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POLLUTION

 

Pollution

Demain je serai à Orthez pour assister à la journée taurine, là comme ailleurs, les anti taurins annoncent une “action“ qui, si elle devait s'avérer “anticonstitutionnelle“ c'est à dire polluée des sarcasmes, des insultes et provocations directes entrainerait des réactions en chaine et des suites juridiques...

Le bureau de la commission taurine d'Orthez nous prie, nous, aficionados, de ne pas réagir...car si insulte il y a, elle serait répréhensible et notamment dans le périmètre défini légalement par le maire, le préfet et la gendarmerie....Aujourd'hui les téléphones peuvent filmer pour la plupart, alors n'hésitons pas...

J'ai bien lu sur certain blog, et entendu certains commentaires à propos de : Jean Luc, le “flutaïre“..

cet individu qui s'arroge au nom de je ne sais quoi, le droit de “jouer“ (c'est un grand mot, car comme musique il y a plus que nettement mieux ) pendant les tercios de banderilles..

Ce tercio n'est pas anodin, et les types en bas se jouent la peau...on juge du toro, de sa charge de sa capacité à suivre l'homme jusqu'au planches ou non...bref ce tercio est un véritable tercio...et on voit dans le sudouest ce type qui joue, sans discernement, avec sa claque qui tape dans les mains.....nous ne sommes pas à Interville, ni au cirque...ni à un meeting séparatiste....bref que ce type que je ne connais pas joue avant, ou après ne me gêne pas...pendant, si.

Audiard disait des cons que l'on peut les reconnaître parce que ils osent tout....alors demain, pourquoi pas, un tambour, une viole un harmonica un bandonéon....bref n'importe quoi...si ça continue un autre branchera son téléphone, fera claquer de l'ACDC ou des Rolling Stone...et dire que l'on m'empêche de rentrer avec une demi bouteille d'eau bouchée...il y a de quoi se la mordre..

L'an Passé, la présidence d'Orthez l'a fait taire devant l'agacement du public..quand la musique des bandas ne joue pas derrière lui, c'est un silence absolu...preuve de l'intérêt de l'affaire, et d'avis plutôt général, il emmerde le monde contrairement à ceux qui le voudraient sympathique...

Que les organisateurs, présidents et autres fassent leur boulot, je le répète c'est une pollution, sonore, de rythme et d'agacement...(contrairement à ce que j'ai lu, il continue son bruit, même si un peon est en difficulté (encore à Mont de Marsan alors qu'un peon tombe...il continue de jouer sottement)

Autre pollution, le tercio de piques, mal données, l'article de Jean Jacques Dhomps sur le site de la fédération des sociétés taurines de France est édifiant à ce sujet.... c'est une pollution, taurines, celle-ci..qui empêche souvent le bon déroulement des deux autres tercios...

Une pique dans l'épaule ou le dos, ou le “paquet veineux“ (c'est à dire à droite de la colonne vertébrale bien après le morillo) crée des lésions terribles (jusqu'à la boiterie ou l'invalidité du toro..) Comment distribuer des oreilles après ça...d'ailleurs les prix aux picadors se devraient de prendre aussi cela en compte...la charge du toro, de loin, ne donne de mérite au picador que si celui-ci pique bien..c'est à dire à la base du morillo et au centre..

La mise en suerte du toro est aussi un souci récurrent, (de plus en plus loin et pas le contraire), il est stupide de placer un toro à dix mètres sur la première pique par exemple..comme de le placer à quinze mètres quand il ne chargera plus...

Pollution, Le fait que les chevaux soient entraînés, à tourner, se coucher sur le toro infligeant la double Carioca (combien de piques données avec le cul du cheval en avant, le piquero étant retourné sur son arrière)..le choc se fait dans la partie la plus dense du cheval, qui tourne sous l'impact, et enferme le toro quand le cheval s'appuie sur lui....double Pollution...

Regardez l'impact sur le caparaçon avant que le toro ne soit replacé...il est souvent à l'arrière de l'étrier...

Qu'un toro fasse la vuelta alors qu'il ne peut subir qu'une ou deux piques sans pousser, mettre les reins, ne pas suivre les péons jusqu'aux planches...etc etc...pollution....

Une épée donnée “dans le rincon d'Ordoñez“ en passant au large...

Bref, il y en a bien d'autres...Trincheras quasi systématiques, redondos, oreilles faciles, Indultos etc...

Heureusement, il reste quelques moments de bonheur et de sincérité absolue : un toro intègre qui sort en piste, des tercios sincères salués par le public, que la musique, la vraie, salue avec beauté et intensité..une osmose totale entre toro et torero, alors tout prend une dimension autre, les brouillards se dissipent et l'air embaume du romarin Sévillan, des olé connaisseurs de Las Ventas, des silences d'or de Pampelune, et des applaudissements nourris de Bilbao de la sincérité intègre d'une présidence.

Alors la corrida prend sa dimension première, cette dramaturgie céleste, centrée dans une arène ou deux vies s'entrechoquent jusqu'au dénouement final..ou l'inconnu, l'impondérable sont présents une épée centrée dans les cornes...et la cruz...la vie et la mort...

CHF