VIC FEZENSAC – Samedi 14 mai 2016

Corrida de Baltasar IBAN pour Curro DIAZ (bleu ciel et or), remplaçant « RAFAELILLO », blessé, « Morenito de ARANDA » (vert sapin et or) et Juan DEL ALAMO (blanc et argent).

Trois âgés de 4 ans et demi et trois de 5 ans bien sonnés, bien présentés, de bien à très armés, dans l’ensemble braves. Hélas, le comportement à la muleta n’a pu être pleinement apprécié pour trois d’entre eux pour cause de perte de sabot(s).

1er (4 ans 7 mois) : très armé, remate et envoie la corne droite dans la cape. Après deux piques prises sans envie, en arrière, rectifiée pour la 2ème, l’animal s’arrête aux banderilles, dont la pose est tranquillement bâclée. Il encense dans la muleta de Diaz, qui torée sur le voyage à droite et fait une (très) brève tentative à gauche ; l’homme revient à droite pour une série correcte, se fait bousculer sur le pecho et conclut d’une entière tombée en avant. Salut aux tiers avec quelques sifflets et applaudissements à l’arrastre.

2ème (5 ans 7 mois) : de beau trapio, ce toro prend une longue pique basse et appuyée, une autre au même endroit en se rapprochant et une 3ème courte, venant de loin et au galop. Des démarrages pas francs au 2ème tiers n’autorisent qu’une seule paire et deux poses isolées. Une série correcte à droite, et l’animal attend l’homme puis l’avertit ; quant à la gauche, ça ne passe vraiment pas. Confronté à une tête qui oscille en permanence tel un pendule, le torero tue laborieusement de trois pinchazos peu engagés, un quart de lame dans le cou et descabello. Avis et silence.

3ème (5 ans 7 mois) : bien armé, accroche la cape et domine l’homme. Envoyé n’importe comment au cheval, il lui saute à la tête et prend une pique en place et appuyée ; il vient de loin aux deux suivantes, entrant violemment dans le peto. A noter que la 3ème reste bien appuyée après la sonnerie des clarines, ce qui déclenche une belle division à la sortie du picador. Après des banderilles à cornes passées au moins pour deux paires, l’animal perd un sabot. Del Alamo insiste néanmoins malgré les protestations d’une partie du public et en termine péniblement avec un tiers de lame, un mete y saca bas, deux tiers de lame plate en avant et un descabello. Silence et applaudissements à l’arrastre.

4ème (5 ans 3 mois) : d’armure plus discrète, il attend au centre, désarme le matador et un peon, et se réserve dans la cape. Deux piques correctes prises en venant au galop (tardo à la 2ème) ; peut-être qu’une 3ème … Poursuite aux banderilles, et une nouvelle perte de sabot. D’abord débordé, Diaz se fait serrer sur les deux bords, se reprend et sert une série de naturelles tout à fait estimables ; le retour à droite se passe mieux qu’au début. Entière fulgurante légèrement tombée d’effet immédiat et oreille.

5ème (4 ans 7 mois) : colorado œil de perdrix très armé, difficile à fixer. Il s’échappe pour une pique de côté, en arrière et trop longue, le peon de brega le ramène par erreur (?) pour un picotazo et enfin, venant du centre, il en prend une 3ème au milieu du dos, ce qui ne le gêne pas pour renverser le cheval, lequel se relève seul de suite. Le changement de tiers demandé par Aranda est accordé par le président mais, dans le désordre causé par les huées du public, les « professionnels de la profession » s’accordent pour une rencontre supplémentaire donnée avec la pique de tienta ; de l’art de ne pas présider … Banderilles correctes, avec poursuite. La faena débute par des derechazos corps relâché, mais le toro cherche dès la 2ème série ; la charge s’amenuise avec le passage à gauche, mais au moins, le torero se sera croisé. Entière basse d’effet rapide, oreille et applaudissements à l’arrastre.

