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un toro blanc?

Un toro blanc ?

 

 

Partir en Espagne était une aventure.

 

C’était avant la mondialisation, avant Internet, avant les voitures informatisées.

Partir de chez soi, voyager, changer de pays avait du sens.

 

Se lever au petit matin, voir le jour poindre sur les pentes verdies des Monts des Pyrénées.

Premiers battements de cœur, changer de paysage.

 

Passer la frontière.

Ce pincement au cœur : “Du calme les enfants“

La Guardia civil, une réputation de soufre, ce sentiment confus de culpabilité ou de crainte, aucun de nous n’était un délinquant.

 

Puis les lacets pour Descendre, traverser le Pays Basque, ici on fabriquait des bombes au nom d’une idéologie.

 

Venaient enfin les grands plateaux, les plaines brûlées, la couleur ocre des terres.

 

Et soudain, ils apparaissaient, dressés, comme une seconde frontière, les toros d’Osborne.

Je me fichais du Brandy, de la marque et du Marketing, ils étaient pour moi, l’autre frontière, celle de la tauromachie.

 

L’idée nous trotte dans la tête, depuis l’an passé : “exposer à Madrid, pour le cinquantenaire du toro blanc d’Osborne avec Antoñete“.

On nous en a parlé en Octobre, à Las Ventas, notre exposition réalisée l’an passée à l’hôtel Beausoleil de Dax a suscité l’intérêt.

L’idée fait son chemin, mais il faut du temps et des moyens, on verra bien.

 

Le toro blanc, qui permit à Antoñete de faire sa faena référence, un toro d’Osborne, avait été boudé par le maestro.

Il l’avait appelé : “la vache à lait“, et avait cherché à l’écarter du lot, il triompha chez lui, on n’est pas toujours maitre en son Pays.

 

Les origines des Osborne, se trouve dans la caste Vasquez, par les Veragua (comme les Concha Y Sierra de chez Couturier, ou encore les Prieto de la Cal en passsant par Juan Pedro Domecq (et oui) du temps ou les Domecq sortaient forts et embistaient.

 

Devenus grâce aux panneaux (en bois d’abord, 7 mètres de haut)

Puis en Ferraille (14 mètres de haut) le signe rassembleur des terres taurines, mais aussi le sigle de la grande Ibérie, ces toros se voient de très loin, c’est le but, et sont devenus une marque, on en trouve dans toutes les boutiques sur des mugs, des bols, des drapeaux, des chapeaux, des foulards, des drapeaux, tout ce que le touriste peut acheter, et dire :“j’étais en Espagne“

 

Nous en parlions le weekend passé, et nous nous posions la question de savoir si Osborne sortait encore des toros (des vrais ceux-là), ils seront en chair et en os, à Riscles, pour la novillada piquée de l’après-midi.

Et cerise sur le gâteau, il y a un presque blanc (presque seulement)….alors….triomphe ?

 

CHF