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Un saut à Carca

UN SAUT A “CARCA….“

 

 

Céret de toro terminé.

Le passage du pont, dégradé par quelques abrutis liberticides, laissé derrière nous, nous voici partis pour Carcassonne.

On dit dans le Sud Ouest que l’on se rend à “Carca “ comme on se rend à “Courche“ pour Courchevel ou “Valto“ pour Val Torrens.

 

Raconter la majestueuse cité remise au beau par Viollet Leduc prendrait trop de temps.

De loin le château fort de mon enfance, de près une magnifique structure dont on se dit que le négociant en “cailloux“ à du faire le marché du siècle.

La cité en cette journée du 14 Juillet est pleine comme un œuf , et l’on peine à se frayer un chemin.

 

A la recherche du meilleur endroit pour voir le feu et l’embrasement de la cité on nous a mis en garde il faut pouvoir se glisser (sept cent mille personnes tout de même) entre les touristes de tous pays, les mômes qui geignent sous la chaleur caniculaire, et les odeurs de toutes sortes, pour avoir un emplacement correct.

Alors le meilleur endroit ?

Tous, nous indiquent le pont Vieux.

On nous explique qu’il faut s’y rendre dès les Quinze heures à peine savoir attendre jusqu’à 22H30 sous un cagnard à rendre fou un bédouin Saharien.

 

Fatigués d’un weekend à “tension“, nous rencontrons fortuitement les gens du club taurin de Carcassonne appelé aujourd’hui  “Carcassonne Aficion“

Vous en voulez des types sympas vous en avez.

Ils ont entre les mains une mine d’or, le meilleur emplacement d’ou voir le feu, assis et avec un repas de gala.

Nous voici, au culot, en train de négocier.

Ces gens là aiment les gens.

Bien sur que l’on va vous trouver deux places.

Nous nous retrouvons à la table présidentielle, en compagnie du patron du Labyrinthe, un vignoble, maison d’hôte, bar restaurant, boite de nuit.

C’est là qu’il faut se rendre, au campo de féria, Jean Claude et Isa, en connaissent un bout sur la nuit, et la fête.

Le feu qui a suivi immédiatement le cochon de lait a été somptueux, comme on ne connaît pas bien la ville nous la visitons de nuit, nos guides d’un jour ne sachant pas quoi faire pour nous faire plaisir, nous allons presque voir l’aube se lever sur la cité enfin endormie.

Durant les escales nocturnes on parle du programme de la féria qui se tiendra les 29 Aout avec une non piquée et le 30 Aout avec deux novilladas de gala.

Le matin, les pupilles de Dolores Aguirre, et pour leur faire face Borja Alvarez, Guillermo Valencia et El Roque.

Ce dernier fait beaucoup parler de lui, lui qui avait divisé les arènes de Dax en deux parties tant l’iconoclaste novillero torèe en dehors de tous les sentiers connus.

Soulevant l’indignation des “puristes“ et l’admiration sans bornes de ceux qui en ont marre du conformisme de la tauromachie téléguidée vers l’arrière.

Nul doute qu’il va y avoir du spectacle à revendre et des sueurs froides.

L’après midi rareté absolue, des novillos de chez Miura c’est assez exceptionnel pour le noter et les organisateurs fiers de décliner les liens d’amitiés qui unissent Carcassonne Aficion et le célèbre élevage.

Chez Miura on s’applique à mettre du sérieux dans cette novillada.

Les trois novilleros sont au top et notamment le petit Vanegas qui bouscule tout à chacune de ses sorties.

Alors, si fin Aout avant d’attaquer l’automne, vous êtes dans le coin, n’hésitez surtout pas, faites un saut à “Carca“ non seulement vous serez bien reçus, par des types simples et sympas, mais en plus, il va y avoir du sport…garanti sur mesure…

 

CHF