1 contribution / 0 nouveau(x)
RONCHON

AFICION

 

 

Je me l’étais pourtant juré je n’irai pas à Bayonne.

C’est toujours la même chose.

Je n’irai pas, parce que ce sont toujours les mêmes.

Adolfo Martin dont le tarif syndical est d’environ trois toros sur six (comme quoi, il y a bien des types qui connaissent les toros pour pouvoir trier de cette manière.

Puis les trois incontournables Robleño (toujours triste à mourir) Castaño et sa cuadrilla, et Aguilar et son talon en vrac.

Le lendemain, Fandiño m’aurait fait vibrer, mais ce sera du Garcigrande et là….on est pile poil dans le commercial, de toute façon je m’envole ailleurs pour le boulot..

Ensuite le mano à mano Franco Français avec du torito..

·      Oui mais, imagine qu’il en sorte un de grand ?

·      Un Quoi ?

·      Et bé un Adolfo, il paraît qu’il s’est fait encorner à l’embarquement.

·      Mais qui ?

·      Adolfo, suis un peu ce que l’on te dit.

Il m’agace ce diablotin qui me ronge la cervelle.

Non je n’irai pas.

Trop de manque d’imagination, et de risque.

Les avocats réunis en congrès à Bayonne débattent sur les droits taurins, pendant ce temps celui des antis fourbit ses arguments, le fléau de la balance se rapproche.

 

Ben alors, vas voir les écarteurs Landais il paraît qu’il vont sauter un toro de 600 kilos, et sans mise à mort hein ?

·      Je sais j’ai déjà engueulé un paquet de types cet été qui venait me présenter leur programme barré d’un “sans mise à mort“ comme un argument commercial, je le leur ai dit à tous, vous verrez, après nous ce sera vous. Ne mettez pas cet argument en avant.

Ça s’appelle la solidarité.

J’ouvre le Sud Ouest de ce matin et tu as l’autre Bougrain Dubourg, fier comme un Ortolan qui en ramène cinq justement, pris dans une matole. Fièrement exhibé (première page et photo en page centrale) il les amène à la préfecture ou il assure qu’il prendra de leurs nouvelles. Monsieur Boomerang (il ne revient qu’au début d’automne se faire voir, de peur qu’on ne l’oublie), se fout bien de savoir comment on vit au pays…juste se faire de la pub, mais la presse est si complaisante…Signes des temps…sic

Pendant ce temps cinq chefs eux veulent justement mettre ces oiseaux à leur menu et demandent une dérogation au nom du patrimoine, et de la tradition culinaire.

Refusé jusqu’à ce jour.

Ça vous étonne vous que les Français passent derrière les japonais, les Espagnols et autres Belges quand la cuisine est moléculaire au nom du modernisme ?

 

Les Ortolans c’est comme les toros de respect, il y en a si peu que ça ne se déguste que par les connaisseurs.

On peut visiter les toros de toros y salsa…hum comme disait l’autre à Istres :“ investis“, parce que après la contre barrera tu ne les voit plus tellement ils sont monstrueux.

On a bien sur rajouté une novillada nocturne le vendredi soir (pas dans l’abono, faut bien vivre mon bon monsieur)

 

·      Dis donc t’aurais pas l’humeur chagrine, un peu, toi ?

·      Non, je vais aller me balader de San Sé (je sais je suis snob)  à Guernica, la côte est simplement somptueuse, la lumière est splendide, et les espagnols adorables.

 

De toute façon, j’envisage de faire un tour à Madrid pour la féria d’Automne.

Allez je me rentre j’ai ma mie qui m’attend avec un petit verre de Porta Gayola, et ça ça vaut tous les Adolfo du monde.

 

CHF