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Dimanche 8 août, novillada de Moreno de Silva à Parentis en Born

Novillos de D. Moreno de Silva pour Nuno Casquinha, Juan Ortiz et Daniel Pelencia

Les pupilles de D. Moreno de Silva, d’origine Saltillo, bien présenté, excepté le 6 plus petit, encasté mais pas franchement brave excepté le 2, ont donné de l’intérêt tout au long de la tarde. Il y avait des oreilles à couper pour le novillero qui voulait se mettre devant, ce qui ne fut hélas pas le cas, un peu à l’image du monde novilleril actuel dépourvu de recours face à ce type de bétail.

Le premier de l’envoi, un beau cardeño oscuro bragado, se montre réservé dans la cape de Nuno Casquinha. Actif sous la longue première pique, il s’éteint rapidement sous la seconde puis met un peu de pagaille aux palos. Le diestro brinde son adversaire à l’éleveur assis en barrera, puis double le cornu en le menant vers le centre de la piste. Distant dans un premier temps à gauche, Casquinha réalise quelques muletazos estimables à droite. Il couche le cornu au troisième envoi d’une rapière hémorragique. Silence.

Le deuxième cornu de la tarde présente la même robe que le 1, mais sa corne droite est escobillée. L’animal cherche la sortie le long des tablas mais Juan Ortiz réussit à l’intéresser et lui sert un carré de véroniques conclue par une revolera. Le tercio de pique est relativement bien réalisé avec des mises en suerte convenables. Le Moreno de Silva pousse bien sous une première ration appuyée, part bien lors de la deuxième plus courte et hésite longtemps pour le dernier voyage peu piqué. Le travail du piquero ne fut pas facilité par les charges en zig-zag du quadrupède. Ortiz le double vers le centre, reste prudent sur sa première série à tribord puis serre davantage sur les deux suivantes. A bâbord, il se montre distant lors de l’unique série. Il entre bien a matar pour une entière delantera. Tour de piste après une pétition minoritaire.

Le troisième Moreno de Silva ne plaît pas à Daniel Palencia qui ne fait rien à la cape et laisse les mises en suerte au groupe équestre à ses peones. Le novillo reçoit une première pique appuyée, mal placée puis rectifiée. La suivante est du même topo alors que l’ultime troisième n’est qu’un picotazo. Avec la muleta, Palencia a peur, il recule sans arrêt, ne fait aucune passe valable et finit par fuir devant son adversaire en perdant les outils. Il sera catastrophique avec l’acier : huit épées, deux descabellos, une puntilla. Sifflets après un avis.

Le 4, mis en suerte au cheval par Morenito d’Arles ( !), se fait charcuter par le piquero qui s’en donne à cœur joie lors de trois rencontres. Le bicho donne des coups de tête dans le peto, comportement défensif ou recherche d’appui dans le peto ? Au dernier tiers, Nuno Casquinha ne prend pas le dessus de son adversaire car il n’ose pas se croiser et s’arrimer. Il occit le bicho d’une entière basse au second essais. Silence.

Le quinto, cardeño oscuro, légèrement bizco, est reçu à genou le long des planches. Ortiz enchaîne avec un chapelet de véroniques honnêtes et conclut d’une jolie revolera. Le bicho pousse bien lors de la première rencontre et met le groupe équestre à terre. La suivante est plus légère car le cornu sort du peto pour aller chasser Bonijol qui était resté dans le ruedo le long des tablas. Il revient près des planches pour un nouveau picotazo puis part près de la cavalerie pour l’ultime rencontre légère. La brega du deuxième tiers est rendu difficile par ce Moreno de Silva andarin qui chasse tout le monde en piste. Au dernier tiers, Ortiz le double, puis sert des ayudas à bâbord lors de deux séries prudentes. A tribord, l’astado plus mobile, permet au diestro de réaliser des muletazos plus structurés alors que le dernier essai à gauche reste improductif. Le novillero loge un trois-quart de lame dans le rincon au premier essai ce qui entraîne une mort rapide du novillo par hémorragie. La pétition majoritaire du public fait tomber le mouchoir du palco. Oreille.

Le dernier de la course, un negro, moins lourd que ses congénères, est de nouveau délaissé au capote par Palencia. Le cornu se montre manso aux piques où il reçoit trois puyazos d’où il sort vite. Dès les premiers muletazos, le jeune matador est sur le recul loir, mais s’arrimant, il arrive à tirer des derechazos honnêtes, certains assez bien confectionnés, lors de cinq séries. Il n’ose pas tester le bicho à gauche et le cloue à la troisième estocade d’une demie lame basse. Silence.

Présidence : M. Desclaux Prix J.P. Fabaron au meilleur tercio de pique à Juan Carlos Pedrosa, picador de Juan Ortiz, pour le deuxième novillo de la tarde.

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