Rassemble, depuis 1910, les clubs taurins pour défendre l'éthique de la corrida et les droits des aficionados

Newsletter de la Fédération

Tenez vous au courant :

Vous êtes ici

Jeudi 12 août, corrida de Nuñez del Cuvillo à Béziers

Temps ensoleillé, du vent, trois quarts d’arène.

6 toros de NUNEZ del CUVILLO légers, homogènes, petitement armés. Pour info, le cinquième annoncé melocoton était en fait jabonero sucio.

Le moral des taureaux était bon : intérêt pour le cheval, charge prompte et claire mais une faiblesse certaine est venue tempérer leur envie. Pourtant leur propension à répéter la charge, à baisser la tête, en allant « a mas », permit de maintenir un intérêt constant durant la tarde. Le dernier plus violent, renversa le groupe équestre. Le vent a pas mal gêné les toreros, en particulier en soulevant la cape de Morante lors de la réception du second taureau, engendrant des recortes involontaires et sans doute des dommages irréversibles sur le train avant de l’animal qui finit invalide, bouche fermée.

Ponce fut égal à lui même : toreo distant, sobre et efficace, changements de main si suaves qu’ils en deviennent presque imperceptibles. A noter une superbe larga main gauche à la fin du premier tiers, montera tenue dans main droite. Le maestro que j’ai senti motivé, tua correctement ses deux opposants. 1 oreille à chacun.

Morante ne toucha pas le meilleur lot et égraina  quelques détails de son toreo baroque, il planta les banderilles à son second, domina ses adversaires dans des lidias appropriées mais tua mal. Vuelta et silence.

Castella fêtait ses 10 ans d’alternative et ne laissa pas passer l’occasion. Présent dans la lidia de ses deux adversaires, concentré et volontaire il arracha une, puis deux oreilles à son dernier, le plus retord du jour, et fut logiquement déclaré triomphateur de la tarde.

 

Retour