31 décembre 2012

Le "Corps des Présidents et Assesseurs de corrida"
est maintenant une réalité

 

Nous y pensions depuis longtemps …

Au cours de l’Assemblée Générale de notre congrès, le 23 octobre 2011 à Saint Gilles, nous nous étions fixés, entre autres, l’objectif  suivant :
«  Créer un Symposium « Présidence » pour une rencontre annuelle de Présidents, d’Assesseurs et de Vétérinaires Taurins et transmission des conclusions des travaux à l’UVTF.  
Travailler sur la création d’un Corps de Présidents »

À l’initiative de notre Fédération le 1er symposium des Présidents s’est réuni à Toulouse le 17 novembres 2012. Il était fort de 42 présidents ou anciens présidents très déterminés qui se sont constitués en membre fondateurs d’un “Corps des Présidents et Assesseurs de corrida”.

Ils ont élaboré ensemble une “Charte du Corps des Présidents” et décidé à l’unanimité que la signature de cette Charte et l’engagement d’en respecter tous les termes vaudrait appartenance au Corps des Présidents et Assesseurs, sous peine d’en être exclu si cet engagement n’était pas tenu.

Ils ont souhaité qu’au moins l’un des membres du trio “Président- Assesseurs” soit un vétérinaire et ont reçu le plein accord de l’Association Française des Vétérinaires Taurins dont des représentants, dont leur Président, participaient au Symposium.

Ils se sont dotés d’un “groupe de travail” et en ont confié le pilotage à des membres du Bureau de la Fédération ayant assuré des fonctions au palco

Enfin, ils ont approuvé, toujours à l’unanimité, un “Document d’assistance aux Présidents et Assesseurs”, à diffuser largement.

Le Corps éditera avant le début de chaque temporada, à l’attention de toutes les villes taurines, une Liste de Présidents et Assesseurs disponibles.

Le Président Roger Merlin a proclamé officiellement l’existence du « Corps des Présidents et Assesseurs » le 15  décembre 2012 lors de l’Assemblée Générale de l’UVTF à Céret.
Il a transmis une première liste pour la prochaine temporada, elle comprend 34 volontaires dont 16 vétérinaires membres de l’AFVT. Cette liste sera bien sûr enrichie et rediffusée avant le début de la temporada 2013, puis reactualisée avant le début des chacunes des temporadas suivantes.

Inutile de chercher à faire partie du Corps des Présidents de manière individuelle et anarchique. Celles et ceux qui vont le rejoindre seront connus pour leur bonne connaissance des toros, leur souci d'éthique et de vérité, leur dévouement à la cause taurine. Ils seront contactés par les membres fondateurs ou présentés par des associations taurines honorablement connues.
De jeunes aficionados de qualité seront aussi invités à rejoindre des stages de formation organisés par le Corps.

Assoir l’autorité et l’indépendance de ceux qui s’engageront à monter au palco, pour y faire respecter l’éthique de notre fiesta et non pour y parader, est une démarche très prometteuse..
Former de nouveaux jeunes présidents dignes de cette fonction constitue un formidable espoir.

Il n’est pas interdit de voir ce qui se fait en Espagne et comment s’y organise la formation des présidents.

Un dernier vœu : Que se constitue en parallèle un “Corps des Alguacilillos” !
Ils ont été transformés en accessoires strictement décoratifs alors qu’ils auraient à exercer en liaison avec les présidences, en temps réel (micros et oreillettes), une fonction éminente et salutaire.


Une alguacililla exemplaire, Véronique Podesta
Ici à Rieumes

Voir infra la Charte et le Document d'assistance...

 

Crée lors du 1er Symposium des Présidences le 17 novembre 2012 à Toulouse, sous l’égide de la Fédération des Sociétés Taurines de France, le Corps des Présidents - Assesseurs de Corrida est une structure d’aide à l’organisation des spectacles taurins en France.