6ème (4 ans 7 mois) : haut, imposant, avec la corne droite qui remonte, « cadeau » pour l’estocade. Après une réception soignée, nous avons le plaisir d’assister à un beau tercio de piques en trois rencontres avec poussée du toro, venu de plus en plus loin et en accélérant, qui se termine par une ovation au picador. Les banderilles sont posées un peu à la sauvette, le cornu prenant la direction des opérations. Las, tout se délite dès le début du 3ème tiers,avec un problème d’appui sur l’antérieur gauche ; le toro cherche l’abri des planches alors que sa charge reste franche, et il perd un sabot tandis que l’autre commence à se décoller. Une fois de plus, Del Alamo ne veut pas comprendre que la décence lui commanderait d’abréger et va jusqu’à nous infliger, à nous et à son toro, deux circulaires inversées ! Peut-être faudrait le recours à un sociologue pour expliquer ce moment (pénible) d’incompréhension entre le torero et le public …  Trois quarts de lame basse et plate, silence et nouveaux applaudissements à la dépouille.

Présidence par moment flottante de Joaquin Camacho, assisté de David Roca et de Laurent Lucasson.

 

VIC FEZENSAC – Dimanche 15 mai 2016 (matin)

Corrida concours pour Luis Miguel ENCABO (violet et or), Javier CORTES (rouge et or) et Thomas DUFAU (rouge basque et or).

1er : Manuel QUINTAS RESINES (4 ans 2 mois) ; haut berrendo en càrdeno, armé court et veleto. Après un extraño, il désarme Encabo lors de la mise en suerte, assez loin pour une 1ère pique. Venant bien et poussant, il est long à sortir, non du cheval, mais des planches, comme le confirmera la suite ; suivent trois autres piques sans histoire. Banderilles de la cuadrilla, avec une 3ème paire osée, dans les planches, domaine du toro. Au prix d’un désarmé, le torero arrive à le décoller de sa querencia, se bagarre pour arracher des passes et le tenir à peu près au centre, et abrège par passes de châtiment. Mete y saca sous-cutané, 2ème assaut manqué, pinchazo par le large avec épée qui vole au callejon et descabello. Quelques sifflets.

2ème : LOS MAÑOS (4 ans 4 mois) ; càrdeno bragado, bien armé, vers le haut, qui montre une charge franche dans la cape de Cortés et prend quatre piques propres de Gabin Rehabi, ovationné. Long à sortir à la 1ère ; 2ème en venant de loin, courte et restant collé au cheval, cherchant par moments à le renverser ; 3ème de l’autre bout du diamètre de la piste, 4ème avec la pique de tienta. Salut de Marco Leal aux banderilles. Après une entame élégante par doblones, le torero nous livre une faena templée et main basse sur la corne droite, mais faisant tourner son adversaire autour de lui sans se croiser. Cela passe moins bien à gauche, et l’animal va se figer près du toril ; a t’il été « étouffé » par la muleta, l’homme ne l’a t’il pas suffisamment dominé, ou, tout simplement a t’il abandonné le combat ? Conclusion par bajonazo sur une tentative a recibir, vuelta pour le toro ainsi que pour Cortés accompagné de son picador.

3ème : HOYO DE LA GITANA (4 ans 7 mois) ; un bison bien armé, gratteur, qui freine dans la cape. Mis en suerte trop loin, il doit être rapproché, poussant et soulevant le cheval ; il provoque la chute à la 2ème rencontre, prend une 3ème pique, appuyée, déséquilibrant Nicolas Bertoli et une 4ème, cette fois en le désarçonnant. A chaque, c’est lui (le toro) qui a choisi son point de démarrage, mais après, il est venu au galop, se montrant néanmoins plus violent que brave. 2ème tiers bien mené mais sans poursuite des hommes. Devant un opposant noble mais bronco et tardo, Dufau donne des derechazos à l’unité ; bien que l’animal passe mieux à gauche, bizarrement, l’homme revient de suite à droite, corne sur laquelle il réussit tout de même à lier trois séries liées au centre. Entière en place et salut aux tiers. Même s’il était « fuera de tipo », j’ai trouvé ce toro intéressant ; quant au torero, il a géré proprement son combat, cependant sans peser suffisamment à mon goût sur son adversaire.

