Après l'interdiction de la mise à mort publique lors du Toro de la Vega (clic) de Tordesillas (Castille et Léon) et la suppression des 100 000 euros de subvention à la feria de Santander, où seul le parti centriste Ciudadanos s'est abstenu (sur ces deux exemples on voit que les lignes ne sont pas aussi claires qu'on veut parfois nous le faire croire), voici que le maire violet (Podemos) de Valence vient de faire interdire le toro de feu, connu là-bas sous le nom de Bou embolat. C'est ce même personnage, Joan Ribó, qui, après la grande manifestation pro-taurine des dernières Fallas avait parlé de supprimer la mise à mort en corridas dans sa ville. Après la Catalogne et maintenant les Baléares c'est donc dans d'une région de grande tradition taurine, tant du point de vu des spectacles populaires que des corridas formelles, que vient l'offensive, en attendant le référendum prévu à Saint-Sébastien où la présence de José Tomás donne cette année à la feria une nouvelle vitalité. Rappelons qu'il y a quelques mois, la Generalitat valenciana (le gouvernement de la région autonome), dans un souci de défaire ce qu'avait réalisé la mandature précédente, avait enlevé aux bous al carrer, c'est-à-dire les festivités taurines traditionnelles, leur qualité de Bien d’Intérêt Culturel. Qu'en sera-t-il demain en Galice ? Jusqu'à quand tiendront les bastions que sont Madrid (malgré le retrait des subventions à l'école taurine) et l'Andalousie ?