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un simple jour de fête

Un simple Jour de fête

 

Il n’ont pas du dormir beaucoup.

“Seuls les braves gens ont peur des gendarmes“ dit le dicton.

Je me mets à la place de ces simples personnes, membres d’association, qui travaillent toute une année pour offrir un spectacle et faire vivre un village avec ses traditions, et ce qu’aiment les gens qui y vivent, et qui aujourd’hui, tombés dans le traquenard que l’on sait, vont vivre pour beaucoup les pires heures de leur vie.

 

Avant toute chose, je pense à eux ce matin, et à leurs avocats qui auront à faire face à toute la déviance de la pensée unique de notre époque, l’animalisme ambiant et le savant mensonge orchestré et organisé.

 

Les faits rien que les faits : Ils sont accablants, nous en sommes tous d’accord, car le procès du jour ne traitera pas de l’insidieuse montée en puissance de la colère et de l’incapacité à lutter contre une organisation qui a répété et préparé son action de manière quasi professionnelle, des provocations et des actes tendant à empêcher la tenue d’un spectacle légal, mais bien des actes qui ont eu lieu ce jour là.

 

Je ne reviendrai pas sur ceux-ci ils sont connus archi connus. C’est bien la violence qui sera exposée, celle visible, sur les images triées et sélectionnées par l’un des belligérants ce qui laissera place n’en doutons pas au doute sinon de leur véracité au moins de leur orientation.

Bien entendu que les gestes désespérés face à une bande organisée seront punis, bien entendus que la justice va traiter ce qui est visible…et chacun de nous, qui avons étés insultés, bousculés, et outrés par les propos, les gestes et les attaques parfois très violentes des anti taurins se sentiront salis et trahis par une république qui oblige ceux qui sont dans leur droit à s’incliner face à quelque minorité aussi violente soit-elle.

Notre histoire actuelle en regorge.

Le tournant pris ce jour va changer les mentalités, car quel que soit le jugement final, celui-ci va faire une jurisprudence et sera la véritable rupture entre “le monde d’avant et celui d’aujourd’hui“.

Le procès de Rodilhan va donner à chacun, la conscience que désormais nous nous devons, nous tous pacifistes convaincus, de relever toute agression à notre égard par le témoignage, que nous devons répondre par les plaintes déposées et que si nous aimons vraiment notre passion comme le disent beaucoup, il est urgent de nous fédérer sérieusement pour répondre à tout cela.

Aujourd’hui céder à la violence du verbe et du geste que nous soumettent les sbires des extrémistes animalistes, sera traduit par des actes de justice.

Que Robert Lahana, (Ana Galore lorsqu’il écrivaillonne) ex : laborantin, expérimentateur en laboratoire, veuille prendre la main est sans conteste un signe intéressant, le susnommé, voulant sans doute être calife à la place du calife.

Que le sieur Garrigues, opportunément malade aujourd’hui, (on souhaite pour lui que ce soit bien la maladie qui l’empêche d’être là, et pas la lâcheté ce qui serait ennuyeux n’est-ce pas?) ne soit pas présent, n’empêchera pas le cirque des antis, ici, comme à Dax l’an passé.

Souhaitons lui un prompt rétablissement pour qu’il puisse être à la barre des procès à venir dans lesquels il va être mis en cause à son tour.

Quoi qu’il en soit, cette journée sera celle du triomphe au goût de fiel, ou celui d’un déni de justice, à moins que celle-ci dont le symbole est le fléau ne renvoie dos à dos les belligérants ce qui serait déjà un moindre mal, même si nous considérons cela comme un outrage, au vu de ce qui se passe partout ou il y a des arènes.

Nous aurions aimé encore une fois, nous, aficionados, un soutien plus sérieux de la part des organisateurs de spectacles taurins, des prises de paroles claires, et des positions rassemblées.

Hélas, ça n’est toujours pas le cas, et les spectacles à venir ne sont pas rassurants en ce sens.

La corrida ne peut survivre que par l’image du combat entre l’homme et l’animal et pas un simulacre de danse avec les stars ou le toro ne devient qu’un accessoire au triomphe de ceux-là mêmes qui se doivent de la défendre.

Et ce qui se passe en Espagne pend au nez de ceux qui comme les trois singes se masquent les yeux, les oreilles, et le nez (surtout le nez d’ailleurs)

Mais ceux qui en vivent, se foutent bien, en général, de ceux qui la font vivre.

Tondre le mouton sans jamais le nourrir mène les deux à leur perte, le mouton et le berger…

Les décisions prises par certaines villes d’annuler, limiter les corridas ou encore de rendre les accès à celles-ci contrôlés et payants (Voir Vic-Fezensac cette année) au nom de la sécurité, ne doit pas nous faire oublier l’injustice de plus, de faire payer à ceux qui la font vivre, l’insécurité entrainée par d’autres, espérons que cela sera relevé dans les procès à venir. ?

Enfin, dans la période trouble que nous vivons et au nom d’une démocratie déjà violée, peut-on encore accepter la nécessité de bloquer des troupes de police (ce qui prouve bien qu’il y avait danger) qui ont mieux à faire actuellement que de tenir en respect une minorité de gens, prônant au nom de leur vindicte politique, des actes anti civiques et anti démocratiques, même si celle-ci leur donne raison de temps en temps.

Voilà, nous en saurons bien plus dans les jours à venir bien sur, et je ne manquerai pas d’en faire le commentaire.

Et je pense à ces hommes qui se sont levés heureux un simple matin de Fête, et pour qui celle-ci a tourné au cauchemar.

CHF