Notre Fédération et les élections régionales
des 6 et 13 décembre 2015

Provence-Alpes-Côte d'Azur

À l’occasion des prochaines élections régionales, nous nous adressons à tous les candidats des régions concernées pour connaître leurs orientations au regard de nos traditions et cultures taurines.

Nous vous demandons de prendre connaissance du présent courrier et de bien vouloir répondre aux questions qui vous sont posées.

Nous vous en remercions à l’avance.

1er) – Ce qu’est la Fédération des Sociétés Taurines de France (FSTF)

La Fédération des Sociétés Taurines de France a été créée en 1910 pour améliorer le déroulement de la corrida espagnole en France, défendre son existence et représenter les intérêts des aficionados. 

Elle veille au respect de l’éthique de la corrida et de l’intégrité du taureau de combat.

Elle regroupe à l’heure actuelle une soixantaine de  sociétés taurines représentant plusieurs milliers d’adhérents.

Elle a inspiré la création, effective en 1966, de l’Union des Villes Taurines de France, puis a élaboré un règlement taurin qui est devenu le “Règlement taurin Municipal Français” en 1973.

Elle est aussi co-instigatrice et membre fondateur de l’Observatoire National des Cultures Taurines.

2°)- Ce que représente le taureau dans votre région

La région PROVENCE ALPES CÔTE D’AZUR est la première région taurine de France par le nombre des élevages de taureaux camarguais et espagnols; elle possède la ville d’Arles dont le joyau architectural est classé arènes de première catégorie. Arles est une des plus importantes villes taurines disposant d’arènes en activité sur les 75 identifiées au plan national ; elle accueille aussi sur son territoire le siège social de l’Observatoire National des Cultures Taurines de France.

Onze autres arènes actives viennent compléter l’offre régionale Istres, Saint Martin de Crau, Les Saintes Maries de la Mer, Chateaurenard, Fourques, Fontvielle, Saint Etienne du Grès, Saint Rémy de Provence, Gimeaux, Méjanes et Fréjus.

L’impact économique de la corrida provient :

• de l’élevage des taureaux (50 élevages de taureaux espagnols implantés dans le sud de la France, dont 36 en PACA),

• des spectacles (le public est évalué à 2 millions de personnes, hors spectacles et animations gratuites),

• des férias indispensables à l’économie de villes comme Arles, Nîmes,  Alès, Béziers, Céret, Vic-Fezensac, Istres ou Saint Martin de Crau….

• du tourisme induit et du commerce des produits dérivés (la Camargue et le taureau par exemple).

L’impact sociétal est bien réel, évoquer le taureau c’est développer la diversité des pratiques taurines: la corrida bien sûr, les courses camarguaises et landaises, mais aussi les jeux taurins et les courses de rue gratuites et très populaires (abrivados, encierros, bandidos) sans oublier les visites des élevages et les ferrades.

Il ne faut pas non plus négliger l’impact des clubs taurins locaux qui maillent le territoire et animent la communauté des aficionados.

L’impact environnemental de l’élevage extensif du taureau (de la Camargue et des Cévennes au Gers en passant par les étangs de Fleury en Languedoc) participe à la préservation de la diversité biologique et à l’entretien de zones humides. Le Parc Naturel Régional de Camargue reconnu réserve de biosphère par l’Unesco et le centre privé de recherche La Tour du Valat valorisent ce patrimoine rare.

L’impact culturel est essentiel puisque les tauromachies sont inspiratrices de  littérature (depuis le XVIIIe siècle jusqu’au “Prix Hemingway” aujourd’hui), de poésie, de philosophie, d’arts plastiques, de photographie, de musique… Les tauromachies engendrent encore une luxuriante presse spécialisée, l’édition d’ouvrages techniques et de livres d’art, une bibliophilie particulièrement riche.

L’impact éducatif ne peut être nié, les jeux et rites taurins existent depuis l’antiquité. Aujourd’hui encore les écoles taurines et les clubs taurins perpétuent par le respect de règles strictes qu’imposent les pratiques taurines et les risques encourus ce rite initiatique que la société a délaissé.

Ces tâches éducatives sont aussi le support d’actions d’insertion inscrites dans certaines politiques de la ville, à Arles et à Nîmes par exemple).

3°)-  La réalité du phénomène taurin aujourd’hui

Les pratiques taurines, les traditions locales qui y sont attachées et les productions culturelles qui en découlent fondent ces cultures taurines que nous défendons. Elles impactent fortement l’image de la région PROVENCE ALPES CÔTE D’AZUR.

Le respect des cultures et traditions locales est inscrit dans la charte européenne.

Face au poids sociétal que représentent les tauromachies, face aux attaques dont elles sont l’objet, la Fédération des Sociétés Taurines de France, considérant la période électorale en cours, a engagé un rapprochement avec les défenseurs d’autres pratiques régionales, la chasse, la pêche, et certaines traditions culinaires qui sont-elles aussi soumises à contestation.

Dans la mesure où toutes ces activités taurines, toutes nos associations, canalisent une très importante minorité culturelle celle-ci mérite d’être considérée ne serait-ce qu’électoralement.

4°) – En votre qualité de tête de liste aux prochaines élections régionales nous vous demandons de vous prononcer sur les propositions suivantes :

• Vous engagez-vous à présenter au vote ou à voter une reconnaissance explicite et formelle des activités et des pratiques taurines ?

• Seriez-vous favorable à une représentation au sein du Conseil Régional des cultures et traditions régionales, dont les cultures taurines, par un élu participant à l’exécutif régional ?

• Vous engagez-vous à consulter régulièrement les entités taurines, dont la FSTF, sur les sujets touchant aux tauromachies, aux taureaux et à leur élevage ?

Les réponses ou non réponses à ces questions feront l’objet de notre part d’une très large diffusion dans nos sphères d’influence.

 

Salutations cordiales et taurines

 

Le Président,

 

 

Dominique VALMARY