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SOL Y SOMBRA

Sol y Sombra

 

 

Les lames blanches lèchent le sable et les odeurs de l’océan remontent la petite rue qui draine encore quelques touristes.

Les notes de l’harmonium envahissent la petite église, puis des guitares et des chants, une messe dite “Sévillane“

Dehors les “corbeaux“ vêtus de noir, ils ont profanés le parvis, jettent leur haine comme on jetterait un jet d’acide.

Une telle violence, à peine canalisée, ils filment, ils photographient les  gens qui sont là.

Ils les insultent, l’année d’après, ils ont disposés une dizaine d’enfants qui répètent, singes même pas savants, les insultes qu’une houri leur souffle. La violence s’apprend l’intelligence, comme la connerie, sont innées.

Ils ont menacés des commerçants, faits de fausses réservations dans les hôtels et les restaurants, ils se pavanent.

 

Les arènes pourtant sont colorées, rieuses, heureuses, et le spectacle est de grande qualité.

Les toros de “Darré“ ligne Astarac (origine rare Pedrajas et de vaches du Scamandre provenant de chez Riboulet) qui reviennent cette année, sont piquants, vifs et compliqués à souhait. Le public est attentif et sérieux, même si on croise là quelque estivant venu voir une “vraie corrida“ (il y en a-t-il des fausses ?)

Dehors, les autres s’époumonent, cassant les oreilles aux policiers qui les surveillent, la musique joue, les mouchoirs tombent, Adame, Juan Del Alamo, et tous ceux qui sont venus ici, sont ravis, l’accueil est magnifique, le lieux idéal.

 

Le soir, alors que nous refaisons la course, au soleil qui s’éteint dans la mer, restent quelques détritus laissés par les “corbeaux“, eux repartent dans leur grisaille, mentale et intellectuelle, nous devisons sur le froissement d’un tissu, et la bravoure des hommes et des animaux.

 

Mimizan c’est  ce 22 Août, Curro Diaz et son courage, Juan Bautista, le fidèle, et Thomas Campos les antis s’annoncent comme toujours.

 

Sol y Sombra

 

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