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REHUELGA

LABEL DE CADIX

 

Medina Sidonia sonne à mes oreilles comme un nom exotique.

On imagine à l’entendre une sorte de lieu Mauresque, un passage ou les Djins s’amusent à perturber les esprits simples dans les grottes qui creusent le pays.

Ou les dolmen aujourd’hui inaccessibles au grand public content les nuits de pleine lune leurs légendes au vent du Sud.

A y regarder mieux, je me sens un peu inquiet.

Car que ce soit en France ou en Espagne, je ne vois nulle part un toro, un novillo de Rehuelga sur aucune des affiches taurines, ou programmes à venir…

Je me souviens de ma rencontre avec Rafael Buendia me disant combien sa camade était courte, et qu’il avait rafraichi en envoyant à l’abattoir plus de la moitié de son cheptel.

Je me souviens qu’il m’avait dit sa fierté après la course de St martin de Crau (ou son quatrième toro aurait pu être et certainement aurait été indulté dans 80 % des arènes de France, au moins).

Vous savez mon opinion sur ce sujet, et je me souviens combien nous avions étés malheureux quand Morenito de Aranda s’était loupé aux épées…(une catastrophe même) qui avait terni la mort de ce toro d’exception.

Je me souviens aussi de la déception Vicoise lors de la concours ou un Rehuelga juste d’un peu de tout avait fait baisser la tête de l’éleveur…

Bref, que reste-t-il de tout cela et que se passe-t-il là bas?….je vais chercher à savoir, mais il est certain que les vaches sont tientées, que les novillos sont utilisées par les écoles taurines…alors quid des toros?

A l’instar d’autres élevages les Buendia sont en régression, ne sont pas dans l’air du temps, et je ne sais pas même si cet élevage s’en sortira un jour.

De la saison passée une dizaine de novillos sortis en piste, six oreilles une queue, peu à se mettre sous la dent et pas si mal au vu du peu de sorties..

Le frère de Rafael rejoneador s’entraine là, de temps en temps, mais on devine les difficultés sous jacentes alors les autres produits sont là, du vin par exemple comme Victorino en attendant peut-être des jours meilleurs.

Les Santa Coloma comme un label dans cette région de Cadix (ou les Veragua ont quittés les lieux depuis belle lurette), que l’on visite en empruntant la mythique route des toros, mais ou résident encore les Torrealta, Torrestrellas, La Quinta, et les Cebada Gago.

J’ose espérer que je reverrai un jour une corrida pleine et sérieuse de cet élevage ici ou ailleurs, avant que la corrida moderne ne le broie de son désintérêt total.

 

CHF