Céret de toros, 12 – 13 – 14  juillet  2014

Samedi 12 juillet,18h

Adolfo Martin Andres

Encaste Marquès de Albaserrada

Beau temps – très belle entrée.

Présentation remarquable. Ces toros seront opposés à Diego Urdiales,  Fernando Robleno et Camille Juan.

De 2 à 3 piques parfois poussées. Il semble que le 5ème pouvait être sollicité une fois de plus. Les meilleurs : 3ème et 5ème .

Cette course fut intéressante par le comportement des toros mais décevante en ce qui concerne en particulier Diego Urdiales  Hernandez.

Au 1er de la feria, le chef de lidia essaya des deux côtés mais il ne pesa pas suffisamment sur son adversaire et après avoir écouté un avis il l’acheva grâce à deux descabellos.

Le 4ème pesait 530kg et fut piqué correctement par Bernal. La faena manqua d’émotion et se termina dans l’indifférence.

Fernando Roblenosemblait beaucoup plus concerné. Le toro supporta trois piques poussées. Lors du 3ème tiers le vent fut gênant ; une entière de côté suscitera quelques applaudissements.

Le 5ème de 510kg prit deux piques et une 3ème semblait s’imposer, il n’en fut rien ! la faena à base de derechezos et de naturelles se conclura par une magnifique entière et une oreille totalement justifiée.

Camille Juantorée très peu (une seule course en 2013). Son premier, bien armé, tape aux planches. Gabin n’a pas bien piqué, il ne suffit pas d’être connu pour faire n’importe quoi !

La volonté et le courage de Camille lui ont permis de s’arrimer et de compenser son manque d’expérience. Après une demie et 1/3 de lame, un descabello mit fin au combat. Salut.

Le 6ème fut remarquable de présentation mais hélas, il frappa si fort le burladero qu’il ressortit quasiment KO, ce qui ne l’empêcha pas de se précipiter vers d’autres planches avec autant de force. Hélas il se cassa une corne et fut remplacé sous les ovations du public.

Le 6ème aussi bien de trapio poussa bien à la 2ème pique et deux paires de banderilles furent posées fort élégamment. Le 3ème tiers fut plus laborieux et une demie conclut les débats. Camille Juan fit ce qu’il put, mais ces toros demandaient une expérience qu’il n’a pas.

 

Dimanche 13 juillet, course de novillos

Vale do Sorraia
 

Encaste Barreiros et Norberto Pedroso

Diego Fernandez,   Roberto Blanco,   Vicente Soler

3/4 d’entrée – soleil – Le Canigou est sous les nuages.

Cet élevage est souvent destiné au rejoneo. Ceci explique cela : ils allèrent au cheval et s’arrêtèrent ensuite !

Bien présentés, chacun a reçu 2 à 3 piques. Que penser des novilleros ?

Tous dépassés, même Vicente Soler qui, à part les banderilles fut totalement hors du coup !

Par respect pour eux nous ne décrirons pas leur « actuacion ».

Les apprentis toreros passent très vite de la non-piquée à la piquée avec des critères de taureaumachie totalement inadaptés à certains toros difficiles.
 

Dimanche 13 juillet après-midi

Héritiers de Felipe Bartolome Sanz

Encaste Santa Colona et D Joaquin Buendia

Carlos Escolar Frascuelo, David Mora remplacé par A. Lamelas, Esaü Fernandez

Magnifique Frascuelo !

Au 1er : 3 piques. La faena à partir de la gauche comporta 2 séries. Des gestes superbes ! Pinchazo et salut.

Au 4ème : « le nec plus ultra. Du Curo Romero des plus beaux jours. Une cape terminée par une demie d’anthologie. La faena courte et d’une efficacité remarquable terminée par 3/4 qui tue. Oreille fêtée comme il se doit, 65 ans, une classe inouïe (une course seulement en 2013) : « c’est le voyageur solitaire qui va le plus loin ».

Alberto Lamelas : tremendiste novillero, il s’avère aujourd’hui être un remarquable lidiador.

A son 1er très mobile, il essaie des deux côtés mais sa faena un peu longue se termina par un avis et un descatello (épée trasera). Salut.

Au 5ème très noble, il travaille essentiellement de la gauche et après un avis et un descabello il est à nouveau applaudi. Toro ovationné à l’arastre.

Esaü Fernandezfut totalement dépassé à ses deux toros, excepté quelques passes de cape.

 

Lundi 14 juillet

Cerise sur le gâteau
 

Quasiment complet. Temps agréable.

3 Victorino Martin Andres et 3 Don José Escolar Gil (Marquès de Albaserrada)

Seul Céret pouvait posséder ces deux élevages dans une même course.

Le 1er était un Victorino ainsi que les 5ème et 6ème .

Les 2ème, 3ème et 4ème provenaient de Escolar Gil.

Cartel proposé : Fernando Robleno, Luis Antonio Gaspar « Paulita » et Alberto Aguilar.

Les poids de 510 à 560 kg permettaient une variété relative de robes et de caste et aussi un trapio magnifique.

Au 1er toro, Robleno semble dans une bonne phase, il exprima ses possibilités devant le Victorino (droites souvent croisées) et il tua d’une belle épée. Salut au tiers.

Au 4ème, à la cape, il ne perdit pas de terrain et finit par une très belle demie. Le toro prit 3 piques poussées et sa faena nous montra toutes les qualités qu’il possède à droite et à gauche.

Une très belle épée entière permit l’octroi d’une oreille.

« Paulita »s’appliqua avec son Escolar qui avait été 3 fois piqué. Il montra des qualités de lidiador des deux côtés, courageux sans céder de terrain, il réussit à tuer correctement et salua au tiers

Au 5ème « Paulita » eut  plus de difficultés devant le Victorino qui chargeait peu ; il voulut prolonger la faena et termina par quelques pinchazos. Salut au tiers.

Albertohérita du 2ème Escolar. Que se passa-t-il lors de la cape ? Le toro avait-il un défaut de vision ? Toujours est-il que Aguilar a eu peur, il n’a pas voulu le voir et il fut totalement dépassé. Lors du 3ème tiers il abrégea tellement sa faena qu’il reçut une bronca d’anthologie !

Après le 5ème toro, ce fut le concert de la cobla : solo de trompette et de clarinette ovationnés par le public debout.

Est-ce que Alberto Aguilar fut entraîné par cet enthousiasme ? Toujours est-il qu’il nous gratifia d’une faena de combat avec le dernier Victorino qui ne passait pas à gauche et qui insista sur ce côté à la fin pour tuer d’une épée magistrale. Une oreille et une fin de feria dans l’enthousiasme.

« Le bonheur est toujours là où on ne l’attend pas ! »

André Régagnon