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PAUL D'AIGNAN

J’ai trouvé Paul sur l’Estacade à Capbreton.

J’aime beaucoup ce type.

Je le connais peu, mais de ce peu est sorti un sentiment de confiance.

Ce jour là nous avons devisés longuement sur la corrida de l’an passé, Couturier, Vic Fezensac, Dufau, d’autres, des choses de toros.

Le ressac battait sous les planches, comme un toro tape en sortant du toril,  le soleil se couchait, au loin la Rhune, la montagne sacrée des basques flottait dans l’air.

C’était bon de parler toro là devant ce paysage que j’adore.

Aignan c’est petit, et les petites arènes ont plusieurs choix, quand elles l’ont vraiment.

Elles choisissent si possible du torero local, ça ne mange pas de pain, c’est pas si cher, ça vient souvent avec sa claque, et puis quelques obscurs qui attendent le grand soir et se fadent tout ce que la “Puta Madre“ veut bien leur sortir des enfers.

Question toro, rares les petites arènes qui présentent du toro de première catégorie : “trop cher, ganadero. Ou alors de l’invendu.

La mode passée de pousser à tout crin les ganaderias Françaises avait permis de noter celles-ci avec leurs qualités et leurs défauts.

Aignan, se distingue, Aignan, c’est du vrai toro, dans la lignée de la grande sœur Gersoise que l’on sait.

Une arène qui ne triche pas, sincère, dure et connaisseuse. Il est dommage que beaucoup se rendent à AZPEITIA sans jamais passer par Aignan.

Ce weekend, les pupilles du Marquis D’Albaserrada, du Domecq, mais pas celui qui donne des hauts le cœur, non, ce Domecq d’ou sortent des rames comme les Pedrazas par exemple. Fabrice Torrito est le ganadero, un Français c’est assez rare pour le noter.

Il a un blog, une lettre qu’il vous envoie, les histoires du campo. J’ai croisé l’homme à Céret, sans jamais lui parler.

J’espère, un jour Sévillan, aller le voir à Mirandilla, là ou vivent les toros.

Il se bouge il a organisé sur les arènes, une colection d’Azulejos, en payant vous avez votre nom sur les arènes, mais mieux, vous aidez à l’élevage de ces superbes toros.

Il y a des magouilles autour, il parle, de ceux qui lui demandent d’afeiter, de tricher. Lui, dénonce, moralité, on lui scie la branche à défaut des cornes…

Les hommes, à voir Sanchez Vara, qui se loupe régulièrement à Vic et se donne tant à St Martin de Crau, et puis Lamelas, l’apprenti courageux chauffeur de taxi à ses heures, et le petit Valencia, celui qui était à bout de souffle face à Cantinillo….bref.

J’espère que Paul, nous, aurons tous le sourire Dimanche soir, pour dire m….à tous ceux qui de dedans ou de dehors ne nous aiment pas…

CHF