loin d'être satisfaits. Nous continuons et continuerons inlassablement à réclamer des modifications, toujours dans la logique de notre triple objectif : maintien de l'éthique de la corrida, intégrité du toro de combat, défense des intérêts des aficionados.

Nous savons bien que le règlement est fragile, difficile à faire respecter en l'absence d'un définition légale de la corrida en France.......

Le précieux ouvrage d'Emmanuel de MonredonLa corrida par le droit (UBTF 2001), a inspiré certains des commentaires qui suivent, notamment ceux portant sur les Titres I (articles 1 à 4) et II (articles 5 à 9) ainsi que celui de l'article 42.

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Cliquer sur les liens ci-dessous, pour consulter les articles correspondants du règlement et procéder réciproquement pour revenir ici. 

Préambule - Le préambule ne manque pas d'indiquer que " ... Le présent règlement devra être obligatoirement observé dans toutes les villes membres de l'UNION DES VILLES TAURINES DE FRANCE. ..." Voir leur liste en cliquant ici.
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Article 1 - Nous ne pouvons que souscrire à l'objectif fixé dans cet article 1 : "en vue de garantir les droits et intérêts des spectateurs et personnes y prenant part." 
Les aficionados, depuis les débuts de la corrida espagnole en France se sont regroupés et ont milité pour le maintien de son éthique et la défense de leurs intérêts. Notre Fédération a toujours apporté son concours aux rédacteurs du Règlement Taurin Municipal depuis son origine. Nous continuons et continuerons à proposer des modifications et améliorations à ce règlement. Il nous arrive, pas toujours mais assez souvent, d'être écoutés.

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Article 2 -Le Règlement Taurin Municipal (RTM) reprend pour l'essentiel, les dispositions du Règlement National des Spectacles Taurins Espagnols de 1996. Il peut être consulté ici

Notre article 2 affiche donc l'ambition de respecter "l'esprit des textes régissant en Espagne la Fiesta Brava"Ambition difficile puisqu'en Espagne la corrida est parfaitement définie dans la loi (loi 10/1991 du 4 avril). A partir de cette loi le législateur confie au pouvoir exécutif (en l'espèce Ministère de l'Intérieur) le soin d'élaborer le Règlement Taurin. Le Règlement Taurin National encore en vigueur à Madrid résulte du Real Decreto 145/1996 du 2 février. Il est aisé de comprendre que, dans un tel cadre législatif et réglementaire, il devrait être relativement facile de faire appliquer et respecter le règlement. 

Il faut considérer, toutefois, qu'aujourd'hui un Règlement Taurin unique n'est plus imposé. Depuis quelques années, en effet, diverses communautés autonomes espagnoles, même si elles s'inspirent largement du Reglamanto Nacional, promulguent leurs propres règlements taurins. Pour ne rien dire des pays taurins d'Amérique Latine où règne la plus grande confusion en matière de réglementation taurine. A terme nous risquons de voir apparaître et se multiplier des sortes de tauromachies régionales. Il est à craindre qu'elles favorisent des dérives et édulcorations commerciales et médiatiques (Voir par exemple les divergences sur un nombre minimum de piques, sur l'adoption d'un nouveu modèle de pique, sur la manière de décompter les temps pour sonner les avis, sur l'amoindrissement de l'autorité des présidences techniques.) Alors, ce magnifique monument de "La Fiesta Nacional" que l'Espagne a longuement mûri, construit, puis révélé au monde il y a un peu plus de deux siècles, risque, sapé de l'intérieur, de se fissurer jusqu'à s'écrouler. Pour consulter ces multiples règlements, cliquer ici.
Sur les ravages provoqués par la multiplicité des règlements on lira avec profit dans les actes du colloque des "Rencontres internationales de droit taurin - Nîmes 2009
" édités sous le titre Le taureau et son combat : La part ou l'apport du droit ? (ORDRE DES AVOCATS Nîmes - mai 2010) l'intervention d'Emmanuel de Montredon : "Règlements, règlement ?". L'article est enrichi de nombreuses notes d'un remarquable intérêt. Il est lisible ici.

En France, les spectacles tauromachiques ne bénéficient d'aucune définition légale, ce que regrette notre Fédération qui milite avec d'autres entités taurines pour qu'un terme soit mis à cette carence. En attendant, le Règlement Taurin Municipal de l'U.V.T.F., calqué sur le Règlement National Espagnol, reste indispensable mais les moyens dont disposent les maires pour le faire respecter sont relativement modestes.
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Article 3 - Il montre bien que le Règlement Taurin Municipal n'a pas de portée générale:
" Pour son application, le présent règlement devra faire obligatoirement l'objet d'un arrêté municipal... " 

Ceci fixe d'emblée la limite des moyens permettant d'assurer le respect du règlement. Le non respect d'un arrêté municipal est passible d'une contravention de 1ère classe (art 610-5 du Code Pénal) soit 12, 17, ou 38 € maximum + 22 € de droit fixe.. En réalité cette sanction, pourtant modeste, n'a jamais été appliquée puisque nous pensons que depuis 1973, date de mise en œuvre du RTM, personne n'a été cité à comparaître devant les tribunaux pour infraction à un arrête municipal en matière de règlement taurin.
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Article 4 - II semble que cet article n'ait plus sa raison d'être puisque, depuis la loi du 18 mars 1999 modifiant l'ordonnance de 1945 relative aux spectacles, la corrida n'est plus soumise à une autorisation préalable du maire.
Par contre, le maire peut prendre un arrêté d'interdiction qu'il doit motiver. Cet arrêté est attaquable devant le tribunal administratif. Voir à titre d'illustration la relation d'une affaire intervenue à Rieumes en 2002. Elle a tourné à l'avantage du club taurin organisateur.

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Le Titre II (article 5 à 9) est consacré à la Commission Taurine Extra Municipale (CTEM). Il s'agit d'un organisme spécifique au Règlement Taurin Français et qui n'a pas d'équivalent dans le Règlement Taurin Espagnol. 
Cette Commission Taurine Extra Municipale est, de toute manière, obligatoire dans les communes de plus de 3500 habitants qu'elles adhèrent ou non à l'UVTF. Cette obligation découle de l'article L2143-4 du Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) : " - Il est créé une commission consultative compétente pour un ou
plusieurs services publics locaux exploités en régie ou dans le cadre d'une convention de gestion déléguée. Elle doit comprendre parmi ses membres des représentants d'associations d'usagers du ou des services concernés. Elle est présidée par le maire. Cette obligation ne s'applique qu'aux services des communes de plus de 3 500 habitants. " 
Bien entendu les maires ont la faculté de créer, s'ils le désirent, ce type de commission dans des communes de moins de 3500 habitants et les communes adhérant à l'UVTF s'en font une obligation (article 5). Les articles 8 et 9 permettent d'apprécier les importantes missions de conseil et de contrôle qui sont, en principe, dévolues à la CTEM. Elle jouirait, même, d'une sorte de pouvoir exécutif indirect.

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Article 8 – C'est à l'instigation de notre Fédération que le deuxième paragraphe de l'article 8 avait été introduit dans le règlement et était ainsi rédigé : " Le Maire ou son délégué devra tenir compte des décisions de la C.T.E.M en les rendant exécutoires conformément au présent règlement." 
C'était probablement trop péremptoire puisque ce paragraphe connaît une nouvelle formulation de ce paragraphe 2, survenue sans publicié, sans doute en 2014 : "Le Maire ou son délégué prendra en compte des décisions de la C.T.E.M et pourra les rendre exécutoires conformément au présent règlement."

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Article 9 - Paragraphe c - Ces dispositions complémentaires (présence de délégués de la C.T.E.M. au débarquement et si possible à l'abattoir) ont été adoptée en 1998 sur la recommandation de notre Fédération.

