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VOEUX PIEUX

DES VŒUX….PIEUX

 

 

Voilà, en trois jours à peu près j’ai pu envoyer mes vœux aux uns et aux autres.

Sur le plan taurin, comme dans l’entreprise une partie de ceux-ci, il faut bien le reconnaître, ne s’adressent qu’à la masse, avec tout ce qu’il y a de sincérité là dedans.

On peut, je pense, souhaiter le meilleur à ceux que l’on connaît, le reste étant semi automatique et peu engagé, et j’ai ainsi reçu des vœux “automatiques“ parce que j’apparais dans tel ou tel groupe ou réseau social, ayant peu de chances de rencontrer ceux qui me les souhaitaient.

 

Peu importe, cette période, la trêve des confiseurs, ne dure guère et l’on reprend bien vite pied avec la réalité souvent dure du monde du moment.

Ce qui m’amuse sur le plan taurin, c’est que tout le monde se souhaite “du toro“…bien, bien. Mais quel toro ?

J’ai déjà dénoncé la saison à venir, ou la peau de chagrin se réduit pour les encastes dits minoritaires, et ou les mêmes trustent déjà toutes les férias. (A ce compte, même un triomphe, toutes les trois ou quatre prestations, c’est déjà plus que n’importe lequel des toreros de je ne sais plus quelle zone (2/3 voire quatrième zone) ne pourra jamais obtenir n’ayant pas de contrat)

Donc j’ai souhaité en réponse, en masse parfois, une bonne année taurine à des gens qui ont déjà préparé triomphes, oreilles, indultos etc…et qui probablement n’aiment pas ma façon de voir la corrida.

 

Les questionnements posés quand aux réseaux sociaux dont je parlais précédemment sont liés à la capacité d’information que nous pouvons avoir, sa rapidité et la capacité d’avoir des témoignages intéressants, mais surtout avérés, sur le sujet.

Les professionnels côté toreros nous abreuvant de “plans com“ plus ou moins réussis, appliquant la devise de marketing “créer l’événement“, qui souvent une fois passé se montre être une course de plus avec les mêmes (ça, vous l’avez compris).

 

Les pros du stylo, du clavier, et du callejon, eux, s’offusquent de l’abondance d’infos, sur le net, et les fameux réseaux (blogs, pages d’info, facebook et maintenant twitter etc…) allant parfois à l’exact opposé de ce qu’ils ont écrits.

Souvent, il suffit d’aller sur Mundotoro, (plus consensuel il n’y a pas) et on trouve la même info relayée cent fois, images comprises, mais souvent tronquées, sur des pages professionnelles, reprises en cœur, quand les présents vous décrivent un tout autre tableau et se font traiter de tous les noms d’oiseaux comme si ils ne devaient pas avoir eux-même leur propre avis.

Affaire de sensibilité sans doute, et de relais “technique.“

Décrire une corrida techniquement est une chose, dire ce que l’on en pense et son ressenti en est une autre.

Pour les deux il faut un certain talent, et une éthique assumée.

 

Pour ma part, je donne mon avis, avec ce qu’il a de faussé (rapport à ma sensibilité et ce que je recherche) et mes critiques positives ou non, ne le sont jamais sur une personne pour ce qu’elle est, mais en rapport à ce, pourquoi elle s’expose, professionnellement.

 

J’accepte les critiques avérées, mais je refuse catégoriquement que l’on me prenne pour ce que je ne suis pas.

Ayant bossé pour de grosses boites américaines, je connais, la pression exercée, la communication, le marketing et la façon de faire dire aux chiffres ce que l’on veut.

Ainsi, El Fandi premier de l’escalafon prouve à tout le monde l’absurdité de la valeur des triomphes de pacotilles donnés au nom de telle ou telle raison ou affinité…quand on voit comment un Fandiño a eu du mal à se relever de sa corrida de Madrid en un contre six.

 

Mais on le sait toute arène cherche son indulto, et la faena de rêve à vous renverser.

Les Pedraza de Yeltes de Dax (qui aurait cru que les plus grands tercio de piques des deux dernières saisons seraient à Dax ?), la corrida de St Martin de Crau (Gallon, François André), et les Valdellan redonnent un souffle nouveau puisque ces noms (bien que connus par les professionnels sortent du commun et laissent espérer un toro “nouveau“ avec assez de sauvagerie pour un premier tercio retrouvé, et de la noblesse pour un troisième tercio exigeant et prenant.

 

C’est ce que je souhaite à tous cette année quand je parle de toro, celui des trois tiers, pas celui de la mono pique, ni celui des triomphes aux milles passes, plus de vérité, plus de souffre, plus de sauvagerie. C’est à ce prix que la corrida sortira du rang infâme dans lequel les médias bobos et de la bien pensance l’ont plongée.

Le toro ne doit pas faire pitié, ni faire plaisir, il doit faire peur.

Si on le considère comme partenaire uniquement et non plus comme adversaire alors la corrida est fichue car elle donne raison aux antis de tout poil qui défendent un animal sans défense (ou presque) que l’on est pas obligé de tuer (indulto) ni de faire souffrir (picotazos) si c’est cela, alors nous courrons à notre perte.

Les organisateurs l’entendront-ils ?

 

Je souhaite aussi que la justice qui elle, ne prendra pas en compte les provocations, mais seulement les actes des acteurs de Rodilhan se montre aussi magnanime envers ceux qui maladroitement ont voulu défendre devant l’incompréhensible, une zone délimitée et privée qu’envers ceux qui l’ont transgressés sur ce procès et ceux à venir.

 

Je souhaite à ceux qui m’apprécient une très belle année 2016 et à ceux qui m’apprécient un peu moins de communiquer avec moi, au moins on apprendra à se mieux connaître.

 

CHF