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PAQUIRRI

Séville finissait de s’éveiller, sous le soleil montant d’une matinée lumineuse. Le taxi que nous avions pris traversait la ville au ralenti, malgré le Traffic encore léger a cette heure-ci.

Il nous expliquait sa ville avec ce petit sifflement dans les phrases typiquement Sévillan.

Il se signa en passant devant la Basilique Sainte Marie de L’Esperance de La Macarena, ou nous irions nous recueillir un peu plus tard.

On filait à travers des rues moins touristiques, au milieu de petites villas, de trottoirs poussiéreux et des locaux partis pour leur travail, ou prendre un déjeuner en terrasse.

Le taxi, devenu notre guide, aficionado bien sûr, mais Curro Romeriste était intarissable sur le pharaon, par moment il lâchait volant et levier de vitesse pour dessiner en se retournant un média, ou une naturelle, il toréait non pas de salon, mais de voiture…rare.

 Comme tout bon Sévillan, il vénérait Curro Romero, le Dieu vivant.

  • Qu’allez-vous faire à San Fernando ? Nous demanda-t-il ?
  • Faire un tour au cimetière…
  • Ah vous allez voir le Gorille ??

Il éclata de rire devant nos mines interrogatives…

  • Vous verrez, vous verrez quand vous y serez.

Arrivé au cimetière nous savions a peu près tout des endroits qu’il fallait voir, et où étaient les tombes taurines, Joselito el Gallo, son frère Sanchez Mejias bien sûr, Paquirri, Belmonte mais aussi des toreros anonymes…Ayant franchi la porte principale, et en nous engageant dans l’Allee de Cyprès de ‘’la Fe’’ le silence fit place a la rumeur montante de la ville.

Admiratifs devant la sculpture extraordinaire de Mariano Benlliure reproduisant le cortège funéraire de Joselito El Gallo, arrivés devant celle de Paquirri nous comprenions l’allusion au Gorille…

Paquirri, fut le premier mort télévisé que l’on pu voir, si je ne m’abuse, ce fut un choc, sa mort a Pozoblanco, face a Avispado un toro de Salayero y Bandres, en 1984 ses paroles demandant le calme et expliquant les trajectoires de la corne, dans l’infirmerie, si proches de celles de Jose Tomas a Aguascalientes…plus tard, bien plus tard. Me marquèrent vraiment, c’est à tout cela que je repensais face au mausolée de cet immense matador, dans ce carré des toreros.

J'ai vu Paquirri a de nombreuses reprises dans le années 70/80 j'étais admiratif de ce  maestro.

Paquirri est né le 5 Mars1948.

 Repose en paix Maestro.