Paragraphe f"de demander au Maire la saisie des cornes ou des viscères et déjections ainsi que des prélèvements sanguins, lorsque l'état ou le comportement des animaux laisse supposer une altération de leur intégrité physique" 
Quelle CTEM a eu l'autorité suffisante pour en demander et obtenir l'application ? De combiens de taureaux présentant en piste un comportement suspect a-t-on analysé le sang et/ou les viscères ?

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Article 10 - Dans des règlements antérieurs, l'article 10 indiquait que les arènes françaises de 1ère et 2ème catégorie correspondaient respectivement aux arènes espagnoles de 2ème et 3ème catégorie. Cette règle d'assimilation relativement humiliante pour les arènes françaises a été supprimée à compter du règlement de 2004 (Décision de l'AG de l'UVTF de 2003). Il est à remarquer d'ailleurs que le poids minimum des taureaux exigés dans les arènes françaises de 1ère et 2ème catégorie (voir article 43) est le même que celui exigé dans les arènes espagnoles de 1ère et 2ème catégorie
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Articles 11 à 18 - Les articles 11 à 18 déterminent de façon détaillée les dispositions et exigences des infirmeries. Au fil des diverses assemblées générales de l'UVTF ces dispositions ont été étendues.
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Article 16 - Une récente modification (2014 ?) de l'article 16 est intervenue. Dans sa précédente rédaction il était indiqué : "Avant le paseo, deux ambulances se
tiendront en permanence à proximité immédiate de la porte extérieure de l'infirmerie,..". "Deux ambulances" a été remplacé par "au moins une".

Espérons que cette décision de ne plus imposer la présence de deux ambulances pour se satisfaire de "au moins une" a été prise avec le parfait accord des chirurgiens taurins. Cela impose que toutes les arènes soient équipées d’un bloc chirurgical fixe ou mobile suffisamment performant pour conditionner tout type de blessé à l’attente d’une évacuation plus ou moins différée vers l’hôpital ou la clinique.
Espérons aussi que le cas, pas tout à fait exceptionnel, où durant une course, deux blessés gravement atteints peuvent se présenter à quelques minutes d’intervalle a été considéré. Comme l'implique l'article qui suit, c'est au maire ou à son délégué de faire interrompre ou annuler la course si le dispositif médical ou chirurgical ou infirmier ou ambulancier se révélait insuffisant ou débordé.

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Article 17 D'autre part l'article 17 a, lui aussi, été modifié (en 2014 ?) pour définir de manière plus rigoureuse les responsabilités du médecin responsable et du maire.
Dans la version 2004 de ce règlement il était aussi disposé que "Le Maire ou son délégué, assisté du Président de la course doit s'assurer  de la conformité ... des installations de l'infirmerie ... et des moyens d'évacuation..." Dans l'actuel article 17 il n’est plus question que le Président participe à ce contrôle des infirmeries et des ambulances, les seules responsabilités étant laissées au médecin responsable et au Maire ou à son délégué. Cela nous semble pertinent car nous ne voyons pas comment la compétence du président peut s'étendre à la vérification de la conformité de ces équipements.
Cet article précise bien, d’autre part que c’est le Maire ou son délégué qui porte la responsabilité de faire retarder ou même annuler le spectacle si les dispositions des articles 11 à 17 du présent règlement n’étaient pas respectées.

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Article 19 - Le rôle de l'algualcilillo nous paraît primordial en France où nous n'avons pas d'équivalent au "Delegado gubernativo" capable de constater des fautes et de les faire sanctionner. 

De toute manière, mieux vaut prévenir que sanctionner et, à plus forte raison, quand les moyens de sanctionner sont pratiquement inexistants. Une bonne, et surtout rapide, liaison entre le président et l'algualcilillo, à qui un minimum d'initiative devrait être laissé, permettrait d'éviter certaines infractions au règlement ou manquements à la dignité du spectacle comme (la liste n'en est pas exhaustive) :
- Mauvaise tenue des gens du callejón qui au lieu de s'appuyer et même de se vautrer sur la barrière doivent rester reculés, dos au mur intérieur, silencieux et immobiles autant que possible..
- Péons qui s'ingénient à faire taper le taureau dans les planches (article 72-3)
- Présence de toreros ou de monosabios à la droite du picador (articles 73-2) (74-1
- Pique présentée à l'envers, une arête de la pyramide vers le haut. Le président est, le plus souvent, trop éloigné pour le voir. (article 62-alinéa2)
- Pique mal exécutée, au-delà du morrillo (et non morillo avec un seul r comme s'obstine à l'écrire le RTM), " pompée ", " carioquée ", etc. (article 73-4
- Manque de réserve des cuadrillas ou représentants des toreros ou empresas au moment d'attribuer les trophées,
- Arrastre complaisamment retardé... 
L'article 19 repris par l'article 40 indique que "l'aguazil doit connaître le règlement, la langue espagnole et transmettre les ordres de la présidence sans outrepasser ses fonctions" Fonctions qui ne sont pas clairement définies par ailleurs. 
Nous souhaiterions que cet article soit refait et qu'y soient précisés les cas, qui correspondent à peu près aux exemples que nous venons de citer, où l'algualcilillo peut intervenir spontanément, avec l'accord tacite du président (ils doivent se concerter avant la course et le règlement devrait l'imposer): 

  • Veiller à une bonne tenue dans le callejón,
  • Réprimander ostensiblement le péon qui fait taper le taureau dans les planches, 
  • Rappeler à l'ordre ceux qui se tiennent à droite du cheval du picador,
  • Réprimander ostensiblement le picador qui ferme, avec son cheval, la sortie vers le centre au toro (carioca), 
  • Faire démarrer le train d'arraste rapidement, etc. 

Enfin nous demandons que la liaison président-alguacilillo soit effective. Elle n'est pas possible vu l'éloignement du palco par rapport à la piste. Il convient, donc, d'équiper président et algualcilillo de discrets micros et oreillettes comme en ont aujourd'hui les arbitres sur les stades. Le couple président-algualcilillo pourra ainsi communiquer et réagir en temps réel.
Ce serait utile, par exemple, quand, dans les conditions prévues aux articles 72-3, 73-8, 73-9, 78, le Président technique est amené à sanctionner par des avertissements des toreros coupables de ne pas respecter les bonnes prescriptions du règlement. Ces avertissements, pour être efficaces et pédagogiques, ne peuvent être qu’immédiatement consécutifs aux fautes constatées et compréhensibles du public qui est, en réalité, le véritable censeur. Le rôle de l’alguacilillo  est de transmettre ces avertissements et de les rendre visibles. Seule une liaison en temps réel par oreillettes permettrait au président et à l’alguacilillo de bien jouer ce scénario.

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Articles 24 à 29 - Les dispositions énoncées dans le chapitre I du titre IV (article 24 à 29) s'inspirent très directement de celles de la réglementation espagnole.
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Article 25 - Nous relèverons toutefois dans l'article 25 deux différences qui portent sur le nombre minimum de contrats remplis par un professionnel pour pouvoir accéder à la catégorie supérieure. Il est indiqué ici qu'un novillero ne pourra prétendre à l'alternative s'il n'a participé au préalable à un minimum de 20 novilladas alors que le règlement espagnol fixe ce chiffre à 25. A l'inverse, un novillero ne pourra passer, en France, en novillada piquée s'il n'a participé, au préalable, à 15 non piquées alors que le règlement espagnol ne lui en impose que 10. 
Nous pensons que ces chiffres devraient être harmonisés. Que se passe-t-il, en effet, quand un matador qui vient de passer l'alternative au terme de 20 novilladas en France veut aller immédiatement après toréer en Espagne ou, réciproquement quand un jeune novillero, venant d'accéder à la novillada piquée après 10 non piquées en Espagne, vient immédiatement après toréer en France ?"

Article 25 - alinéa 7 - (Espectaculos comicos ...) D'autre part, la formulation de l'alinéa 7 de l'article 25 est incorrecte. Dans son sens littéral elle signifie que les animaux combattus dans des spectacles comiques le seront le jour de leur deuxième anniversaire. Dans l'article 43 du même règlement il est précisé que, dans ce type de spectacle, l'animal aura de un à deux ans. Deux ans semblent donc constituer un âge limite supérieur.

