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Principe de précautions..

Principe de précaution

 Il n’est pas dans mes habitudes de traiter ce genre de sujet mais le fait que le problème touche St Martin de Crau, et les éleveurs Français du cru (et pas que taurins..) se suffit à lui-même pour pousser un peu plus les investigations concernant la suspicion de langue bleue dans la région de la Camargue

Je précise que n’étant pas journaliste, je n’investigue pas, mais écoute et les uns et les autres afin de me faire une idée plus précise du sujet qui au vu des décisions prises par le passé doit intéresser tous les tauromaches, et plus particulièrement les aficionados que nous sommes, et les citoyens amoureux de ces terres de chevaux, de moutons et de Toros face au fléau de la langue bleue.

 C’est à un drame économique que l’on pourrait assister, mais aussi à une exacerbation des rancœurs dans la région. Au moment ou les courses commencent un peu partout, ou les corridas dans le Sud Est sont annoncées (Alès serait maintenue) mais encore Istres à venir, Arles ou Nîmes la voisine (même si cette ville n’est pas dans le périmètre actuel retenu) et sans parler de l’estive de centaines de moutons parqués qui attendent de prendre la route.

Tout cela peut rapidement devenir dramatique si la préfecture qui a pris le dossier en main n’agit pas assez rapidement (selon les sources une réunion par semaine serait prévue sur ce dossier épineux)

Reprenons d’abord la chronologie des faits :

17 Avril 2015 Débarquement des toros de Conde de la Maza

20 Avril soupçons de certification non conforme par les autorités Françaises.

21 Avril validation des certificats demandés par les autorités espagnoles, et attestations de vaccination

25 Avril, corrida et mise à mort de six des sept toros du Conde de la Maza.

29 Avril test positif à la langue bleue sur trois toros.

5 Mai Courrier d’information aux éleveurs avec mise en place de périmètre de sécurité de vingt Kilomètres autour de St Martin de Crau, et confinement de tous cheptels dans ce périmètre.

 Jusque là la procédure semble normale et certifiée.

L’éleveur chez qui les toros étaient parqués fait faire des analyses sur tout son élevage, résultat négatif.

En Espagne, l’éleveur, qui est un habitué de Séville et donc reconnu, et à priori très sérieux, fait aussi immédiatement analyser tout son troupeau. Tests négatifs.

Tous sont en règle sur les vaccinations

 

On en arrive à la conclusion suivante, pourquoi seulement trois toros seraient  contaminés et pas le reste des troupeaux d’un côté comme de l’autre des Pyrénées (ces trois seuls ayant subis des prélèvements sur la rate?

 

1er acte :

Arrivée des documents à signer par les représentants légaux de l’éleveur et des organisateurs de la corrida.

Une ligne des documents traditionnels est rayée par erreur.

Cette erreur, enclenche le processus de précaution.

Cette erreur, oblige l’éleveur Espagnol, à fournir les documents inhérents aux vaccinations faites sur ces toros (dont le vaccin contre la langue bleue) ce qu’il fait.

Entre temps, un vétérinaire est mandaté par l’état (Paris, via Marseille) pour procéder à des analyses concernant la validité de ces vaccins.

Les prélèvements sont effectués juste après l’arrastre et dans les arènes, sur la rate et non pas par prélèvements sanguins. On trouve des traces de potentialité de langue bleue sur trois de ces toros..sur la rate, et non pas dans le système sanguin.

La rate est une éponge qui garde les traces de problèmes sanguins, de maladie, mais aussi de vaccination, ce qui fait que les symptômes trouvés sont soit la maladie, soit les traces de vaccination.

Ouverture des parapluies, ombrelles, et autres parasols : principe de précaution…soit les directives données plus haut, il faut huit jours pour que ces données retombent en principe de précaution.

 

2ème acte :

Réunion houleuse des éleveurs, avec les ervices de l’état qui ont décrétés le confinement  (les ovins étant les plus virulents) cette semaine commence la transhumance chère à nos livres d’école, et boum interdiction de sortie, l’estive peut attendre. Ça râle sec, plus de 200 personnes montent aux créneaux (éleveurs et dérivés), les questions fusent, les critiques aussi (sur la corrida, les toros espagnols mais aussi contre l’état.)

1) qui a mandaté officiellement ce contrôle ? En apparence et jusque ce jour, aucun document officiel fourni de l’ordre de mission.

2) Qui a fait les prélèvements, et sur ordres de qui ?

3)  Pourquoi ces prélèvements ont-ils étés effectués aux arènes, immédiatement, au lieu des abattoirs par des officiels mandatés ? DDPP (l’état)

4) Pourquoi sur la rate au lieu de prélèvements sanguins habituels ? (il semble que peut-être certains prélèvements sur le cœur auraient été faits.mais aucune nouvelle). ?

5) Il y a-t-il faute ou simplement erreur malheureuse ?

6) Les prélèvements chez le Conde de la maza, chez l’éleveur Français qui les a reçus, Sur le sobrero (prélèvements sanguins) tous sont négatifs.

7) Le fameux moucheron qui transporterait la maladie, existerait sur le Var mais pas dans les Bouche du Rhône, au moins jusque aujourd’hui..

 

3ème acte :

Nous sommes donc face à une ou plusieurs erreurs potentielles ou tout du moins à quelques manquements.

Les documents fournis attestent de la véracité des vaccinations et de la concordance des actions menées par les organisateurs.

Le principe de précaution s’appuie sur des prélèvements effectués en apparence de manière peu orthodoxe, et dans un timing peu commun également.

Le problème n’est qu’une suspicion et non pas un fait avéré, puisque tous les prélèvements effectués de manière traditionnelles sont négatifs.

Les éleveurs, les organisateurs se disent sereins puisque ayant effectués tout ce qui devait l’être en temps et en heure, avec assurance de vaccinations à tous les étages.

Le problème touche à la santé animale et à un risque de contamination que le principe de précaution a mis dans les mains des organismes d’état.

Cela touche une “petite arène“ plus facilement ciblée ?

Il faudra être attentifs aux prochaines heures les réunions qui vont se produire donneront le ton des résultats approfondis.

Des dérogations ont déjà été effectuées (Ainsi la corrida des cura de Valverde aura bien lieu à Alès semble-t-il ?)

 

La montagne accouchera-t-elle d’une souris ?

Difficile de se faire un avis clair, mais au moins on peut penser que toute la procédure radicale repose sur un fait non avéré, et une suspicion mise à mal par les protagonistes concernés.

Que va faire la préfecture pour sortir par le haut, d’une crise qui pourrait toucher économiquement une région à priori et jusqu’à ce jour saine ? (une réunion aura lieu ce matin en préfecture).

La théorie du complot écartée, on pourrait penser plutôt à celle de successions d’erreurs, entraînant un risque majeur pour ce qui touche à notre passion commune dans le Sud Est, et une sortie de crise assez rapide du sujet.

 

CHF