1 contribution / 0 nouveau(x)
Retour de Bilbao après les Victorinos du 25 août 2016

C’était la 7ème course de Victorino Martin que je voyais à Bilbao depuis 2007. Jusqu’à hier, les lots présentés contenaient au moins deux, voire trois toros intéressants ; hier, je n’en ai vu aucun. Que dire de plus ?

  • une demi-arène, en semaine il est vrai
  •  la présentation et les armures étaient correctes, mais m’ont paru pour certaines « justes » pour Bilbao
  • un fond de faiblesse latent, quelques agenouillements ci et là
  • un manque de poder au cheval
  • un manque de fiereza, voire de caste …
  • … d’où au moins quatre arrastres sifflés (poliment certes, nous sommes à Bilbao)
  • dans ce contexte, les matadors (Curro Diaz, remplaçant Manuel Escribano, et Paco Ureña, en mano a mano) n’ont pas forcé leur talent. Pourtant, Curro Diaz a fait l’effort, semblant plus concerné, devant le 5ème ; son toro étant faiblot (il avait même été protesté à son entrée), le torero a eu, au moins pour moi, le bon sens et le bon goût d’abréger sa faena au lieu de nous assommer en s’acharnant à faire passer un animal éteint. Mal lui en a pris : le « gentil » respectable, sans doute frustré de « pâaasses », l’a sifflé et lui a refusé de saluer.

J’ai fait rire -jaune peut-être- mes voisins espagnols qui, me voyant prendre des notes, m’ont demandé à un moment ce que je pensais de ces toros. Réponse : « Ce ne sont pas des toros, mais des bœufs ».

Un autre point : les deux sobreros étaient annoncés de … Juan Manuel CRIADO …

Rome est-il encore dans Rome ?

Pour finir, deux points, l’un positif, l’autre négatif :

     * A l’apéro, j’ai retrouvé l’ami Passicos (Jean-Franck, d’Orthez) : il m’a présenté un ami à lui, de Graulhet, donc nous avons parlé … de rugby ! (mes souvenirs du bon vieux temps où le « Top 14 » était constitué de huit poules de huit clubs)

     * J’ai demandé au même Jean-Franck ce qu’il avait pensé du mouchoir bleu accordé la veille au 2ème toro d’Alcurrucén (il était à la course, que j’avais vue à la télévision). Il m’a répondu : « Le toro ne méritait pas cet honneur, mais, que veux-tu, Matias vieillit … ». Si l’un des derniers, pour ne pas dire le seul, qui tenait encore « la barraque » à Bilbao commence à mollir, nous allons au-devant de belles et grandes dérives.