A cet égard, il est permis de s'interroger. Même s'il s'agit de spectacles "comiques", est-il digne d'y tuer des becerros de moins de deux ans ? Ne conviendrait-il pas de stipuler que les toros combattus dans ces spectacles devront être âgés de 2 à 3 ans ?

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Article 27 - La précédente rédaction de cet article spécifiait en outre que l'affiche devait porter la mention: "Le spectacle se donnera en conformité au règlement taurin de l'U.V.T.F". Dans notre précédent commentaire, nous suggérions qu'il soit ajouté quelque chose du genre : "À cet égard, l'éleveur (et l'organisateur ?) (Pourquoi ne pas conférer d'avantage de responsabilités à l'organisateur ? Les éleveurs n'en seraient pas mécontents.) certifie(nt) que le bétail (est limpio) ou, moins exotique mais plus précis, n'a subi aucune manipulation frauduleuse)". Il nous sera objecté que cela va sans dire mais cela va encore mieux en le disant.

Voilà que maintenant (modification 2014 ?) l'UVTF dispense de mentionner que le spectacle se donnera conformément à son règlement taurin. Fuirait-elle ses responsabilités ?

Nous souhaitons que cet article trouve une formulation précise et ferme.
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Article 29 - Cet article prévoyait, dans une précédente rédaction, que l'organisateur devait fournir au moins un animal de réserve quelle que soit la catégorie de la plaza. L'adjonction récente (2014 ?) de la parenthèse "(deux dans les arènes de première catégorie)" répond à nos souhaits et se conforme à l'article 55 du Règlement Espagnol.
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Article 30 - Il existe une différence importante entre cet article 30 et celui du Règlement Espagnol qui lui correspond. Dans son 8ème alinéa, l'article du Règlement Espagnol attribue un droit supplémentaire et fondamental aux spectateurs, qui sont, en fait, des consommateurs et qui, à ce titre, ont bien le droit de vérifier si le produit qui leur est proposé est bien conforme à ce que le vendeur a affiché.
Nous traduisons, ci-après, cet alinéa 8 de l'article 33 du Règement Espagnol : " Les spectateurs ont le droit d'assister aux opérations de reconocimiento (examens préalables) prévues à l'article 56 du présent règlement (il correspond à l'article 55 du RTM), par l'intermédiaire de représentants, au nombre maximum de deux, désignés par les associations d'aficionados reconnues, légalement constituées et les plus représentatives. A cet effet, elles devront solliciter l'autorité compétente suffisamment à l'avance. " 
Nous souhaitons qu'un tel droit soit également attribué aux aficionados français.

Qu'il ne nous soit pas objecté que cette mesure ferait double emploi puisque en France des aficionados locaux sont déjà présents dans la C.T.E.M.. L'article 6 du présent règlement indique, d'une part, que les personnalités extramunicipales désignées peuvent appartenir ou non à des sociétés taurines, d'autre part, que le maire désigne individuellement chacun des membre de la commission. Il en résulte que les aficionados en général, et non les seuls locaux éventuels, ne peuvent être représentés dans de parfaites conditions d'indépendance et d'impartialité, s'ils font partie de la C.T.E.M., étant donnée l'implication de la municipalité, pouvant aller jusqu'à la régie directe, dans l'organisation des spectacles taurins se déroulant dans sa ville.
Article 30 - paragraphe 3 - alinéa 3 - Quant au 3ème alinéa du paragraphe 3 de cet article 30, il précise, à l'inspiration de l'article 33 du Règlement Espagnol, les droits des spectateurs et, en particulier, les circonstances dans lesquelles ils peuvent obtenir le remboursement de leur billet. Il en est ainsi quand le cartel annoncé est modifié. Pour ce qui est du remplacement des taureaux, la condition est identique dans les deux règlements, le spectateur ne peut obtenir le remboursement de son billet que si les bêtes sont remplacées au moins pour moitié par celles d'un autre ou d'autres élevages. Par contre, dans le Règlement Espagnol, il suffit qu'un matador soit remplacé, quelle que soit la catégorie de son remplaçant, pour que le spectateur puisse être remboursé. Le Règlement Français précise de manière beaucoup plus désinvolte que si le ou les matadors remplacés le sont par des matadors de même catégorie ou de catégorie immédiatement inférieure ( ! ), le spectateur ne pourra réclamer le remboursement de son billet ! Nous souhaitons que, sur ce point, le RTM se conforme au Règlement Espagnol.
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Article 37 - Saluons au passage cet article qui institue un excellent moyen d'information du public. Il donne un texte qui reprend les points essentiels des articles 30 à 36 définissant les droits et obligations des spectateurs, tel qu'il devra obligatoirement figurer au dos des billets, et être apposé dans tous les lieux de vente. Ainsi le spectateur connaît parfaitement les termes du contrat passé entre l'organisaVteur et lui-même.
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Article 38 - En Espagne, le Président est un fonctionnaire de police rétribué, l'un de ses des deux assesseurs est le doyen des vétérinaires ayant procédé aux examens préalables (reconocimientos), l'autre est choisi, par le gouverneur civil ou le maire, parmi des professionnels retirés ou des aficionados. 
En France le président et ses assesseurs sont choisis parmi des aficionados locaux par le maire et, en fait le plus souvent, d'une manière directe ou indirecte, par les organisateurs.

Comme nous l'avons suggéré lors de l'assemblée Générale de l'UVTF en 2008, il serait souhaitable d'ajouter à cet article 38 l'alinéa suivant : "Le président et ses assesseurs sont choisis, par le maire ou son délégué, sur une liste établie et mise annuellement à jour, la liste du CORPS DES PRÉSIDENTS, émanation des associations les plus représentatives de l'afición française. Il est souhaitable que l'une des trois personnes qui siègent au palco soit vétérinaire."

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Article 39 alinéa 3 - "musique après l'arrastre" Cette prescription (2014 ?) de faire intervenir la musique après l'arrastre est précieuse mais trop timide et trop imprécise. La musique pendant l'arrastre empêche les spectateurs d'exprimer leur appréciation de l'animal "arrastré", c'est à dire de son éleveur. Ils doivent pouvoir manifester, de manière non brouillée par la musique, leur satisfaction par des applaudissements, leur déception ou leur mécontentement par le silence ou même par des sifflets. La musique ne doit débuter qu'à l'instant où la dépouille disparait de l'arène.
Nous souhaitons que le présent article impose le "pas de musique pendant l'arrastre" dans toutes les villes que regroupe l'UVTF sans tenir compte de leur antérieure coutume en cette matière et qu'il prescrive aux présidents de veiller à le faire respecter. La musique restant admissible quand elle accompagne la dépouille d'un taureau qui a mérité la vuelta.

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Article 40 - À propos du rôle de l'alguacilillo, voir nos commentaires de l'article 19
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Article 42
Il est étonnant que cet article 42 sur la possible délégation des pouvoirs de police, qui est de règle tout à fait générale, s'ajoute ici de manière bien superfétatoire, après les trois articles consacrés à la présidence technique et serve de prétexte à un titre ne pouvant qu'entretenir la confusion :"Présidence technique et pouvoirs de police". Comme ne manque pas de le faire remarquer Emmanuel de Monredon dans son remarquable ouvrage La corrida par le droit (UBTF 2001) : " ...les attributions en matière de police municipale et celles en matière de présidence technique sont de nature différente et ne peuvent être confondues. "

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Article 43
Âge - "L'âge de l'animal est déterminé par le certificat de naissance". Nous aurions préféré rester au texte antérieur, l'âge est défini par rapport au 1er juillet faisant suite à sa naissance. Il s'exprime ainsi en nombre "d'herbes" donc de printemps, moments où l'herbe est la plus riche en éléments favorables à la croissance de l'animal. C'est ainsi qu'aujourd'hui, on peut voir " lidier " des animaux qui ont tout juste l'âge (4 ans pour les corridas et 3 ans pour les novilladas piquées), sachant que les nouveaux modes d'élevage permettent d'obtenir des naissances pratiquement toute l'année.

