Vic dimanche 18 septembre 2016 Course de novillos : Dolores Aguirre

Encaste Atanasio Fernandez-Conde de la Corte

Président M. Thomas Thuriès, sévère mais juste

Novilleros :

Manuel VANEGAS (Vénezuela). Juan de CASTILLO (Colombie). Gerard RIVERA (Mexique)

Les Français sont-ils ailleurs ?

Depuis trois ans le club taurin organise une course de novillos dans le cadre de « Toros y Vinos). Cela permet de mettre en valeur la tradition taurine et les produits régionaux (vin et foie gras, magret etc…). Des dégustations gratuites ainsi qu’un apéritif réunissent vers 13 heures un nombre important d’aficianodos.

En ces temps de peur et de difficultés économiques ces initiatives positives sont à mettre en exergue. « Les Armagnacs » animent la fête.

Les novillos d’Aguire avaient tous trois ans et demi voire trois-quarts. De trapio remarquable (tous negros) ils étaient braves (20 piques) et certains nobles (excepté le dernier qui aurait dû sortir en 3e position).

Course remarquable, hélas suivie par seulement 1/3 d’arène. Il faudrait s’interroger sur l’aficion véritable de notre région ! Le paseo s’est effectué à l’heure.

Manuel VANEGAS. 1er - « PITILLITO » n°32 (3ans 9mois)

Après une cape correcte, le novillo pousse peu à la 1er pique, davantage à la 2ème, part de loin à la 3ème et sort seul à la 4ème. La faena est initiée par doblones et à droite le toro s’avère bon, Manuel prend la gauche et le novillo est excellent. Après d’autres séries des deux côtés, une entière bien en place permet l’octroi d’une oreille. L’animal est applaudi à l’arrastre.

4ème – « Burgalito » n°19. Bien présenté.

Bonne cape (belle demie). Les 3 piques ont été correctes, mais seule la première fut poussée. Les banderilles, 2èmè et 3ème paires sont applaudies. (Salut des peones).

Manuel dédie le toro au public. Des redondos fléchies montrent le métier du novillero. Burgalito est un bon novillo. La faena débute à droite (2 séries). La gauche est plus difficile. Il repart par derechazos mais ses passes de dos sont quelque peu contestées par certains. 1/3 de lame est une 2ème entière plongée dans les cornes – hélas le novillo se relève au puntillo – il est applaudi à l’arrastre et Vanegas salut au tiers.

Juan de CASTILLO. 2ème – « Conadrono » n°20

Juan gagne du terrain à la cape et termine par une demie. Bon tercio de piques (3), poussées avec chute à la 2ème. Après une bonne mise en suerte à droite, le novillo s’avère très bon. Des deux côtés Juan s’arrime et se croise. Après une entière de côté et une mort lente du toro , Castillo se contente de saluer.

5ème – « Petillido » n°45. Très beau trapio.

Juan connut des difficultés à la cape. Le novillo prit 3 piques dont les 2 premières poussées. Le Colombien brinde au public. Sa faena est variée, il se croise bien des deux côtés.

Après une entière qui ressort on ne sait pourquoi, un avis et une 2ème entière, le novillo se relève après le puntillo. Petillido est applausi et Juan salut au tiers.

PS Notons ses naturelles très croisées et sa sincérité.

GERARDO RIVIERA. 3ème- « Comadroso I » n°5

Le novillo ne veut pas sortir du chiquero, l’organisation décide de faire sortir le n°6 à sa place : le n°42 « Guindoso », très bien présenté. Il prit trois piques poussées après des charges violentes.

Les 1er et 3ème paires de banderilles sont applaudies. David Adalid est invité à saluer ainsi que son collègue Thomas Thuriès.

Gerardo brinde au public. Le novillo se retourne rapidement des deux côtés et s’avère dangereux. Après 1/3 de lame bien placée et un bon descabello, silence.

6ème – Comadroso » n°5 est sorti par « l’autre porte ». Dés l’abord il est évident qu’il s’agit d’un manso. Il n’a pas voulu voir la cape.

Ce « manso con casta » poussa lors de la 1er pique et subit les 3 autres avec des fortunes diverses. Panique générale lors du tercio de banderilles. Passage à vide et tercio interminable.

Au 3ème tiers notre pauvre Gerardo ne put rien faire malgré sa bonne volonté et après un pinchazo et une entière, Riviera récolta quelques applaudissements vu les difficultés rencontrées par le novillero.

Très bonne course toriste. Vic garde sa notoriété et cela nous ravit. Certes les oreilles ne tombent pas ici comme les feuilles d’automne … (contrairement au sud-est). 

Quand arrivera-t-on à concilier bravoure et trophées ?

« Ce que l’on réussit le mieux c’est ses rêves. » 

                                                                                     André Regagnon