4 septembre 2005 - Bayonne, finale des NSP, un nouveau cas d'"indultite" !

L'indultite touche même les plazas réputées sérieuses !

... ...Bayonne, 4 septembre 2005, 11 heures. .......4 erales de Santafé Martón, tous nobles, de présentation correcte en novillada sans picador. Le premier gacho, listón, noble et un peu faible, le deuxième regular, le troisième, haut et beau, très très noble, le quatrième brocho.

.......Deux styles d'apprentis toreros s'affrontaient : le sévillan Pepe Moral, grand et torero jusqu'au bout des ongles, chargeant les suertes, se croisant, liant les passes souvent très basses, et montrant ses toros, et le madrilène Daniel Durán, lidiador tendant vers le "tremendisme". A relever la competencia aux quites (veroniques templées de Moral, gaoneras de Durán, chicuelinas de Moral, parones et demie de Durán, veroniques "templées", chicuelina et demie de Moral, véroniques de Durán) et les excellentes banderilles de Rafael Cañada au 3ème. .......A la surprise générale, une vuelta posthume fut attribuée à la dépouille du premier eral après deux pinchazos et une entière de Pepe Moral ! .......Le 3ème avalait la muleta et répétait. La demande d'indulto, étonnante car due davantage à l'art et au professionnalisme du torero qu'au tempérament du toro enfla avant d'être accordée. Nous avons ainsi été privés de la suerte suprême de Pepe Moral, qui fit la vuelta avec le ganadero. Est-ce rendre service à Santafé Martón que d'honorer les nouveaux produits de son élevage, d'une noblesse rare, mais manquant sérieusement de personnalité, donc de race ? .......Duran reçut le 2ème par des largas de rodillas et cinq superbes véroniques et un début de faena à genoux. Il "pincha" quatre fois et entendit un avis. Rien de vraiment notable au 4ème qu'il expédia d'un bajonazo.

.......Cette finale des novilladas sans picadors de Bayonne fut animée, et les tous toreros firent preuve d'un engagement réconfortant. Pepe Moral rafla sans discussion tous les prix.

.......Dommage, cette vuelta posthume et l'indulto, le premier dans l'histoire des arènes de Bayonne !

.......Indulto que la Fédération ne saurait admettre en l'absence du tercio de piques, mais qui traduit, hélas, la dérive de la Fiesta et de son public. Nous craignons que ce phénomène ne s'étende dès lors qu'un toro aura fait preuve de mobilité et de noblesse, ce qui devrait être naturel chez les toros de lidia, à condition que la casta ne leur fasse pas défaut !