Pour ce qui est du toreo comique, est-il digne d'y tuer des becerros de moins de deux ans ? Ne conviendrait-il pas de stipuler que les toros combattus dans ces spectacles devront être âgés de 2 à 3 ans ?

Poids - Il est bien regrettable que cet article 43 p ne reprenne pas l'alinéa 4 de l'article 46 du règlement espagnol dont voici la traduction française : "Dans les arènes de première et deuxième catégorie le poids sera déterminé en vif et dans celles de troisième catégorie à l'arrastre avant d'être saigné ou en canal, selon le choix du ganadero, en y ajoutant cinq kilogrammes qui sont estimés avoir été perdus durant le combat." L'alinéa 4 de l'article 51 du même règlement espagnol précise que dans les arènes où les animaux doivent être pesés en vif, cette opération a lieu lors du débarquement. Cela suppose que les arènes de première et deuxième catégorie disposent de balances. Ainsi les poids communiqués au public ne seraient plus, comme trop souvent, ridiculement fantaisistes.
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Article 45 - Les Novilladas sans picadors (NSP) ne figurent pas dans la liste des spectacles dont on vérifie l'état des cornes. C'est la porte ouverte aux manipulations des cornes de ces toros. Est-ce rendre service aux apprentis toreros que de les habituer à toréer du bétail trafiqué ?
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Article 46 - La rédaction précédente du paragraphe 1 de cet article 46, imposait que si des novillos aux cornes défectueuses étaient combattus,  ce soit au préalable porté à la connaissance du public. Le paragraphe se terminait ainsi : "à condition qu'il soit précisé clairement et de façon visible sur les affiches, qu'il s'agit d'animaux refusés à la tienta et aux cornes défectueuses (desechos de tienta y defectuosos)." 
En supprimant l’obligation de cette annonce (en 2014 ?), l’UVTF montre un manque de respect envers le public.

Nous souhaitons que le paragraphe 1 de cet article 46 retrouve sa rédaction antérieure.
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Article 47 - La précédente rédaction (avant 2014) de l'article 47 était beaucoup plus explicite, nous la reproduisons ci-dessous :

ARTICLE 47

Les animaux destinés aux CORRIDAS DE TOROS ainsi qu'aux NOVTLLADAS AVEC PICADORS devront arriver dans les corrals des arènes en temps déterminé d'un commun accord par l'organisateur et le ganadero, en fonction des caractéristiques de chacun desdits corrals et, en tous cas, au plus tard trente heures avant l'heure du début de la course, sauf cas de force majeure.
Si au moment d'embarquer les animaux à l'élevage l'organisateur estime que l'état des cornes ou la présentation physique d'un ou de plusieurs d'entre eux s'est dégradé depuis la précédente visite, il pourra demander au ganadero le remplacement des animaux litigieux.
Au cas où celui-ci ne pourrait satisfaire cette demande, l'organisateur lui formulera par écrit, préalablement à l'embarquement, ses plus expresses réserves et l'avisera de son intention de faire examiner - après leur mise à mort - les animaux en litige, et ce, indépendamment des pouvoirs accordés par le présent règlement au Maire ou au Président de la C.T.E.M. autorisant celui-ci à demander au Président de l'U.V.T.F. la réalisation des expertises qui paraîtraient nécessaires.

Pour le transport, chaque animal sera embarqué dans des compartiments individuels dûment construits et aménagés à cet effet, dont la solidité et la sécurité seront à toute épreuve, afin que les animaux, et plus particulièrement leurs cornes, ne souffrent d'aucun dommage.

Les cages seront pourvues d'ouvertures permettant leur ventilation. Elles devront être scellées par l'organisateur - une fois l'embarquement réalisé - avant le départ du camion de l'élevage.
Une fois débarqués dans les corrals, il appartiendra à l'organisateur de prendre toutes les mesures et dispositions permettant la surveillance permanente des animaux jusqu'au moment de leur sortie en piste le jour de la course.

Dans l'article actuel les deux paragraphes, mis ci-dessus en caractères gras, ont disparu. Ils avaient le mérite de souligner les responsabilités des organisateurs dans leurs choix du bétail. Il est regrettable que ces deux paragraphes aient été supprimés.
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Article 49 - La traduction en français du règlement espagnol inspirateur est dépourvue de toute rigueur et logique.  Traduire “reconocimiento” par reconnaissance, n’a ici aucun sens. Ce terme vient du verbe “reconocer” qui signifie, certes, reconnaître mais aussi examiner, conformément  à la définition n°3 qu’en donne le dictionnaire de la Real Acadademia.
Faute d’autant plus incompréhensible que dans les titres des  chapitres II “Del transporte de las reses y de sus reconocimientos”, III “De los reconocimientos previos” et IV “De los reconocimientos «post mortem»” le mot est convenablement traduit : Transport du bétail et examens préliminaires, Examens et opérations préalables à la course, Des examens « post mortem ».

 Article 49 b - Cette mesure fut proposée par des aficionados Français appartenant à notre Fédération, au cours du Congrès des Associations Taurines, tenu à Séville en 1966. Deux ans après, une ordonnance du gouvernement espagnol (4 avril 1968) devait instituer le registre de naissance des taureaux de combat et le marquage à feu sur l'épaule droite des veaux du dernier chiffre de leur année de naissance.
Cette disposition figure dans le règlement taurin espagnol et a été reprise, bien sûr, dans le R.T.M.
Les aficionados Français inspirateurs avaient pour souci de relativiser l'importance de la prise en compte du poids des taureaux. Cette seule considération du poids avait entraîné des abus dans les années 60, très fréquente utilisation en corrida de toros, et même dans des arènes de 1ère catégorie, de novillos surengraissés.

Article 49 e - Nous n'approuvons pas que cet alinéa de l'article 49 prenne une tournure conditionnelle en forme de lapalissade. Nous demandons une nouvelle rédaction de cet article du genre : La déclaration de l'éleveur certifiant le bétail "limpio"est obligatoire. Dans le cas où cette obligation ne serait pas remplie, le fait sera porté à la connaissance du public avant le début de la course, sans préjuger des sanctions qui seraient prises, s'il y avait lieu, à l'encontre de l'éleveur par le Maire de la commune et l'UVTF.
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Article 50 - Dans la rédaction précédente (avant 2014 ?) de cet article 50, il n’était pas écrit : "La C.T.E.M. pourra prendre connaissance …" mais "prendra connaissance..." 
Il semblerait que l’UVTF tende à relativiser les responsabilités et l’autorité des CTEM.
Nous souhaitons que la rédaction précédente soit rétablie.

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Article 51 - "cette visite de reconnaissance", c'est à dire "cet examen". Voir notre commentaire de l'article 49

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Article 52 - La CTEM constate des cornes douteuses et en "avise" le Maire afin qu'il "puisse décider d'une éventuelle saisie" de ces cornes "en vue de leur examen". Nous nous retrouvons dans la prudente ambiguïté du paragraphe f de l'article 9. Peu de CTEM avisent et les maires ne franchissent pas la distance qui va d'une éventualité de décision à une décision.
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Aticle 55 - Une formulation précédente stipulait que, dans l'éventualité envisagée, le Président devait consulter, en outre, l'organisateur et les toreros. À la demande de notre Fédération, il a été admis, en 1998, que le Président n'avait à entendre que l'éleveur seul.
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Article 57 – Cet article qui a été modifié récemment intime désormais au président de la course (au lieu du président de la CTEM comme c'était indiqué précédemment) de partager les responsabilités du maire en matière de contrôle des professionnels de l’arène.