CHARTE DU CORPS DES
PRESIDENTS - ASSESSEURS DE CORRIDA

Le Corps des Présidents - Assesseurs de Corrida est un outil à destination de l’Union des Villes Taurine de France (UVTF), mais aussi de toutes les autres villes taurines. Il est une ressource de compétences pour la composition des palcos des novilladas sans picador, des novilladas et des corridas.
Le Corps des Présidents - Assesseurs de Corrida est ouvert à toute personne pouvant justifier d’une expérience (même minime) dans la fonction, et d’une très bonne connaissance du Règlement Taurin Municipal.
Le Corps des Présidents - Assesseurs de Corrida souhaite :

  • Contribuer à l’harmonisation des pratiques quel que soit le type de spectacle et quelles que soient les arènes. Donner aux professionnels du monde taurin une image de sérieux, de cohésion et de cohérence qui ne peut être que profitable à la tauromachie en général.
  • Susciter des vocations de Présidents, notamment auprès des plus jeunes, en offrant aux organisateurs la garantie d’un fonctionnement collégial et serein ; en apportant à l’équipe présidentielle toutes les conditions de confiance nécessaires à sa réussite.
  • Diffuser le plus largement possible le Document d’Assistance aux Présidences, recueil de critères communs indispensables au bon déroulement des spectacles. Voir le Document en annexe.
  • Assurer la vitalité de son initiative, la formation continue de ses membres par des retours sur expérience systématiques. Assurer aussi la formation des débutants.

Composition et fonctionnement du Corps

Il est composé de personnes volontaires, toutes motivées pour faire de ce Corps une référence de sérieux, dans l’intérêt de la Corrida et de son public.

Le Corps des Présidents - Assesseurs de Corrida comprend : des débutants, des expérimentés et un groupe de travail, tous en interaction.

Le groupe de travail est composé de Présidents ou Assesseurs expérimentés, d’anciens, aujourd’hui « retraités » de la Présidence et de membres du bureau de la FSTF (qui coordonnent les actions et contribuent à l’animation). Ce groupe est chargé :

  • d’organiser le Symposium annuel ;
  • de transmettre, si besoin, des demandes de modification du règlement taurin municipal à l’UVTF ;
  • d’assurer la formation des débutants ;
  • du suivi des Présidences au cours de la temporada française et de l’état des lieux annuel lors du Symposium ;
  • de proposer chaque année aux Villes Taurines, une liste de présidents - assesseurs à même d’occuper ces fonctions.

Les personnes signataires de cette Charte adhérent au Corps des Présidents-Assesseurs de Corrida, Elles s’engagent à poursuivre les missions définies ci-dessus, approuvent le Document d’Assistance aux Présidences et s’engagent à faire respecter le Règlement Taurin Municipal. Le statut de membre du Corps peut se perdre par infraction aux principes et objectifs stipulés ci dessus.

Document d’Assistance aux Présidences
Amendé lors du 1er Symposium « Présidence » réuni le17 novembre 2012 à TOULOUSE

Ce document est un ensemble de recommandations à l’intention des personnes exerçant les fonctions de président ou d’assesseur de corrida, afin d’assurer aux aficionados la célébration correcte et dans son intégralité des spectacles auxquels ils assistent ; tant pour les novilladas sans picador que pour les novilladas piquées ou les corridas de toros proprement dites.

Il pointe du doigt (sans dramatisation excessive) toute l’importance de la fonction de président - assesseur ; qu’il s’agisse des heures précédant le spectacle, des usages en vigueur pendant le spectacle ou de l’attribution des trophées. La présidence est responsable du bon déroulement de la course.

Il invite les présidences de corrida à conserver intactes leur indépendance d’esprit et leur lucidité d’analyse malgré les pressions inhérentes au monde taurin.

Il précise et complète le règlement taurin français.

Le matin (si possible bien au calme avant l’arrivée des cuadrillas) :

  • Le président s’assure de la bonne présentation des toros et sobreros (art.44 et 45 du règlement taurin), ainsi que de leur état de santé apparent. Ils doivent présenter une aptitude normale au combat (art.55).
  • Il s’assure que les toros portent bien le fer de la ganaderia et qu’ils ont l’âge requis (marque visible). Si besoin, il peut demander les documents officiels des toros.
  • Il invite, s’il le faut, l’organisateur à faire le choix du ou des sobreros avant l’arrivée des cuadrillas. Il prend connaissance ainsi du nombre de toros remplaçants (au moins un quel que soit le type de spectacle) et de leur état.
  • II recueille auprès des personnes habilitées (mayoral des arènes, vétérinaire, éleveur ou son représentant) toute information susceptible de lui être utile (blessures, conditions du débarquement, comportements notables, etc.).
  • Il s’informe de toutes les particularités éventuelles qui peuvent influer sur le déroulement de la course.