4ème : MARTINEZ PEDRES Hermanos (4 ans 2 mois) ; une sortie à reculons d’un toro bien armé, de charge lente, qui sort facilement de deux piques sans poussée véritable ; les deux suivantes confirmeront son peu d’intérêt pour le cheval ; le picador est applaudi. Banderilles sobres à la charge du maestro. La noblesse continue à la muleta mais se révèle plus pesante à gauche, Encabo toréant avec temple, baissant la main mais abusant du pico. Final par circulaires puis aidées, demi-lame en avant et descabello. Salut aux tiers.

5ème : FLOR DE JARA (5 ans 5 mois) ; beau et bien armé, il bouscule Cortés lors de la réception puis montre … pas grand-chose … en trois rencontres, 1ère basse et rectifiée, 2ème vite levée ; quite heurté du matador par chicuelinas. Antonio Molina salue aux banderilles. Le toro fait illusion en début de faena puis se réserve (se « dégonfle » ?) et se met à charger au pas. Le torero s’adapte en donnant des demi passes, oubliant d’abréger alors que cela fait un moment que nous avions vu qu’il n’y avait rien à voir. Demi lame, salut aux tiers et quelques sifflets à l’arrastre.

6ème : PEDRAZA DE YELTES (4 ans 3 mois) ; de beau trapio, reçu par larga à genoux, il pèse dans la cape et est protesté pour boiterie, ce qui ne l’empêche de pousser sous trois piques, tardo et devant être rapproché à la 2ème, 3ème brève. Pas de poursuite au 2ème tiers. Débutée par une passe changée au centre, la faena montre que l’animal, doté d’une noblesse loin de l’idiotie, a pris les choses « en main », si l’on peut dire, Dufau se faisant promener puis accrocher à gauche et désarmer à droite ; évidemment, ce manque de dominio a rendu le toro avisé. Bernadinas finales, entière engagée en place mais plate, salut aux tiers et applaudissements à l’arrastre. Peut-être boitait-il, mais en tout cas, ce Pedraza nous aura sorti de l’ennui généré par le Pedres et par le Flor de Jar         

Présidence correcte de Marc Amestoy, assisté de Pascal Darquier et de Mathieu Cazalet.

Les prix mis en jeu sont décernés à Los Maños (meilleur toro), Gabin Rehabi (meilleur tercio de piques) et Antonio Molina (meilleur lidiador, cuadrilla de Javier Cortés).

 

VIC FEZENSAC – Dimanche 16 mai 2016 (après-midi)

Corrida de VALDELLAN pour Domingo LOPEZ CHAVES (vert sapin et or), José Carlos VENEGAS (rose indien et or) et César VALENCIA (rouge et jais), remplaçant Alberto LAMELAS, blessé.

    Un point positif : les Valdellan peuvent « avoir de la tête » ; un point négatif : ils ne sont épargnés ni par la boiterie, ni par la perte de sabot. Un  lot bien présenté donc, qui a pris 22 piques et de façon variée, pas commode à la muleta et qui, malgré cela, nous a laissé un goût d’un inachevé, comme un manque …

1er (4 ans 2 mois) : réception animée avec trois largas à genoux rematées au centre par une revolera genou ployé. Les quatre mises en suerte sont soignées, dans les règles, pour deux piques courtes, une (si l’on peut dire) avec le picador, sans doute surpris, qui lâche la hampe, et une au galop et poussée. Poursuites irrégulières dans un 2ème tiers correct. Lopez Chaves débute bien sa faena par doblones dans les planches suivis de derechazos donnés en se croisant (cela existe encore …) ; la domination de l’homme est moins nette à gauche, d’où un retour à droite, cette fois plus sur le voyage. Entière en avant porté sincèrement, mort bouche fermée, oreille et applaudissements à l’arrastre.

2ème (4 ans 3 mois) : bien armé, bien reçu par Venegas, ce toro se défend sous une pique basse, cogne et sort de suite à la 3ème et enfin vient en deux fois pour une 4ème levée de suite. Salut de David Adalid aux banderilles. La mobilité dont fait preuve l’animal est vite contrariée par la perte d’un sabot ; le torero sert quelques naturelles honnêtes et abrège, tuant péniblement par mete y saca, demi lame en travers et trois descabellos ponctués de démarrages. Silence.

