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Vaincre ou mourir

Depuis le début de ce cycle Madrilène il y a deux constats à faire.

Peu de choses à se mettre sous la dent côté toros. Les élevages se succèdent et mis à part le trapio obligatoire à Madrid (et parfois à l'encontre même des caractéristiques traditionnelles de l'élevage) et même un Fuente ymbro plus noble que brave que l'on a bien voulu nous survendre, pas grand chose à se mettre sous la dent.

Franchement et toutes proportions gardées, la journée Française de Saint Martin de crau n'a pas à rougir de la comparaison jusque là...

Côté matadors, on nous a survendu la faena triomphale de Talavante (sur un ersatz de toro, ce qui devient classique) et surtout parce que cette faena surlignait l'état pitoyable des Ventorillo.

Au final, pas grand chose sinon une volonté de triompher (et l'on sait toute l'importance de Madrid dans ce cas là). Depuis le début du cycle les obscurs, les revanchards ou encore les “nouveaux“ toreros se jouent la peau, simplement pour exister. On a vu pratiquement chaque jour un torero se faire accrocher, ou se faire blesser. Hier, Jimenez Forte a voulu forcer le destin en prenant tous les risques et notamment sur un toro décasté, qui donnait sans cesse des coups de tête.

Certains vous diront, que c'est là toute la différence entre une figura et un humble de la profession, cette capacité à “tordre“ le toro et le pousser vers l'extérieur. La dernière série de Bernardinas de Forte laissaient à penser que le drame n'était pas loin. De porta gayolas en séries de face non coloquées  il a pris tous les risques, et notamment à la mise à mort donnée dans l'axe. Pris et soulevé, il a été repris au sol et a subi deux trajectoires au cou.

Madrid sous le choc commentait hier ces risques pris. Il y a si peu de place pour les seconds couteaux que ceux-ci se jouent vraiment la peau, y compris parfois du raisonnable. Mais est-ce raisonnable que d'être torero?

Le pronostic grave est en suspens.

Pendant ce temps, l'annonce d'une probable corrida télévisée en Septembre par la télévision Espagnole publique donnait aussi à discuter, ce serait avec le Juli....qui a remis au goût du jour ce que l'on nomme  le “Julipié“ mise à mort avec saut latéral à cornes passées. 

CHF