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ON SE CALME

ON SE CALME.

 

Ça y est, il aura fallu une “actuacion“ de Ponce et Fandiño pour que le Moun soit satisfait.

Si je compte cinq courses, et deux de réussie, ça ne fait pas la moyenne.

 

Allez, Michel, rembobinons.

 

Dois-je reparler des vedettes ?

Qu’elles aillent bailler ailleurs leur ennui soporifique, leurs tortillements “culesques“ et leurs grands airs.

Franchement, quand je vois le cirque fait autour de Talavante par quelques “précieux“ qu’ils se le gardent, ce type a tué un toro après le troisième avis, à Valence…

Ou est le pundonor, ça faisait tâche sur le CV et les autres qui le trouvent grands..

On peut tout se permettre quand on est vedette.

 

Exit les Domecq y Domecq ceux des indultos, des flonflons, des confettis, et des oreilles à outrance, des limandes, des sardines, rien, du vide…de l’ennui sur pattes.

 

On a encore protégé le “petit“ une oreille, un triomphe de carton qu’il va encore trainer dans des petites arènes, n’ayant pas convaincu vraiment.

La presse locale, pourtant, est Dithyrambique, triomphale, mais elle l’oubliera, comme elle l’a fait pour el Monteño et Mehdi, morenito d’Arles à qui personne n’a offert une corrida pour sa despedida, Jeremy Banti, une passe et demi l’autre jour, Marco Leal et  tous ces gamins à qui l’on a fait croire à coups de faux triomphe qu’ils étaient des grands.

Les toros sont cruels qui vous ramènent aux réalités et les hommes bien stupides, ou bien avides, pour leur mentir ainsi.

Est-ce vraiment les aider ?

Lui, doit progresser, utiliser ses bases pour se débarrasser de cette raideur, réfléchir, ne pas s’empêtrer dans sa faena, être à l’écoute de l’adversaire.

Rester concentré, et savoir que la foule brûle toujours ce qu’elle a adoré un jour.

Humilité, travail, et écoute, mais pas les cloches de la gloriole, celles des réalités vraies, Alors, et alors, seulement,  peut-être.

 

Puis il y a eu Ponce et Fandiño, à eux deux ils ont montré au néophyte du jour, venu pour sa première corrida, le panel quasi complet de ce qui peut se faire, élégance et douceur, force et domination.

Hélas (ou heureusement) les épées ratées.

 

Une forte émotion, et le public naïf, encore, qui demande des Vueltas pour des toros juste potables, dont la plus grande qualité aura d’avoir su être mis en valeur.

Et la vuelta du Mayoral contestée et contestable, sinon risible.

 

Une course de Cebada Gago que certains ont voulu nous vendre terrible (sic). Trois toros, un pour chacun, et trois moindre.

Celui qui désarma Rafaelillo par deux fois, (vous savez ce type courageux, qui devient de plus en plus “Padillesque“)et qui toucha la muleta à chaque passe, prenant des défauts qu’il n’avait pas au début, et comprenant vite ou était la cible “

Celui que rata Castaño, certainement un grand toro.

Et celui, manso encasté, qui toucha par deux fois Perez Mota et lui concéda l’oreille.

Une course âpre et sérieuse, mais pas le cauchemar que l’on veut nous faire avaler.

Soyons sérieux.

 

J’ai zappé les Victorino de dépit, pour des Valdellan de tristesse.

 

Au final, deux courses sur cinq.

Alors, on se calme sur les annonces triomphales, et on se calme sur les aficionados qui n’avalent pas les couleuvres.

Je trouve insupportable que les critiques argumentées ne finissent que par l’insulte.

Ni Ayatollah, ni extrémiste de quoi que ce soit.

Juste connaisseurs imparfaits, mais garants d’une certaine éthique bafouée à outrance.

 

Certes, parfois pénibles, mais aussi éducateurs, et en tous les cas, les gardiens d’un temple qui se fissure un peu plus chaque jour.

 

Aujourd’hui, des arènes ferment, plus une course sans la violence verbale, sonore, et agressive des anti-taurins.

On nous demande de nous impliquer pour défendre la cause.

Nous le faisons depuis des années.

Qui nous a aidé quand nous le dénoncions ?

Il fallait se taire.

Ça passerait, nous disait-on.

Aujourd’hui, la bouche sèche certains se réveillent, il n’est pas trop tard.

 

Défendre la corrida passe d’abord par sa connaissance (et l’on apprend toujours) mais surtout par le respect du toro par les professionnels.

Que bougent clubs et peñas.

 

Alors laissez dire à l’aficionado ce qu’il pense, contre-argumentez, si vous voulez, ils sont preneurs.

On peut rater une course, un élevage.

Mais appuyez-vous sur ce qui marche, votre avenir en dépend aussi.

 

Que Madeleine 2016 soit conforme à un véritable état des lieux, et pas un triomphalisme qui paraît souvent, bien ridicule.

 

CHF