1 contribution / 0 nouveau(x)
RUM RUM.....

Le Rum Rum (prononcer Roum Roum) est ce bruit de fond que l'on peut entendre (l'expression vient de Séville) dans les gradins quand il ne se passe pas grand-chose d'intéressant en piste...et que tout le monde raconte, qui, sa soirée, qui, son weekend, qui, la beauté Sévillane des casetas.

Inutile de dire que ça vrombissait dans le callejon, le village autour, et les gradins, ça discutait ferme, de Mont de Marsan vu que certains présents dans le callejon, étaient supposés soit d'être impliqués directement dans les choix Montois, soit, plus ou moins en cheville avec de nouveaux prestataires....

Le ciel gris ajoutait cette lumière de fin de saison et les mouettes qui tournaient en cercle façon vautours, donnaient une image singulière à cettte corrida. Un tiers d'arènes plus loin, le paseillo se déroulait, Chacon tête nue, Roman motivé et Galdos au regard renfrogné (il sourit de temps en temps ? me demanda le voisin?)

Diable quand on a connu les La Quinta d'époque, il ne faut pas regarder ceux-là...de trapio modeste, armés normalement et d'un moral de rugbyman Francais après trois matchs de préparation ratés. 

Chacon est un chef de Lidia, il essaya et essaya encore, mais va réveiller un bébé quand il dort à poings fermés, tu peux lui balancer "Highway To Hell" à fond de caisse, il va gémir et continuer sa sieste, c'est à peu près ce que l'on vit...seuls le cinquième qui fit une entrée remarquée en piste (le seul qui rématait et suivait aux planches) mais vite calmé par une rotation de l'arrière train, due à la chute spectaculaire du Picador, cul par dessus tête, et d'une récation violente du cheval sur le coup... Roman toréa de loin, cul à l'Ile de Ré et Muleta à la Rhune.

Galdos voulait un triomphe, il s'essaya sur son premier, après des séries à la cape, et muleta enfgagées, malheureusement, Le pharmacien du coin, le docteur suppo, avit donné par erreiur du Phénérgan au Mayoral qui s'empressa de le fournir au troisième de l'envoi....

On s'acheminait tranquillement vers la fin de la saison Bayonnaise dans une torpeur de fin de repas de batteuse, quand soudain le Peti "Joa" se lança dans la reconquête avec le bon sixième. Enfin, bon, tout est relatif, l'animal sautait comme un cabri, et à chaque passe, on aurait cru voir un sauteur de haie...On s'acheminait vers la fin quand Galdos prit l'épée, se positionna, et contre toute attente au moment d'avancer la main qui tue (celle qui ne porte pas l'épée) il abandonna le bestiau, se dirigea vers ses ayudas et demanda un changement d'épée...J'avais à peine eu le temps de dire à ma Gersoise qu'il allait mettre une épée recta...qu'il fut crocheté à la jambe tomba au sol, et fut soulevé et jeté en l'air...de mémoire d'aficionado, et mis à part la terrible blessure de David Mora à Madrid, je n'avais jamais vu un tel vol plané...le choc d'une violence inouie, et aussi spectaculaire, tout le monde se précipita en piste, emportant le jeune Péruvien pour ce que l'on craignait être gravissime, il eut le temps avant de sortir de faire un geste de la main, bien tranquiliser son monde, et il parait même qu'il y alla d'un vive la France sur sa civière...curieux. Une oreille pour son entrega et les trente cms de trajet de corne, les trois ou quatre trajectoires, et la largeur du trou fait par la corne...tous les toros tuent...n'en déplaise aux cinquante énergumènes qui ressassaient le nom du ministre présents à l'une des corridas des fêtes...

Au final, la blessure occulta la pauvreté de cette course, triste fin de saison ou l'on eut quelques éclairs de Luque, castella ou encore le retour Gagnant de Sergio flores...mais pas de grand toro...

CHF