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Sonnez les cloches...

Après la désillusion de Madrid, qui selon, les sites, les goûts (toristas ou toreristas) a été l'évènement du weekend.

Un autre évènement se profile déjà à l'horizon, c'est la corrida de Pâques à Aignan.

Mes copains Espagnols accoudés à une table devant une caña me disaient que j'avais bien de la chance de pouvoir revoir un élevage comme les conchas y sierra, et ce quel que soit le résultat. (c'est peut être la marque de fabrique de mes amis, ils restent positifs même dans l'adversité) c'est un trait trés Espagnol, en effet, ils sont habitués dans leur histoire à ces évènements durs qui les rendent toujours optimistes (avec beaucoup d'humour). car eux aussi notent qu'il doit être difficile de “remettre en selle“ de tels élevages (on pense bien entendu aux cura de Valverde) J'ai déjà dit tout le bien que je pensais du travail accompli, mais aussi la prise de conscience de Jean-Luc quand au boulot de sélection et de tentadero à réaliser.

Donc Pâques à Aignan, j'ai relaté déjà ma visite de l'élevage de Jean Luc Couturier, les doutes et les espoirs, remonter le sang..vaste besogne.

Donc six toros dont il faut se rappeler que les caractéristiques des conchas y sierra, purs descendants des derniers sangs “vasqueño“ sont une excellente bravoure, et une noblesse permanente. Comme ces élevages d'époque ils collent à la muleta et demandent au torero une attention permanente, mais si les choses se passent bien, alors ils deviennent toréables à merci.

Jean luc a raison quand il dit que les conchas embistent, des années durant ils ont été parmi les préférés des vedettes comme Manolete, Ordoñez, Paco Camino, et Curro Romero, qui ont tous triomphé devant ce bétail.

Pourtant les conchas drainent derrière eux une réputation de soufre quatre toreros périrent par la corne des mêmes concha y sierra:                    Fernando Romero Lagartijilla banderillero le 25 Avril 1909 à Madrid,  Juanito Jimenez novillero le 3 Août 1934 à Valence, Pascual Marquez Diaz Matador le 18 Mai 1941 à Madrid, et enfin Eduardo Liceaga Maciel novillero mexicain le 18 Août 1946.

Ce qui en fait l'un des élevages les plus “mortels“ de la planète toro.

Bien sur (on le sait bien) parier sur une course de toros est une loterie, car on ne sait jamais avec les toros. Mais gageons que tout ce qui est possible de faire pour rendre la course belle le sera. Comme il y a quelques mois, avec les coquillas c'est un élevage légendaire qui se présentera aux arènes d'Aignan sauf que celui-ci est bien vivant...Et en cours de réhabilitation.

Le matin les novillos de Jean Louis Daré sortiront aussi en piste. Le pari sur les élevages Français paiera-t-il ? Nous n'en savons pas grand-chose, mais au moins nous avons rendez-vous avec une part historique de la tauromachie.

CHF