1) Exiger la présentation de la preuve de l’accomplissement des formalités sociales pour les intervenants désignés au chapitre précédent.
À noter que le chapitre précédent (chapitre 2 du titre V) est consacré à : TRANSPORT DU BETAIL ET EXAMENS PRELIMINAIRES et qu’il est vain d’y rechercher les intervenants concernés.
Nous pensons qu’il doit s’agir des toreros tels que définis à l’article 26 (titre IV chapitre 1).

2) Exiger la présentation de la carte professionnelle délivrée par le Ministère de l’Intérieur espagnol et le certificat de naissance de chaque torero (et pour les toreros français, leur carte est-elle délivrée par le Ministère de l'Intérieur espagnol ?).

Nous estimons qu’il est ici conféré au président des tâches qui ne sont pas  les siennes.
Il nous semble qu’il appartient à l’organisateur d'avoir exigé ces preuves des professionnels et de les présenter au maire en temps utile ainsi qu'au président de la course.

Voir une considération plus générale sur ces responsabilités de contrôle qui sont confiées indûment au président dans nos commentaires de l'article 70.
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Article 58 1 Corrida de Toros c - Une formulation précédente introduisait, ci-après, une curieuse alternative : " ....ou la personne faisant office de vétérinaire." À la demande de notre Fédération ceci a été supprimé en 1998.
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Article 58 1 C Les armures - Ce premier alinéa de l'article 58-1 C laisserait croire que les trois responsables désignés choisissent librement deux paires de cornes (2 taureaux) sur un lot de 6 taureaux. Et pourtant, ce n'est plus le cas :
"... La procédure de prélèvement a évolué au cours du temps, s'agissant depuis 2001 (à la demande de l'U.C.T.L.) d'un tirage au sort avant chaque corrida de deux taureaux sur un minimum de quatre, deux ayant pu être au préalable déclarés "arréglés" et exclus à ce titre du tirage au sort par le ganadero ou son représentant. Ces derniers sont depuis toujours informés avant la course et systématiquement invités à assister au prélèvement des cornes après l'arrastre..." (Extrait du Communiqué de l'Association Française des Vétérinaires Taurins (AFVT) du 8 mars 2005)

Nous mesurons ici à quel point l'UVTF, qui a accepté une procédure aussi contestable, est sensible aux pressions qu'exercent sur elle, avec l'appui plus ou moins affiché des représentants des toreros et des organisateurs, les éleveurs Espagnols appartenant à "la Unión de Criadores de Toros de Lidia" (UCTL). 
Autant il est normal, en effet, que des contrôles de qualité soient pratiqués sur des échantillons tirés au hasard dans une production industrielle en série, par exemple, autant il serait nécessaire que, lors de contrôles visant à vérifier une absence de manipulation frauduleuse (voir article 45), les experts choisissent en toute liberté les échantillons qu'ils souhaitent examiner. 
D'autre part, la possibilité laissée aux éleveurs d'exclure deux taureaux, déclarés "arréglés", du tirage au sort, leur offre une totale impunité dans le cas où ils auraient "réduit" sélectivement, dans un lot de six, une ou deux "fortes têtes". 
Il serait souhaitable que, quand un éleveur a déclaré un ou deux taureaux "arréglés", le fait soit porté, en précisant le ou les numéros des animaux en question, à la connaissance du public par un avis, soit placardé à l'entrée de l'arène, soit diffusé par haut-parleur avant le début de la course.

De plus il était admis (ici nous ne sommes plus dans des prescription règlementaires mais das les accords entre UVTF et vétérinaires de l'AFVT) qu'il n'y auirait pas  de prlèment de corrnes  dans les corridas concours ou les corridas mixtes. À la demande desvétérinaires il a été acté par l'assemblée générale de UVTF de 2014 que les prélèvements seraient étendus aux situations suivantes : 

  • 2 paires dans les corridas mixtes (4 toros)
  • 2 paires dans les corridas concours (6 toros)
  • 2 paires dans les corridas défis (3 fois 2 toros ou 2 fois 3 toros)

D'autre part, il convient de rappeler que l'analyse des cornes repose sur la méthode biométrique qui est la seule que l'UCTL reconnaît. Le schéma ci-contre résume parfaitement en quoi consiste cette méthode

Il faut savoir, en outre, qu’un examen biométrique objectif, résultant d'une stricte observation scientifique, indique que le piton, partie kératinisée coiffant l’os frontal et constituant l’extrémité effilée de la corne, représente de manière constante un cinquième de la longueur moyenne de la corne.

L’UCTL, s’appuyant sur l’expertise de ses propres vétérinaires, retient et impose qu’il n’y a perte anormale de substance que si ce rapport est inférieur à un septième. 

La longueur moyenne des  cornes  analysées en France s’établissait, en 2014, aux alentours de 49 cm. Un cinquième représente 49/5 ≈10 cm. Avec le rapport de 1/7 considéré comme limite admissible, nous obtenons 49/7 = 7cm. 10 cm -7 cm = 3 cm.
Cette confortable marge d’incertitude ne permettrait-elle pas de soustraire impunément la pointe hyper dure
et solide de la corne, souvent en forme de gland, qui porte le très joli nom de diamant ?
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Article 60-61 - Ces poids sont précisés depuis 1998 à la demande de notre Fédération
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Article 61 - Comment vérifier conformément aux articles 60 et 61 les poids des chevaux des picadors (entre 500 et 650kg) et celui des caparaçons (qui ne doivent pas excéder 30 kg, toutes composantes comprises, selon l'article 65 du règlement espagnol) si les arènes ne disposent pas d'une balance ?

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Article 62 - Cet article mal ficelé, brouillon, comportant des contradictions internes, suscite malentendus et polémiques.
Il est à commenter point par point :

Aticle 62 1er alinéa - "La boite scéllée"Avec le règlement espagnol des spectacles taurins du 28 février 1992, la mention d'un contrôle préalable des piques par "La asociación de Matadores Espanoles de Toros y Novillos y de Rejoneadores", la "Union Nacional de Picadores y Banderilleros", y la "Union de Criadores de Toros de Lidia" a disparu. Les scellés sont donc maintenant apposés sur les piques ou la boite les contenant par le seul fabricant de ces piques. Ces scéllés ne servent qu'à faire joli. Les piques ne subissent aucun contrôle préalable. Seul le membre de la C.T.E.M. délégué aux piques a le devoir de les examiner avant la course. C'est rarement fait sérieusement. Seul l'usage d'un escantillón (gabarit) permettrait de contrôler les dimensions des piques et la planéité de leurs faces.

Article 62 - 2ème alinéa - "… correspondre aux normes et règles fixées par le Règlement des Spectacles Taurins Espagnol...."
Voici ce que prescrit l'article 64 du Règlement Espagnol:
"Las puyas tendrán la forma de pirámide triangular, con aristas o filos rectos, de acero cortante y punzante y sus dimensiones, apreciadas con el escantillón, serán: 29 milímetros de largo en cada arista por 19 de ancho en la base de cada cara o triángulo. Estarán provistas en su base de un tope de madera, cubierta de cuerda encolada de 3 milímetros de ancho en la parte correspondiente a cada arista, 5 a contar del centro de la base de cada triángulo, 30 de diámetro en su base inferior y 60 milímetros de largo, terminada en una cruceta fija de acero, de brazos en forma cilíndrica, de 50 milímetros desde sus extremos a la base del tope y un grosor de 8 milímetros.

.........
En las novilladas picadas se utilizarán puyas de las mismas características, pero se rebajará en tres milímetros de altura la pirámide."

Le règlement espagnol définit, donc, la forme de la pique comme celle d'"une pyramide triangulaire avec les arêtes droites". D'où la question posée par nombre d'aficionados qui ont récemment examiné des piques de près : "Une pyramide peut-elle avoir des faces concaves ? Le directeur de l'Institut de Recherches en Études Mathématiques, consulté par Marc Roumengou le 2 novembre 2005, fournit la réponse suivante : " Une pyramide est formée d'arêtes droites, d'une base polygonale fermée dont les côtés sont eux-mêmes des arêtes du solide, et d'autant de triangles PLANS que le polygone a de côtés, ayant tous un point commun : le sommet. Il est clair que l'on ne peut, par extension, nommer pyramide une figure qui aurait des faces non planes. "Voilà qui suffit : la définition donnée par le règlement taurin actuel est suffisante, même la précision d'arêtes droite est superflue. La pique, constituée d'une pyramide, comporte des faces planes par définition.