Lors des opérations traditionnelles du matin :

  • Le président (accompagné de ses assesseurs) participe à l’apartado ; il se soucie de la confection des lots, fait procéder au sorteo, note l’ordre de sortie des toros (et des sobreros). Il est bien présent.
  • Il assiste jusqu’à la fin aux mises en chiqueros au cas où un incident se produirait.
  • Il prend déjà contact avec les cuadrillas. Il leur rappelle les exigences éthiques des arènes françaises.

Autres considérations :

  • Le président règle le « problème des mouchoirs » : il demande qui fournit les mouchoirs, où et à quelle heure. Si possible, il en prend possession tout de suite.
  • Il constate que le nombre de chevaux de piques (au moins 4) et leur qualité sont suffisants.
  • Il se met d’accord avec l’organisateur au sujet du cas des toros qui se blessent gravement après leur entrée en piste (il faut prendre acte de la position de l’organisateur sur ce sujet).
  • Évidemment, il se met d’accord avec ses assesseurs sur le fonctionnent envisagé (travail d’équipe, discussion, répartition des tâches, etc.).

La confiance est l’élément déterminant d’une bonne présidence ; une prise de contact précoce et consistante entre les concernés est vraiment recommandée.

L’après-midi  :

  • Le président et ses assesseurs arrivent bien avant le paseo (3/4 d’heure minimum).
  • Il s’informe d’éventuels évènements concernant les toros depuis l’apartado.
  • Il s’assure, auprès du Médecin responsable, de la présence suffisante de moyens humains (art.15), de la conformité des installations de l’infirmerie et des moyens d’évacuation : deux ambulances à proximité immédiate du ruedo. Le président est responsable de la sécurité.
  • Il s’assure de la présence du délégué aux banderilles, du nombre suffisant de banderilles et de la présence des banderilles noires (art.63).
  • Auprès de l’alguazil :
    1. Il vérifie l’état de la piste, la conformité des lignes (ou arcs de cercle) concentriques (art.64), le positionnement prévu du picador bien à l’opposé du toril.
    2. Il se préoccupe des conditions d’usage du callejon et demande à l’alguazil de limiter au maximum les déplacements. Tout le monde doit avoir une place derrière un burladero. Le président est responsable de ce qui peut influencer le déroulement de la lidia.
    3. Il l’invite à prendre les mesures nécessaires en cas de manquement grave à l’éthique taurine ou de non respect du règlement taurin français : peones faisant délibérément taper les toros contre les planches (art.72), monosabios trop présents (art.20), cariocas, piques après changement de tercio (art.73), tentatives de descabello sans véritable épée (art.81), « ronde des enterreurs », etc.
    4. Il convient d’un mode de communication efficace (téléphone ou autre) en cas de besoin.
  • Il s’assure de la présence du délégué aux piques. Si possible, Il assiste à l’ouverture de la caisse des piques. Il informe les picadors de l’importance d’un  1er tercio parfaitement exécuté et il laisse le délégué aux piques vérifier le montage des piques
  • Il va à la rencontre des matadors pour mettre en œuvre une confiance réciproque. Il les informe mais aussi les rassure :
    1. Il souligne l’importance du premier tiers. Important : " il y aura autant de piques que nécessaire " (en particulier si le toro est manso ou très puissant ; notamment en novillada). Il s’agit d’insister sur la volonté de mettre en valeur les toros, sur les goûts du public français. Objectif : améliorer la qualité des mises en suerte, éviter les piques trop fortes et/ou trop longues (surtout la première), aller vers 3 piques normales plutôt que 2 très fortes, etc.
    2. Il précise que le nombre de piques minimum en France est fixé à 2 dans toutes les arènes. Les deux rencontres avec le cheval sont impératives.
    3. La façon dont la lidia est menée sera évidemment prise en compte lors de l’attribution des trophées. Les matadors doivent en être informé.
  • Il se met en accord avec le chef de musique : arrêt possible de la musique pendant la faena, pas de musique avant la sortie effective de l’arrastre (l’organisateur doit aussi prévenir les bandas présentes).

