SAINT SEVER – Samedi 11 novembre 2017

Novillada non piquée de NAVALROSAL pour Alejandro MORA (saumon et or), « EL LAURI » (bleu et or), Yon LAMOTHE (brique et or) et Miguel AGUILAR (vert prairie et or).

            Lot caractérisable avant tout par sa faiblesse, à l’exception du 4ème. Cela dit, le 1er petit, les suivants de trapio plus correct, tous plutôt bien armés.

1er : negro et petit, armé gacho, qui remate aux planches ; Mora semble hésitant cape en mains. El Lauri recule sur son quite en frente por detràs, et l’eral, trébuchant, confirme sa faiblesse. Deux banderilles, deux, dont une dans le flanc. Face à un adversaire de parcours limité faute de force, le novillero débute par une longue séquence gauchère, sans obliger l’animal. Dominé lors du passage à droite, il arrache encore quelques naturelles et termine une faena trop longue par passes aidées. Un tiers de lame, entière contraire, longue attente, deux descabellos et oreille tombée du ciel, pourtant bien bas. Avis ponctuel à quinze minutes, sauf que c’était le 1er

2ème : negro lucero, haut et ensellé, qui sort abanto. Deux paires de banderilles avec affalement du cornu. D’abord dominé à droite et désarmé à gauche, El Lauri se reprend, mais son placement marginal et les retours secs de son opposant à gauche lui valent une « rouste » sans conséquence fâcheuse. Trois pinchazos, demi-lame dans le cou, entière très en avant et silence. Avis à treize minutes, cela s’améliore, mais l’animal est tombé à quinze minutes et demi.

3ème : negro bragado plus charpenté mais moins armé. Enfin une réception correcte, malheureusement ponctuée de fléchissements, et enfin une paire de banderilles correcte (plus une seule). Calme et manifestement soucieux de bien faire les choses, Lamothe débute sa faena par doblones, mais constate que son pauvre opposant n’est pas capable d’aller au bout de la passe ; là, ce n’est plus de la faiblesse, mais quelque chose proche de l’invalidité. Le novillero suit les conseils de son mentor (Richard Milian), lui demandant de se croiser à droite, cela allongeant cependant la faena au-delà du raisonnable. Bernadinas pour conclure, et deux tiers de lame verticale suivie de sept descabellos ; salut aux tiers. Deux avis cette fois, à quinze et à dix-huit minutes, l’eral se couchant à dix-neuf.

4ème : negro bragado au poil luisant, bien armé, qui lui, ô miracle, tiendra debout sans faillir tout au long de sa vie publique. Deux paires de banderilles, une correcte et une dans le flanc. Les doblones sont soignés, la charge vive et franche, ce qui permet à Aguilar de servir une faena propre ; de plus, lui sait s’arrêter. Entière un peu en avant d’effet rapide et deux oreilles généreuses, mais bon …

Présidence d’un laxisme rare dans la sonnerie -et surtout dans la non sonnerie- des avis, de plus soumise à la fantaisie des clarines, qui voient le mouchoir … ou pas. Un point sérieux cependant concernant justement le maniement des mouchoirs : les deux, quoique non mérités pour l’un d’eux, ont été sortis en même temps à la mort du 4ème eral.