3ème (4 ans 2 mois) : beau lucero astifino qui prend les commandes à la cape. Il soulève le cheval lors d’une pique prise sans mise en suerte puis se met à traîner un postérieur à la sortie de la 2ème ; il en prend néanmoins une 3ème, anime un 2ème tiers correct, fléchit de l’arrière et perd le sabot avant gauche. La faena s’arrête là par la force des choses, et Valencia peine à conclure avec trois pinchazos plus ou moins profonds, deux tiers de lame basse et prudente suivie d’un descabello. Silence.

4ème : (4 ans 1 mois) : negro mulato bragado armé vers l’extérieur, mal piqué en quatre rencontres : 1ère en place et appuyée mais pompée ; 2ème dans l’épaule ; 3ème en sortant seul ; 4ème en faisant sonner l’étrier après avoir été rapproché. 2ème tiers sans poursuite. Avec un toro qui ne montre ni défaut ni vice, si ce n’est de sortir distrait de la passe, la faena, honnête mais un peu superficielle, sans rythme ni émotion, se déroule dans une ambiance bizarre, oscillant entre l’ennui et l’indifférence ; on a l’impression que Lopez Chaves, ayant obtenu un trophée à son 1er toro, gère les affaires courantes « en bon père de famille ». Deux pinchazos, entière tombée et silence.

5ème (4 ans 3 mois) : armé playero, astifino, pas fixé à la cape. Il vient sans grande conviction pour trois piques, 1ère en arrière en poussant un peu, 3ème grattant puis venant en zig zag, au milieu du dos et replacée. Adalid se fait de nouveau applaudir aux banderilles. A la muleta, Venegas se croise progressivement à gauche, puis son toro devient distrait. Est-ce cela qui le fait changer pour toréer mécaniquement, générant lui aussi l’ennui dans les gradins ? Et est-ce l’air moqueur bien connu siffloté par quelques-uns qui le fait se réveiller, se croiser, donner plus de rythme à sa faena, la parsemer d’une passe dans le dos par ci, d’une firma par là ? Final par statuaires en se faisant conduire au toril, entière plate en se jetant, avis, demande d’oreille minoritaire, vuelta et bien sûr bronca au palco.

6ème (4 ans 2 mois) : armé large et court, le toro boite de l’arrière et est changé pour un negro bragado lucero « patas blancas » du même fer. C’est une sorte de caractériel, plus violent que brave, qui pousse le cheval aux planches à la 1ère pique, vient de loin en crabe à la 2ème, et sort seul des deux suivantes. 2ème tiers animé et court, entre extraños et poursuites. Violent, il pèse dans la muleta et accroche, prend et reprend Valencia qui a peut-être eu le tort de se confier au-delà du raisonnable et qui part pour l’infirmerie. Après passes de châtiment, Lopez Chaves tue de deux tiers de lame en place. Le mauvais sire trouve encore moyen de désarmer un peon avec l’épée dans le corps et va mourir au toril.

Présidence correcte de René Berlandier, assisté de Gilles Béziat et de Jean-Frank Passicos

 

VIC FEZENSAC – Lundi 17 mai 2016

Corrida de D. Victorino MARTIN ANDRES pour Manuel ESCRIBANO (vert empire et or), Paco UREÑA (vert clair et or) et Manuel Jesùs PEREZ MOTA (noir et or).

     Un lot de présentation et d’armures hétérogènes, avec des robes tirant plus sur le noir que sur le gris, évoquant les fonds de tiroir, en tout cas surprenant dans une arène de 1ère catégorie. Quant au comportement, un peu de bravoure et plus de violence aux piques, plusieurs se montrant ensuite de vraies alimañas. Une fois de plus, je n’ai pas compris que plusieurs de ces toros aient été applaudis à leur sortie, mais on ne peut pas tout comprendre dans la vie.