NB : Tout le travail mené en amont de la course est primordial. Il influence le déroulement de la corrida dans une part non négligeable. Le président doit engranger un maximum d’informations avant le début du spectacle et doit évacuer un maximum d’ " inconnus "

Présidence de la course (considérations initiales) :

  • Le président et ses assesseurs doivent prendre place à temps pour lancer la course à l’heure annoncée. L’horloge des arènes fait foi. Attention au temps nécessaire pour atteindre la Présidence (escalier encombré par exemple).
  • Il répond tout au long de la course avec spontanéité aux différents saluts des professionnels (en se levant, notamment au paseo). Attention aux saluts des matadors après les mises à mort (lorsqu’ils regagnent la barrière) et à celui du dernier picador.
  • Il s’assure de la bonne remise en état de la piste, de l’absence de mouvements trop importants (dans le callejon, où les areneros doivent avoir regagné leur poste ; et sur les gradins), il vérifie que toutes les portes soient bien fermées et attend le signe de l’Alguazil pour la sortie des toros ; particulièrement pour la 1ère sortie (piste et public).
  • Le président commande les différentes phases de la corrida (tercios).
  • Attention, en cas de mauvais temps, le président prend sa part de responsabilité dans la décision d’annuler ou de suspendre le spectacle (art. 86).

Premier tercio :

  • Le président concentre toute son attention sur la sortie du toro et s’assure de l’absence de défauts physiques flagrants. Cette attention ne doit pas faiblir tout au long du 1er tercio (au moins). Le toro doit sortir sans handicap physique. Le président examine sa capacité à tenir la lidia.
  • Il fait jouer les clarines pour l’entrée des picadors, quand le toro est fixé sur le capote. Évidemment, le torero peut continuer sa série de passes.
  • Si un changement de toro est envisagé
    1. Il prend son temps, s’informe sans se précipiter auprès du vétérinaire-assesseur ou des assesseurs en général. Il faut s’assurer du caractère invalidant de l’anomalie constatée. Certains défauts, comme une ankylose rapidement évacuée, n’exigent pas de changement.
    2. Si le toro est sorti limpio mais devient impropre à la lidia, c’est à l’organisation qu’incombe la responsabilité de la décision (le règlement taurin précisant que les accidents ou blessures survenant à un animal après son entrée en piste peuvent ne pas donner lieu à son remplacement). Il est important d’envisager l’hypothèse de cette situation avant la corrida avec l’organisateur (voir plus haut).
    3. L’usage veut que le changement s’effectue avant le tercio des banderilles.
  • Il change de tercio seulement après les deux piques minimum et ne cède en aucun cas à la demande du maestro d’écouter cette séquence. Il attend que le toro « sorte du cheval » afin d’estimer le dosage du châtiment puis décide du changement. Garder toutefois en mémoire le cas de piques volontairement dévastatrices et prolongées ; ici, on peut faire retentir les clarines en pleine suerte pour l’interrompre.
  • Si le toro est manso, rappelons qu’il n’y a plus véritablement de loi sur l’emplacement du picador et le nombre de piques. Le président donne son consentement pour que la suerte s’exécute malgré tout et attend que le toro soit réellement piqué même si le public réagit fortement.
  • Si après plusieurs tentatives de rencontre infructueuses le toro manso ne peut pas être piqué, il ordonne la pose des banderilles noires (mouchoir rouge).

La gestion du 1er tercio est une prérogative essentielle de la Présidence. C’est de son seul ressort. La Présidence est responsable du bon déroulement la corrida. Du dosage des piques dépend grandement la suite du combat. De la mise en relief du toro dépend aussi la réactivité du public. Le président et son équipe doivent être à même de valoriser un toro lorsqu’il peut l’être. Il faut faire preuve de clairvoyance.

