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VALVERDE

VALVERDE !!!

On ne mesure pas vraiment la chance que nous avons d’avoir ce sang encore vivant sur notre territoire, car nul doute que Sans Jean Luc Couturier, cet élevage aurait fait comme tant d’autres, il aurait disparu.

Et oui, il faut de l’argent pour (re)créer un élevage, mais aussi une immense passion et une remise en question personnelle frisant l’inconscience, car franchement, un Yacht, un avion privé, et tout ce qui peut être l’apanage des “riches“ a été balayé au profit de la reprise de ces deux fers que sont Les Concha Y Sierra et les Cura de Valverde….les Espagnols eux considèrent cela comme un miracle…Pour certains en France c’est presque une offense, on a les ressentiments que l’on peut.....

Le travail effectué depuis quatre ans apparaît maintenant au grand jour…de la course intéressante d’Alès (Dont certains voient le triomphe suspect puisque “local“), en passant par le toro de la concours de Vic, qui déçut, mais dont on sait aujourd’hui qu’il était blessé.

(La camade étant courte en têtes, Jean Luc Couturier a opté pour les fundas (à regrets sans doute) et que les blessures occasionnées en cas de “pelea“ ne se voient pas.

Les poches de sang noircies constatées post mortem sur le toro de Vic montraient que celui-ci était blessé avec des lésions internes et hémorragies qui pénalisèrent sa sortie dans la capitale gersoise du toro, signe de bataille violente.

La journée Orthézienne était une gageure qui faillit tourner mal, le matin, la faute au choix fait de mettre des toritos malléables et justes en âge. Choix, qui devait permettre aux novilleros de s’exprimer…ce fut un demi échec..laissant les aficionados dans l’expectative.

Pour ma part, et n’en déplaise aux savants de la tauromachie, le fait de devoir choisir entre deux courses que sont les Adolfo à Mont de Marsan et les Valverde à Orthez était un crève-cœur, que je trouvais, et confirme trouver stupide.

Quand à Tyrosse et sans offenser les organisateurs, on ne boxait pas dans la même catégorie.

Bref, mes visites, entretiens avec l’éleveur, et choix du suivi des Valverde, me firent opter pour la course des pupilles du curé.

Les informations internes, sur la sélection, les conditions d’élevage, la reprise en main des erreurs et tâtonnements commis, la remise en question génétique ne passe que par des décisions drastiques, elles furent prises, car Jean Luc Couturier est avant tout un entrepreneur sérieux, et rôdé, une fois compris comment fonctionne le mundillo, ni plus, ni moins dur que le monde des affaires qui ont été son quotidien, il a su reprendre les rênes de l’élevage pour recommencer le travail.

Des six toros sortis à Orthez on notera “le Genio“ qui fait que chaque erreur se paie cash, et que la notion de danger est permanente. Le picador Juan Melgar peut en témoigner, jeté de son cheval, il sera chargé et balayé comme un fétu de paille et c’est un miracle qu’il n’ait rien.

La mansedumbre de l’ensemble du lot, fit que les trois toros les plus sérieux firent visiter l’arène aux matadors, obligés de tuer près des planches…du premier, dangereux, dur  (remplissez une pleine jatte de cobras, jetez votre montre au milieu et plongez le bras pour la rattraper, vous serez moins en danger..) au sixième compliqué mais d’une pure noblesse à la muleta, en passant par le “sobrero“ de Vic (une estampe compliquée) on a pu se rendre compte de la difficulté de toréer cet élevage. Bien sur cela manque encore de “Chispa“ au cheval, et certains regrettent la “sauvagerie“ d’antan..(sic)

Pour ma part, et au delà des apparences, je suis heureux de voir que cet élevage moribond il y a peu, peut sortir aujourd’hui en course avec l’intérêt décrit, et le bonheur procuré aux 4000 Aficionados présents, grâce aux progrès accomplis.

Que au delà des accolades, félicitations etc.. etc.. le ganadero est parfaitement lucide sur le travail encore à accomplir.

Mais que d’ores et déjà, le pari est gagné, celui de rendre ses lettres de noblesse, et l’intérêt aficionado et du mundillo taurin aux Valverde.

Gageons que celui-ci va interpeller outre Pyrénées, et que sans doute, les choix seront compliqués l’an prochain, car certainement que les cura de Valverde ne proposeront que deux à trois courses maximum…

L’éleveur le sait, il faut profiter des bons moments,

Dimanche à Orthez, ils furent excellents.

 

CHF