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I
- La présentation des toros
1 - L'âge du
toro
Il doit être au minimum de 4 ans en Corrida et
3 ans en Novillada.
L'âge est vérifiable par le chiffre placé
sur l'épaule du toro qui représente
le dernier chiffre de son année de naissance.
2 - La morphologie
Elle doit être dans le type
de l'élevage. Les origines donnent des différences significatives
de tailles et de poids. Pour une Corrida, le poids doit être
au minimum de 435 kg dans les arènes françaises de
1ère catégorie et 410 kg dans les arènes de 2ème catégorie.
L'excédent de poids (par rapport au type de l'élevage)
est nuisible au bon déroulement du combat.
3 - Les cornes
Elles ne doivent pas avoir
été manipulées.
Des cornes visiblement raccourcies, qui éclatent en pinceau
ou qui saignent imposent une expertise.

4 - Le toro doit être en
bon état physique au moment de son entrée en piste, sinon,
un défaut de vue, une corne cassée, une boiterie importante
par exemple justifient son remplacement.
Note : Au cours du combat, les toreros ne doivent pas
faire frapper les toros contre la barrière.
II
- Le tercio des piques
1 - Le cheval doit être placé
à l'extérieur du cercle le plus grand, perpendiculairement
à celui-ci et le plus loin possible de la porte du toril.
Le picador doit faire le "cite" (appel) et recevoir le toro
de face.

2 - Le torero doit placer
le toro face au cheval à l'intérieur du cercle le plus
petit.
3 - La pique doit être placée
à la base du "morrillo" (muscle du cou), l'impact devant
précéder le contact entre le toro et le cheval. La
pyramide à 3 faces qui forme l'extrémité de la pique doit
être positionnée une face vers le haut.

4 - Le cavalier maintient
la pique sans à-coup tant que le toro est au contact et doit
"ouvrir la sortie" pour permettre au torero d'enlever rapidement
le toro. Il ne doit pas fermer la sortie vers le centre
("carioca").
5- Le toro doit être piqué
autant de fois que ses forces l'exigent. La mono-pique interminable
doit être bannie, plusieurs piques sont indispensables
pour permettre au toro d'exprimer sa bravoure.
Le nombre de piques, deux au minimum, est de la compétence
du président de la corrida. Un toro de combat digne de ce
nom doit supporter au moins deux piques normalement exécutées.
Note : Exceptionnellement si le toro est "manso" (refus
de s'employer à la pique ou encore fuite devant le cheval)
les placements du toro et du cheval seront adaptés afin de
pouvoir piquer le toro autant que nécessaire.
Attention : Les picadors et les banderilleros sont
aux ordres du matador, seul responsable du déroulement
du combat et, le cas échéant, des incidents qui peuvent
survenir.
Le matador qui ne respecte pas les règles du tercio des
piques ne mérite aucun trophée.
A l'initiative de la Fédération
des Sociétés Taurine de France, agiter un mouchoir
violet permet aux aficionados d'exprimer leur désapprobation
lorsque l'éthique de la corrida n'est pas respectée.
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