Deuxième tercio :

  • Sauf cas très exceptionnel, le président n’interrompt pas le tercio de banderilles ; c’est notamment le cas en novillada piquée ou non piquée (pour lesquelles la demande d’arrêt après la deuxième paire est devenu quasi systématique). Le président ne doit pas céder aux demandes injustifiées des toreros.
  • Il s’assure qu’un minimum de 4 banderilles est effectivement planté sur le toro avant d’ordonner le changement de tercio. Il prend toutefois garde de ne pas prolonger inconsidérément le tercio si cela met en péril la sécurité future des hommes (le toro étant trop « détérioré »).
  • Il n’oublie pas de faire jouer la musique si le maestro pose lui-même les banderilles ; ensuite, il ne se précipite pas pour le changement au cas où le maestro demanderait à poser une quatrième paire.

Troisième tercio :

  • Un de assesseurs doit chronométrer la faena de muleta à partir de la première passe.
  • Il fera sonner les avis exactement dans les temps : 10, 13 puis 15 minutes. Les avis, du moins les 2 premiers, ne sont pas des sanctions mais des informations. Évidemment, il prend soin de ne pas « gêner » le matador dans les secondes qui précèdent une tentative de mise à mort ou de descabello.
    Voir art. 82 pour plus de précision en cas de 3ème avis.
  • A propos de la musique :
    1. Il ordonne la musique en fonction non seulement du travail du torero mais aussi du comportement du toro. La musique accompagne les faenas dites artistiques, elle s’abstient avec l’émotion du combat.
    2. Il stoppe la musique si le maestro se fait prendre, s’il se fait désarmer ou encore si l’intensité de la faena baisse.
    3. Il fait attention de ne pas la lancer trop tard.
    4. Il arrête la musique quand le maestro prend l’épée de muerte.

Pour l’attribution des trophées :

  • Le président tient compte de l’ensemble de la lidia ; pas seulement de la faena de muleta (art.83). Un torero ne peut prétendre à la 2ème oreille s’il n’a pas été rigoureux dans la gestion du combat (c'est-à-dire lors de tous les tercios, en particulier le 1er).
  • Il tient compte de la façon dont est portée l’estocade plus que de son efficacité ou du nombre de tentative. Il n’est pas impossible de couper des oreilles après un pinchazo « bien porté ». Dans tous les cas, un torero ne peut prétendre à la 2ème oreille si la sincérité de son coup d’épée n’est pas avérée.
  • Il prend soin de ne pas mettre le ou les mouchoirs trop vite. Non seulement il attend la réaction du public et mesure l’importance du nombre de mouchoirs (et non pas des cris) mais il se prémunit parfois d’une pétition de 2ème oreille inattendue et hors de propos.
  • S’il décide d’octroyer deux oreilles, le mieux est là aussi d’attendre pour sortir les deux mouchoirs en même temps. Une 2ème oreille concédée sous la pression du public n’a pas la valeur que le règlement taurin lui confère.
  • Il laisse le ou les mouchoirs bien apparents sur le balcon afin qu’il n’y ait aucune confusion possible.
  • La vuelta al ruedo du toro ne peut être octroyée qu’à un toro très bien présenté, excellent durant toute la lidia et ayant reçu trois piques minimum avec bravoure.
  • L’indulto doit rester rarissime pour un toro de combat excellentissime, ayant pris un minimum de trois piques avec une bravoure sans faille (et non pas un collaborateur !). Attention à ne pas participer à la dérive actuelle.
  • Ni l’indulto, ni la vuelta al ruedo ne peuvent concerner les novilladas non piquées.

NB : Globalement, le président et ses assesseurs doivent adopter une attitude à la fois ferme et décontractée. Ils doivent rester calmes, prendre le recul nécessaire à un discernement constant, beaucoup communiquer, beaucoup discuter. Il ne faut pas se précipiter avant de prendre des décisions. Il faut également pouvoir communiquer avec la piste lorsque des manquements graves à l’éthique taurine  sont constatés de façon répétée ! C’est le seul moyen pour tenter d’y remédier.  L’alguazil peut aider en cela (art.40 et 70).