1er (4 ans et demi) : armure « acapachada », reçu par véroniques genou ployé, sort seul de trois piques prises de venant de plus en plus loin, sans poussée. Banderilles d’Escribano, à cornes passées au moins pour la 2ème paire. Face à un adversaire qui le serre à droite, lui vient dessus à gauche et l’oblige à reculer à chaque passe, le torero tue rapidement d’une entière en travers portée al encuentro suivie d’un descabello. Division.

2ème (4 ans 7 mois) : léger veleto astifino étroit de tête qui saute dans la cape d’Ureña. Une 1ère pique avec poussée brève, une autre en venant de loin et au galop, faisant sauter la pique, replacée, et une 3ème, se montrant tardo mais venant de nouveau au galop, soigneusement pompée ; le picador est hué. Poursuite à la 3ème paire de banderilles seulement. Après avoir doublé énergiquement son toro, le matador se fait prendre (à la cuisse ou à la fesse ?) dès la 2ème série de derechazos ; le visage marqué par la douleur, il reste en piste, essuie deux avertissements à gauche puis réussit à « voler » deux séries à droite, sur la défensive à chaque passe. Entière verticale en place, quatre descabellos et sortie directe pour l’infirmerie sous les applaudissements. Autres applaudissements pour l’arrastre (?).

3ème (5 ans 7 mois) : càrdeno oscuro de trapio et d’armure corrects dont la tête évoque plus le bison que l’Albaserrada, qui s’échappe pour aller seul au cheval ; après avoir cogné, il sort seul de la 2ème pique ; picador propre et applaudi. 2ème tiers correct sans plus, avec poursuites molles. Prenant de suite la main gauche, Pérez Mota recule sur deux passes puis se reprend ; à droite, le toro revient sur l’homme dès la 2ème série. Ne pouvant que constater le caractère intraitable de son opposant sur les deux bords, le matador abrège et conclut d’une lame dans l’épaule suivie de trois quarts de lame basse. Applaudissements aux deux protagonistes.

4ème (5 ans 4 mois) : autre càrdeno oscuro charpenté et armé correctement qui saute dans la cape et prend trois piques correctes, poussant et soulevant le cheval à la 2ème ; la 3ème sera brève. Aux banderilles, Escribano est poursuivi et … le sabot avant droit commence à se détacher ! Handicapé, le toro s’effondre à chaque passe, mais le torero continue sa « faena », avec la complicité d’un public étonnamment patient. Demi lame en place, silence pour l’homme, nouveaux applaudissements à l’arrastre (re ?).

5ème (4 ans 7 mois) : Ureña ne pouvant revenir en piste, c’est Pérez Mota qui reçoit ce càrdeno bizco affublé d’un museau busqué. Le tercio de piques va de màs à menos, avec une pique poussée pour faire illusion, une autre, dans le dos il est vrai, prise passivement, et une 3ème en venant au petit trot pour sortir seul. Quatre banderilles plantées n’importe comment et se moquant du monde pour ne pas déparer dans la médiocrité de cette tarde. A la muleta, l’homme recule d’abord sur des passes isolées, le toro cognant dans la muleta et finissant par le poursuivre ; volontaire, il réussit tout de même à imposer une série sur chaque corne puis, frôlant le 3ème avis, il n’arrive pas à cadrer l’animal et tue laborieusement avec deux pinchazos, entière en avant et cinq descabellos. Deux avis donc, sifflets et applaudissements à l’arrastre encore plus incompréhensibles que les autres, du moins pour moi.

6ème (5 ans et demi) : càrdeno oscuro armé playero et veleto qui prend deux piques avec une belle indifférence et qui pourtant poursuit Escribano aux banderilles, posées tantôt correctement, tantôt à cornes passées. Bien qu’averti de suite à droite et cherché par le toro à gauche, l’homme s’arrime, évitant de peu l’accident et abrège par passes de châtiment. Entière en arrière, trois descabellos et silence.

Présidence sérieuse Bernard Sicet, assisté de Michel Billières et de François Darroux.

Réflexion sur l’ensemble de cette feria vicoise : des pertes de sabots constatées chez des toros venant de trois élevages d’origines différentes, élevés dans des régions différentes : un cas intéressant, au moins pour nos amis vétérinaires …