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Samedi 7 août, novillada de Prieto de la Cal à Parentis en Born

Tout ne va pas si bien que çà, Madame la Marquise...

Novillada de expectatión, novillada de decepciParentis

Tout ne va pas si bien que çà, Madame la…..

Novillada de expectation, novillada de decepción ! L’attente était grande de voir le comportement des novillos de Tomas Prieto de la Cal après la belle corrida de Saint Martin de Crau, les toros de concours d’Arles et de Zaragoza. Hélas, les novillos de Parentis étaient pluriels – quatre jaboneros et deux noirs diversement présentés -, mais surtout manquaient de race, de caste. Ils allaient au cheval, y compris de loin, mais s’arrêtaient sous le peto, voire sortaient seuls. Un total de 17 rencontres plutôt brèves, à part celles du quatrième, noir, le plus (seul ?) encasté du lot, qui prit trois bonnes piques la dernière mise en suerte de loin. Ils avaient tendance à devenir parados au troisième tiers, à tel point que, fort de l’expérience des précédents, le sixième n’a pratiquement pas été piqué (trois égratignures à la base de morillo, palo levé immédiatement après, et public applaudissant à fond un picador qui ne remplit pas son office !!!!). Ce novillo est le seul à avoir tenu au troisième tiers. Quels sont les objectifs du ganadero ? un toro plus fréquentable, s’écartant de l’encaste Veragua ?

Javier Herrero expédie le premier, noble, d’une entière en avant et d’un descabello. Le quatrième, noble, est reçu par des belles véroniques de droite et de gauche, mais il sort des trois bonnes piques, parado et sans options. Javier termine de plusieurs pinchazos et d’un descabello. Bronca.

Luis Martin Nuñez accueille le 2 par une série de véroniques chargeant la suerte vers le centre. A noter un quite par chicuelinas. Il commence sa faena par une passe cambiada au centre, puis conduit des séries « modernes » (sans citer et en pivotant sur lui-même….) et conclut d’une entière delantera, suivie d’une vuelta discutable. Au cinquième, long, haut et mansote, il révèle son inexpérience (« vert »), ce qui est confirmé par un jeu de jambes intense. Une estocade entière haute et encore une vuelta ( ??). A noter que ce jeune torero surprend par son arrogance et ses interpellations du public à chacun de ses actes….

Esaü Fernandez était le plus confirmé de la terna. Il accueille le 3 par un ensemble de véroniques dont une de chaque à genou, et une demie fort élégante. Le toro, parado ne permet aucune lidia ; il est expédié par une estocade entière haute.

Le 6 est aussi reçu par des véroniques dont certaines un genou en terre. Le 6, vous vous en souvenez, c’est celui qui n’a pas été piqué. Esaü commence par une série de passes cambiadas au centre, puis par de splendides derechazos appuyés, ce qui occasionne un léger fléchissement du novillo. Le torero relance son adversaire par des molinetes marchés, et conclut d’une estocade entière un peu tombée. La Présidence accorde l’oreille majoritaire du public, ce qui clôture de manière sympathique une tarde de déceptionn !

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