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REFLEXION PERSONNELLE
AVIS PERSONNEL
 
C’est bizarre la vie.
 
Mon téléphone n’a pas sonné, je me suis dit : “ ça se passe mal“
Louis Husson, le novillero landais participait au fameux “zapato de oro“ à Arnedo.
Autant dire, un diplôme permettant l’article élogieux dans la presse taurine internationale ,et surtout Espagnole, l’ouverture à quelques contrats, et une garantie d’être estampillé futur prometteur, attirant l’attention de ceux qui font et défont le mundillo.
Le téléphone n’a pas sonné, et ça c’est mal passé, ratage sur les deux toros, et surtout le second dont j’ai lu qu’il était toréable à souhait et que Louis est passé à côté.
Louis pour qui rien ne va cette saison, dont on a vu les qualités et défauts, et les risques encourus, il a pris du lourd, du dur, a été confronté à quelques novilleros de talent.
Louis dont on sentait son éloignement aux conseils prodigués par l’entourage proche, Qui s’énervait vite, qui n’avait selon certains, que très peu de portes ouvertes pour tienter, Louis que j’aime bien, vient de se couper la coleta. 
Exit, fini, Basta. 
Louis est un garçon intelligent il aura un avenir avec ou sans toros.
Je reviendrai sur ce micro événement, car le statut des jeunes toreros en France doit certainement être revu.
 
Au même moment, Mathieu Guillon, touchant, et d’une humilité totale, nous expliquait comment il avait vécu la course de Victorino. 
Il nous a dit aussi tout le bien qu’il pensait de Juan Bautista, de sa technique qui masquait parfois les difficultés et gommait les scories des toros… 
 
Vingt quatre ans à peine, et maturé à souhait par la lessiveuse taurine.
Mathieu raconte.
Son parcours délicat, les leçons tirées de sa catastrophique corrida d’alternative, et comment il remettait les choses, en place, patiemment.
Comment il avait mis longtemps à accepter ses erreurs, à se dire : “je me suis emballé, c’est aussi ma faute“
Il le sait, Mathieu, le travail, l’abnégation, la patience, remonter la pelote, fil à fil. 
Il est revenu vers Richard Milian le formateur.
Il le sait Mathieu, il a un peu tout mélangé, ça brillait, on lui faisait croire qu’il était arrivé. Un égo, sans référence, les tapes dans le dos, les photos, les signatures.
A moins de vingt ans, sans véritable structure, on implose, en commençant par les triomphes faciles et les photos et le nom dans le journal. 
Tout ce qui peut brûler une cervelle immature.
Bonne route à Mathieu, il est sur le bon chemin, à titre personnel, quand on commence à se comprendre, on commence à comprendre le monde autour de soi.
Quand à la tauromachie, il lui faudra patience, travail, et des opportunités, sinon de la chance.
 
Thomas Dufau, blessé. 
Que dire ? 
Sinon que ça devait arriver. 
Et ça n’est pas cher payé.
Malgré le courage, il revient, tendon à nu, tuer son toro, mais voilà, ça ne suffit pas, ou plus. 
On a pu voir comment il se fait déborder, sans recours face à des Victorino, qui “offraient peu de jeu“ comme le disent les pros.
La blessure est intervenue rapidement.
Honnêtement, il me fait peur. 
Courageux, il l’est.
Pour le reste, si les toros sont noblons ça passe.
Sinon…
Je lui souhaite un bon rétablissement, car tous ceux qui le connaissent bien, disent que c’est un gentil garçon.
Mais la gentillesse ne fait pas un torero, et les triomphes faciles et locaux, ne suffisent pas.
Je n’ai eu l’occasion de discuter avec lui qu’une fois, donc je ne sais pas.
Du peu que j’ai vu de lui (à peu près toutes ses courses) je n’ai pas été convaincu.
J’avais entendu dire qu’il aurait des contrats cette année (il est dans la maison CASAS) il a eu ceux de Lartigue, après….silence.
Honnêtement, je ne vois pas d’issue pour lui.
Avis personnel, bien entendu.
Le monde des toros est tellement étonnant. ?
 
CHF