Les piques qui présentent des faces creusées, ce qui diminue l'angle des arêtes et les rend donc plus tranchantes sont falsifiées. 
Elles ne sont pas réglementaires et leur utilisation est à interdire.

Seul l'usage d'un escantillón (gabarit) permettrait de contrôler les dimensions des piques et la planéité de leurs faces.

Ces croquis sont copiés du n°11 de "En Traje Velazsqueño", magazine du Forum Taurin Marc Roumengou. A l'origine, ils proviennent du n°17 de la revue "Toro Bravo" éditée par l'UCTL.

Aticle 62 - 3ème alinéa, dernière ligne - "Les piques devront être montées la face plane vers le haut, sur une hampe convexe". 
Cette disposition a été introduite dans le règlement à la demande de notre Fédération et est bien conforme aux prescriptions de l'article 64 du règlement espagnol, paragraphe 2 : La vara en la que se monta la puya será de madera de haya o fresno, ligeramente alabeada, debiendo quedar una de las tres caras que forman la puya hacia arriba, coincidiendo con la parte convexa de la vara y la cruceta en posición horizontal y paralela a la base de la cara indicada. Pourtant, ce n'est généralement pas appliquée, sauf dans quelques Villes où la C.T.E.M. fonctionne très bien et où les aficionados peuvent s'exprimer totalement.
Même si une hampe peu convexe ou droite dans quelques cas, permet au picador de tourner sa pique dans le ruedo avant de piquer, attirer l'attention sur ce point du règlement entraîne souvent une exécution plus correcte du tercio, avec un impact de la pique dans la partie postérieure du morrillo, et montre, en outre, aux picadors et au "mundillo" en général que la Ville est décidée à faire appliquer le Règlement Taurin.

Lors de l'Assemblée Générale de l'UVTF, les 13 et 14 décembre 2008, nous avions suggéré que le deuxième alinéa de l'article 62 soit complété comme suit :
"Pour faciliter le contrôle, en piste, du bon sens de la puya et le rendre visible au public, elle sera peinte, dès la fabrication, en blanc, côté face de la pyramide et en rouge, côté de l’arête "
Voir photo ci-contre.

Article 62 -4ème alinéa - "Le modèle de piques utilisées (sic) devra avoir été approuvé par l’UVTF."  
Cette curieuse précision (ajoutée en 2014 ?), entachée d'une faute grammaticale, ne figurait pas dans les précédentes rédactions de cet article. Que vient-elle faire ici, puisque le modèle de pique retenu vient d'être défini juste au-dessus : "Les piques, leurs hampes, ainsi que la façon de les monter devront correspondre, tant pour les corridas de toros que pour les novilladas avec picadors, aux normes et règles fixées par le Règlement des Spectacles Taurins Espagnol... Elles devront être montées la face plane vers le haut, sur une hampe convexe."

Pourtant, en dépit de cette prescription, trois modèles de piques sont utilisés concurremment en France, pique de Bonijol, pique d'Heyral, pique espagnole.
Pour l'instant, conformément à ce qui précède, ni la pique de Bonijol, ni la pique d'Heyral ne sont règlementaires.

Si l'UVTF souhaite approuver un modèle de pique différent de la pique espagnole, elle devra le faire de manière plus explicite et argumentée. 

Article 62 4ème alinéa - "Une fois achevé l'examen des piques..." Aucun contrôle des piques n'étant effectué a priori, la mission du délégué aux piques est devenue essentielle. Dans ces conditions, nous souhaitons que cet article 62 soit complété comme suit : "Il convient que chaque CTEM possède un "escantillón" (gabarit) que le délégué aux piques utilisera obligatoirement pour en vérifier les dimensions et les formes. Il refusera l'utilisation de piques qui ne respecteraient pas les critères définis par le règlement." 
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Article 63 -  [pour l'ensembledu lot] que nous avons distingué entre crochets à la fin de la première phrase a été ajouté recemment, en tous cas après 2014. Cet ajout entre en contradiction avec le "pour chaque animal à combattre" qui précède. Le paragraphe 3 de l'article 62 du règlement espagnol est, à cet égard, tout à fait précis : ... cuatro pares de banderillas por cada res que haya de lidiarse y dos pares de banderillas negras o de castigo por cada res a lidiar. ...

Voici, d'autre part, comment le règlement espagnol définit les banderilles : 

Artículo 63.
1. Las banderillas serán rectas y de material resistente, con empuñadura de madera de haya o fresno, con una longitud de palo no superior a 70 centímetros y de un grosor de 18 milímetros de diámetro. Introducido en un extremo estará el arpón, de acero cortante y punzante, que en su parte visible será de una longitud de 60 milímetros, de los que 40 milímetros serán destinados al arponcillo, que tendrá una anchura máxima de 16 milímetros.
2. En las banderillas negras o de castigo, el arpón, en su parte visible, tendrá una longitud de ocho centímetros y un ancho de seis milímetros. La parte del arpón de la que sale el arponcillo será de 61 milímetros, con un ancho de 20, y la separación entre el terminal del arponcillo y el cuerpo del arpón será de 12 milímetros. Las banderillas negras tendrán el palo con una funda de color negro con una franja en blanco de siete centímetros en su parte media.
3. Las banderillas utilizadas a caballo en el toreo de rejones tendrán las características señaladas en el apartado 1 de este artículo, pudiendo el palo tener una longitud máxima de 80 centímetros.

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Article 64 - Cet article impose au président de la course la responsabilité, partagée avec le président de la CTEM, de vérifier le bon état de la piste, de la barrière, des burladeros et des portes, de faire réparer leurs imperfections s'il y a lieu. 
Le président possède-t-il forcément les compétences nécessaires en matière de menuiserie, huisserie, serrurerie pour effecuer tous ces contrôles ? Ne serait-il pas plus expédient qu'il lui soit certifié que les contrôles techniques de ces installations (par  ailleurs obligatoires) ont été effectués.

Voir une considération plus générale sur ces responsabilités de contrôle qui sont confiées au président dans nos commentaires de l'article 70.

Pourquoi utiliser ici le terme de "talenquère", francisation de l'espagnol "talenquera" (palissade). Les espagnols peuvent utiliser "talenquera" pour désigner la paroi qui sépare le callejón des tendidos. Les coursayres landais l'emploient effectivement dans le sens qui lui est prêté ici. Mais il n'est jamais employé dans le vocabulaire tauromachique espagnol comme synonyme de "barrera" qui se traduit simplement et tout naturellement en français par "barrière". Truffer le règlement d'expressions impopres à consonnances plus ou moins espagnoles ne le rend, ni plus savant, ni plus pertinent.
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Article 65 - C'est l'article 66 du règlement taurin espagnol qui fixe les caractérisitiques des épées, nous le reproduisons ci-après :

Artículo 66.
1. Los estoques tendrán una longitud máxima de acero de 88 centímetros desde la empuñadura a la punta.
2. El estoque de descabellar irá provisto de un tope fijo en forma de cruz de 78 milímetros de largo, compuesto de tres cuerpos; uno central o de sujeción de 22 milímetros de largo por 15 de alto y 10 de grueso, biseladas sus aristas, y dos laterales de forma ovalada de 28 milímetros de largo por ocho de alto y cinco de grueso. El tope ha de estar situado a 10 centímetros de la punta del estoque.

