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Roulette Normande

A des petits riens, on se serait cru en Normandie lorsque sortit le premier Monteviejo, pour les blanchis des tempes que nous sommes, quelques souvenirs...Et notamment, Fernando Piris ancien Mayoral des Sanchez Cobaleda aujourd'hui disparus du paysage taurin, mais aussi derrière sa clope fumante Antonete et son triomphe Absolu de Madrid avec son toro d'Osborne qu'il appelait sa vache à lait...

Donc la Normandie, Maxime Solera, vêtu de revanche a pris son revolver, il s'ennuie Maxime, il a fait faux bon l'an passé, la faute à un genou récalcitrant, des mois de douleur, de réeducation, seul, face à son miroir à toréer des rêves...alors il le leur a dit aux cérétans, je vais me montrer digne de cette arène, de ce qu'elle représente, de qui vous êtes et de qui sont ces gens là, assis sous un ciel Brûlant.

Maxime à pris son flingue donc et se fait expliquer la roulette Russe, Victorino le regarde avec curiosité, il est venu évaluer l'état réel de son second ou troisième élevage, les Victorino, les Urcola et les Monteviejo, Victorino Martin Garcia, a décidé de conserver ces sangs qui se perdent dans la nuit des temps...Maxime lui, réfléchit et décide qu'à évènement exceptionnel il faut faire dans l'exception...il arme le flingue, ouvre le barillet, et y colle quatre balles....moins d'une chance sur deux que ça se passe bien, toujours la pièce jetée en l'air.

Des toros noirs et blancs dans notre imaginaire, c'est obligatoirement la Vache Normande à laquelle on pense, vache à lait, paisible qui regarderait passer le train. Là, le premier Monteviejo sort comme une bombe, et emporte avec violence Maxime. Je ne sais pas ce qu'il a pu ressentir vraiment, si le ciel s'est renversé ou quoi, mais il s'envole et on craint le pire, comment il est passé entre les cornes ça, c'est encore un de ses mystères, que le sourire de ma Macarena explique sans doute. Un péon réactif à tiré le toro vers les planches, Crac, la corne est cassée, changement, à refaire.

Sort un Urcola, noir comme la nuit, mais plus suave, plus tendre, plus corvéable...

Il est libre Max....alors, il arme de nouveau son revolver à six coups, et il se le pose de nouveau sur la tempe...ça frissonne dans les gradins, ça crayonne chez les plumitifs, ça clic clac chez les photographes, et au palco, ça se caresse crâne et barbe chez les présidents et assesseurs. Après une telle rouste tu te dis que le type va se calmer, je t'en fiche

Le train est passé, ce coup-ci, Max se relève et engage un combat à la Padilla, puissance et force...le toro passe, et s'éteint peu à peu...Max il devait être à Madrid le jour ou Fandino, sentant qu'il ne triompherait pas, alla percuter à l'épaule le mufle du toro, valdingua au dessus, en tuant son toro d'une entière recta...le voilà qui tourne le barillet une troisième fois, la balle se balade, il se colle le canon encore fumant dans la bouche. CLIC, épée, les saints et les vierges rentrent à la chapelle, ils ont fait leur boulot...Maxime va toréer à Gusto, son second, et tirant la dernière cartouche, un recibir les pieds tanqués...du haut de sagrande taille, sur les épaules des types qui le portent, Max sourit il oublie, les tubes, les seringues, les tuyaux et les longues heures à se demander...il a réouvert sa boite à rêve et rangé son pétard dans sa table de nuit.

CHF

Il nous a régalé mais pourra

Il nous a régalé mais pourra-t-il encore souvent jouer à la roulette russe ? Le diable ne pardonne qu'une fois .