André Roques et Gérard Bourdeau, animateurs du "Corps des Présidents et Assesseurs de Corridas" (CPAC), émanation de La Fédération des Sociétés Taurines de France, ont  participé au Cours d’actualisation des "Presidentes de Plazas de Toros" qui s’est tenu du 24 au 27 février dernier à Málaga.

Lire, ci-après, ce qu’André Roques nous en a rapporté :

De gauche à droite : Antonio Jesús Ortega Montes, André Roques, Gérard Bourdeau 

"Nous étions invités par les organisateurs de ce Cours, le Corps National de Police,  pour témoigner de l’expérience française en matière d’application du Règlement Taurin, notamment en matière de saisies et d’analyse de cornes.

La situation espagnole, telle que la décrit, Marcellino Moronta Vicente, Directeur de de l’Oficina Central des Asuntos Taurinos et Président de l’Association Nationale des Presidents de Plazas deToros Espagnoles, exige une réaction. En effet l’absence d’analyses post-mortem, pourtant obligatoires, laisse la porte largement ouverte à bien des dérives dans la  présentation des toros.
Ceci semble  d’autant plus paradoxal que les moyens matériels et humains sont réunis pour mener à bien ces analyses. Le principal frein aux saisies paraît résider dans la crainte des divers  Présidents de plazas  de se trouver confrontés  à des résultats d’analyse négatifs et aux réactions qu’ils ne manqueraient pas d’engendrer. Notons que la coexistence de règlements régionaux  et d’un Règlement National  ajoute un peu à la confusion.

C’est dans ce contexte que nous sommes intervenus.

J’ai décrit les enjeux de la corrida en France,  détaillé les diverses structures existantes, expliqué le rôle qu’y jouent les aficionados  dans  le but de réguler et défendre la corrida

Ensuite,  Gérard Bourdeau exposa à l’auditoire les conditions de saisies de cornes, dépeignit les diverses techniques d’analyse mises en œuvre, en  commenta les résultats en soulignant l’évolution favorable dans le temps, alors que la présentation dans les plazas ibériques empire aux dires des assistants.

Au terme des travaux de ce  congrès, on doit reconnaître que le dispositif français de prélèvement systématique, certainement perfectible  sous certains aspects (toros  arreglados  notamment), demeure la solution. Solution que  beaucoup de présidents  espagnols nous envient.

En Espagne  comme en France le constat est identique  seules  l’intégrité du toro, l’éthique du combat donnent du sens à la fiesta  et permettront sa pérennisation. Pour défendre l’intégrité du toro, l’éthique du combat, le Règlement Taurin  Français offre un pouvoir théorique aux aficionados à travers les CTEM.  Si la  possibilité de mettre en œuvre ce pouvoir varie largement d’une ville taurine à l’autre, elle  existe néanmoins, ce qui n’est pas le cas chez nos voisins espagnols entièrement dépendants des palcos. Il est donc nécessaire et urgent  que les  Présidents espagnols réagissent, leur réaction sera bénéfique à tous les publics, car nous savons bien à quel point les figuras entendent faire le tour de la planète taurine avec  « leurs » toros."