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Article 66 - C'est l'article 67 du règlement espagnol qui fixe les normes des différents matériels utilisés dans les corridas de rejones, nous le reproduisons ci-après :

Artículo 67.
1. Los rejones de castigo serán de un largo total de 1,60 metros y la lanza estará compuesta por un cubillo de seis centímetros de largo y 15 de cuchilla de doble filo para novillos y 18 centímetros para los toros, con un ancho de hoja en ambos casos de 25 milímetros. En la parte superior del cubillo llevará una cruceta de seis
centímetros de largo y siete centímetros de diámetro en sentido contrario a la cuchilla del rejón.
2. Las farpas tendrán la misma longitud que los rejones, con un arpón de siete centímetros de largo por 16 milímetros de ancho.
3. Los rejones de muerte tendrán las siguientes medidas máximas: 1,60 metros de largo, cubillo de 10 centímetros, y las hojas de doble filo 60 centímetros para los novillos y 65 para los toros, con 25 milímetros de ancho.
4. En las corridas de rejones, las banderillas cortas tendrán una longitud de palo de 18 milímetros de diámetro por 20 centímetros de largo con el mismo arpón que las banderillas largas, pudiendo ser de hasta 35 centímetros. Las banderillas rosas consistirán en un cabo de hasta 20 centímetros de largo con un arpón de ocho milímetros de grosor.

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Article 70-1- Il est impossible que le président puisse effectuer avant la course, ne serait-ce que physiquement,par manque de temps, tous les contrôles prescrits dans le paragraphe 1 de cet article 70. Nous ne l'imaginons pas, par exemple, vérifier si chacune des personnes qui encombrent le callejón en a bien reçu l'autorisation.
C'est pourquoi nous proposons une nouvelle rédaction de ce paragraphe :
"Avant la course le Président de la CTEM se sera porté garant auprès du maire et de l'organisateur que toutes les dispositions réglementaires dépendant de sa responsabilité ont été prises, que le personnel auxiliaire de la plaza se trouve à son poste et que seules occupent le callejón les personnes dûment autorisées et en nombre ne dépassant pas la capacité dudit callejón."

Responsabilités du président de la course au regard des articles 57, 64 et 70 

Il est bien certain que le président ne peut exhiber le mouchoir blanc pour faire débuter la course s’il n’est pas assuré que les prescriptions des articles, 57, 64, 70 sont respectées.

Il est indispensable de mettre au point un protocole avec l’UVTF afin que le président puisse constater que les contrôles prescrits par ces articles ont bien été effectués.

  • 57, formalités sociales, carte professionnelle et certificat de naissance des toreros.
  • 64, contrôle de la barrière, des burladeros et des portes.
  • 70, contrôle du personnel auxiliaire et des personnes occupant le callejón

Ce protocole imposera de présenter au président avant la course :

Un document dûment certifié par le maire et  l’organisateur attestant que :

  • Les prescriptions de l’article 57 sont respectées.
  • Les contrôles techniques pour ce qui concerne l’article 64 ont bien été effectués. À noter cependant que le président ne pourra pas se dispenser d’aller vérifier, si  possible avec les toreros, l’état de la piste (art.64) qui peut se modifier au gré de phénomènes météorologiques imprévisibles par un contrôle technique.
  • Que le Président de la CTEM s'est porté garant des contrôles prescrits par l’article 70.

Tant que le président n’aura pas visé ce document, il ne pourra ordonner le commencement de la course.

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Article 70-3 -  À propos du rôle de l'alguacilillo, voir nos commentaires de l'article 19
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Article 70-4 -  Le paragraphe 4 de l'article 70 témoigne du peu de soin qui a été consacré à la dernière rédaction (2014 ?) de ce règlement. Il est amputé de son commencement : "[4 - Le spectacle commencera au moment précis où l'horloge de l'arène indique l'heure annoncée] pour son début.
Le président, au moyen du mouchoir blanc ordonnera aux clarines et tambours de se faire entendre.
Aussitôt après, les alguazils après être venus saluer le président, feront évacuer la piste avant de se placer à la tête des matadors, des cuadrillas, hommes de piste, muletiers, palefreniers « mozos de caballos », pour commencer le paseo à l'issue duquel ils remettront la clé du toril au « torilero » et se retireront de la piste une fois celle-ci totalement dégagée."

Nous nous sommes autorisés à rétablir ceci entre crochets  comme ci-dessus dans nore copie du règlement.

Mais une dernière modification constatée début 2016 (faut-il relire le règlement publié sur le site de l'UVTF tous les jours ?) est encore plus délirante. Voici ce qu'est aujourd'hui ce paragraphe 4 :
Article 70 - 4 Ne pas sonner le 3ème Avis, lorsque le toro est au sol, une épée dans le corps, le Président peu (sic), ne pas faire sonner ce 3éme Avis, afin de respecter la dépouilles (sic) du toro au sol. (modif. 2014)

Que vient faire cette préconisation mal rédigée, ici, au “TITRE VI DEROULEMENT DE LA COURSE CHAPITRE I - DISPOSITIONS GENERALES”, dans l’article 70 qui indique ce que doit faire le Président pour déclencher la course dans de bonnes conditions et à l'heure exacte ?
Ce paragraphe 4 de l’article 70 serait plus à sa place dans le CHAPITRE IV - DU DERNIER TIERS (TERCIO) DU COMBAT au niveau de l’article 82. Mais, même à cette place, mais il y serait de peu utile car les présidents ne font jamais sonner des avis “lorsque le toro est au sol, une épée dans le corps”.

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Article 71 -7 - Ancienne rédaction du paragraphe 7 :
7 - Si durant le combat un matador est blessé, ou malade avant d'effectuer la mise à mort, il sera remplacé pour le reste de la « faena » par ses compagnons dans l'ordre rigoureux d'ancienneté. Dans le cas où le fait se produirait après une entrée à matar, le matador le plus ancien le remplacerait sans modification d'ordre des combats.

Récente  et incompréhensible nouvelle rédaction de ce paragraphe 7. Nous avons écrit en rouge ce qui est incohérent :

7 - Si durant le combat un matador est blessé ou malade avant d’effectuer le retour du toro invalide à l’arrastre ou sa mise à mort , il sera remplacé par ses compagnons dans l’ordre rigoureux d’ancienneté sans modification d’ordre des combats, pour le reste du temps de la « faena », sauf avis du Président et dans l’intérêt de la lidia du toro, il sera décompter (sic) le temps perdu dans l’interruption de la faena.
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Article 72-3 - Le Président de la course doit donner un avertissement au torero qui tord brutalement le taureau avec la cape, le fait volontairement taper dans la barrière ou contre un burladero et peut, même, le sanctionner « comme auteur d’une infraction légère ».

Cet article 72-3, et les articles 71-5, 73-8, 73-9, 78, 81-3, sont des décalques à peu près inapplicables du règlement espagnols. En Espagne, la loi du 4 avril 1991, fixe de manière détaillée le régime juridique des spectacles taurin. Le chapitre 3 de cette loi décrit très précisément les différentes infractions entrainant des sanctions et les classe en trois catégories : infractions légères, graves, très graves.  À titre d’exemple, la désobéissance aux ordres du président est une infraction grave. Les sanctions peuvent s’appliquer aux ganaderos, aux organisateurs, aux toreros et même aux spectateurs. Sans préjuger des interdictions temporaires d’exercer ou de toréer pouvant intervenir en cas d’infractions graves et très graves, des amendes sont toujours prévues. La conversion pesetas-euros donne : 30 à 150 € pour une infraction légère, 150 à 60 000 € pour une infraction grave,  60 000 à  150 0000 € pour une infraction très grave. Il appartient au Gobernador civil (Gouverneur de la province) de faire appliquer les sanctions pour infractions entrainant une amende pouvant aller jusqu'à 6000 € et au Ministre de l’intérieur de faire appliquer les sanctions entrainant une amende supérieure à 6000 €. Qui relève les infractions ? C'est le président de la course d'une part et, d'autre part, un commissaire de police qui se tient dans le callejón. Ils remetront leur rapport respectif à l'autorité compétente qui reste juge de la suite à donner.
Il faut reconnaître que, même à Madrid, les sanctions sont rarement prononcées sévèrement et celles pour infractions très graves encore plus rarement.  Une infraction grave est de refuser de combattre un taureau en laissant écouler les 15 minutes à l'abri dans le callejon. Le 3ème avis sonné, nous avons vu le coupable, 
Curro Romero ou José Tomas par exemple, saisi par les forces de l'ordre et immédiatement conduit vers le poste de police où il a passé la nuit. Nous ignorons les montants des amendes dont ils ont dû s'acquitter mais nous ne croyons pas que des interdictions temporaires de toréer aient été prononcées.

Quoi qu'il en soit, les villes de l'UVTF ne disposent pas d'un tel arsenal répressif. Toute sanction est pratiquement impossible en France sauf celle de refuser l'accès de toutes les arènes de l'UVTF à un torero ou un ganadero pendant un temps déterminé. Ce qui est plus facile à dire qu'à mettre réellement en pratique tant le lien de solidarité entre les villes taurines peut se distendre.

D'où les questions qui resteront sans réponses : Sous quelle forme et comment le président exprime-t-il des avertissements ? Quest-ce qui définit, dans une arène française, une infraction légère ou grave ou très grave? Quels sont les moyens de les sanctionner.

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Article 73-2 - Le paragraphe 2 de l'article 73 montre à nouveau le manque de soin avec lesquelles ont été faites les récentes modifications apportées (en 2014 ?) à ce règlement. Il s'y trouve ce que nous avons mis ci-après entre crochets : 
[en cas de confirmation d’alternative, cet ordre sera maintenu.

Les confirmations d’alternatives pourront avoir lieu à la première comparution d’un matador de toro dans une des arènes de première catégorie française, à condition que l’alternative ait été prise dans un autre pays.]

Un membre de phrase et une phrase qui viennent là inopinément. Evidemment des considérations sur les confirmations d’alternative n’ont rien à faire dans cet article 73 consacré au picador.
Quoiqu’il en soit, il y a ici comme la révélation d’une velléité de donner à toutes nos arènes de première catégorie le pouvoir de faire comme à Nîmes, ville si exemplaire qu'elle s'est exclue de l'UVTF. Est-ce une bonne idée ?

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Article 73-4 - Cette précision que la pique doit impacter le morrillo n'existe plus dans le règlement espagnol. Nous avons obtenu qu'elle soit maintenue dans le RTMF.
Pour désigner la partie supérieure du cou du taureau, il ne faut pas écrire "morillo" avec un seul r qui signifie chenet en espagnol, mais "morrillo" avec deux r qui est bien le mot propre, ou encore préciser de manière compréhensible, "dans le haut de l'encolure".
Selon les vétérinaires taurins, si les picadors respectaient cette prescription règlementaire en s'appliquant à impacter le haut du (morrillo) cou, beaucoup de taureaux arriveraient plus mobiles au 3ème tiers.

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Article 73 - 6 - "Les animaux recevront un châtiment approprié, pas inférieur à deux piques..." 
Deux piques au minimum, c'est bien ce qu'impose ce début du paragraphe 6 de l'article 73. La pratique constatée dans nos arènes est pourtant toute autre, ce qui nous a conduit à poser, lors de l'Assemblée générale de l'UVTF, le 5 mars 2005 à Saint-Gilles, la question suivante :
"L’U.V.T.F. est-elle enfin prête à imposer partout le respect de son règlement, c’est à dire ne plus accepter la monopique assassine ou le simulacre avec de pauvres bovins invalides ?"

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Article 73-8 "Les toreros à pied qui enfreignent les normes relatives à l'exécution de la pique recevront un avertissement du président et pourront être sanctionnés au troisième avertissement en tant qu'auteurs d'une faute légère." 
Voir nos comentaires de l'article 72-3

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Article 73-9 – Le président est ici invité à sanctionner les picadors coupables selon la gravité de l’infraction commise. Pour cela il devrait disposer d’un jeu de sanctions graduées. Voir nos comentaires de l'article 72-3
 
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Article 78 - "Les toreros qui poseraient des banderilles sans autorisation après l'annonce du changement de tercio seront sanctionnés."
Oui, mais comment ? Voir nos comentaires de l'article 72-3

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Article 81-3 - "Les toreros qui ne respecteraient pas les prescriptions de cet article pourront être sanctionnés comme auteurs d'une infraction légère."
Voir nos comentaires de l'article 72-3 

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Article 92 - Demander à l'UCTL de sanctionner le coupable n'est pas d'un effet certain.
En réalité, l'UVTF dispose, si elle le veut bien, d'un moyen très efficace pour sanctionnr un éleveur convaincu d'afeitado.
Il suffit d'exclure ses taureaux de toutes les arènes françaises pendant un temps déterminé, un an, deux ans,... ou plus. Encore faut-il que ce boycott s'applique solidairement dans toutes les villes taurines.

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Article 93 - Le maire peut prendre des sanctions en cas de manquements à des arrêtés municipaux. Mais c’est loin d’être évident. Quel torero a-t-il jamais comparu devant les tribunaux pour infraction à un arrêté municipal en matière de règlement taurin ?

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Nos pécédentes demandes de modification du règlement restées jusques ici sans réponse  :

  • Pour faciliter le contrôle, en piste, du bon sens de la puya : faire peindre celle-ci dès la fabrication, en blanc, côté face de la pyramide et en rouge, côté de l’arête (voir image supra, article 62) . Le public pourra donc également constater le sens de montage.
  • Président de la corrida, indépendant de la ville et de l’organisation, nommé par la CTEM. Celle-ci nomme également les assesseurs dont un vétérinaire de l’AFVT.

Enfin nous rappelons les propositions, restées, elles aussi sans réponse, que nous avions faites à l'UVTF lors de son Assemblée Générale des 13 et 14 décembre 2008 pour que le premier tiers retrouve son rôle et sa beauté :

Que l’UVTF demande à tous ses membres de faire respecter impérativement le règlement, ceci, quelle que soit la catégorie de l’arène :

    • Deux piques minimum impératives. Une seule pique est une aberration, la réelle bravoure ne s’exprime qu’à partir de la deuxième rencontre (notons qu’un toro de lidia, digne de ce nom, doit supporter ces deux rencontres normalement données et que dans les arènes sérieuses, cela ne souffre d’aucune discussion),
    • Intervention effective d’un délégué aux piques, notamment pour le montage correct des puyas (en relevant les noms des picadors qui auraient modifié le montage après vérification),
    • Le picador doit se placer le plus loin possible de la porte du toril.    Suggestion : un trait perpendiculaire permettra au picador de situer son positionnement. (Sachant qu’un toro manso pourra justifier le déplacement du picador),
    • Cercles concentriques à 7 et 10 mètres de la barrière.  Suggestion : Pour les petits ruedos (et pourquoi pas pour tous !), ne tracer que des arcs de cercle le plus loin possible de la porte du toril et ne faire entrer qu’un picador. Ce qui permettrait d’améliorer la lidia et donnerait aux professionnels une indication sur la volonté de soigner le premier tiers dans ces arènes,
    • Faire intervenir les alguacilillos lorsque nécessaire. Suggestion : Les munir d’une oreillette en liaison avec la présidence qui devra les faire intervenir suite à tout manquement au règlement,
    • Conforter la présidence dans son propre rôle et aller dans le sens d’une homogénéisation : éditer un texte rappelant les charges qui lui incombent et les critères de décision. Ce document, distribué à toutes les présidences, devra comporter uneobligation de dialogue avec les maestros et les picadors. Ceci afin de les rassurer, de les informer de la volonté de soigner le premier tiers.
    • Valoriser le travail des picadors : annoncer par panneau particulier (ou avec les caractéristiques du Toro), le nom du picador qui va exécuter la suerte,
    • Intégrer la qualité de réalisation du premier tiers (mises en suertepuyazos corrects) dans les critères d’octroi des trophées, notamment la deuxième oreille.