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chronique du moun 3 (a)

CHRONIQUE DU MOUN 3 (A)

Pour des raisons totalement hépatiques, et de dépassement horaire limite et nocturne, j’avais décidé l’escale Dacquoise un peu plus longue que prévu et donc honte à moi, j’ai fait une grasse mat…bien méritée…avant de repartir sur le Moun.

Voilà, maintenant que vous savez tout de ma vie nous allons embarquer pour la corrida finale du cycle montois (et je ne parle pas de vélo, a bon entendeur, salut.)

Dis, revenir aux arènes, avec la banane, cœur gonflé après le séisme ferrera, c’est chouette non ?

Tout le monde est encore sous le coup de la soirée électrique d’hier. Les commentaires vont bon train. Bons ou mauvais selon que l’on est un peu pisse vinaigre, et scotché au réglementaire, ou ouverts comme nous car jamais la partie ne s’est tournée au Loufoque, les fondamentaux taurins ayant été respectés au mieux. Je le répète heureusement que c’était Ferrera, sinon bonjour l’ennui, bonjour tristesse.

Ma gersoise fait rigoler la rue avec son Martine a la plage, martine à la montagne, ferrera au palco, ferrera à la cape, Ferrera à la pique, etc. c’est vrai qu’on a bien cru le voir partout Ferrera, on a même cru qu’il allait prendre la baguette de l’orchestre Montois (je suis sûr que ça lui est passé par la tête) …mais tout ça hier, comme aujourd’hui avec la banane.

Bon, changement de cap, aujourd’hui on ne fait pas piscine, y’a du Pedraza. Je vous le dis tout de suite, je vais écrire ce post en deux parties, l’un étant réservée à Alberto Lamelas.

Et pour rentrer dans le vif du sujet, les questionnements reviennent dès le premier exemplaire de Pedraza sorti, une esquisse de Botero, un balourd, manso, et patapouf comme me dirait ma petite Jeanne…vous cherchiez l’intrus, et bien, le voilà. Lopez Chaves, devenu  cric sur pied, le tient debout, lui ‘’lénifiant’’ (je sais, je sais, mais les passes étaient tellement molles pour ne pas risquer de le faire tomber  que j’ai réduit le tout au terme ‘’lénifiant’’, et je rappelle que j’écris comme je veux…)

Les passes donc, molles, comme la main d’un moine, et appliquées comme lorsque un écolier écrit sa dictée, doivent avoir été créées aux ‘’invalides’’, du temps des grandes guerres ou il ne fallait bousculer personne de blessé, arrivant du front, dans les murs Napoléoniens, tant que j’y suis, je passerai sur le dernier toro, sorti de je ne sais où, sans doute du fond, du double-fond du placard du Fond, à moins qu’il n’y ait un trou dans la haie du fond du campo ‘’Pedrazien’’ (je vous le dis j’écris ce que je veux.)

Bon tout ça n’est pas grave, la soirée était faite…Dès le cinquième occis.

Le reste de l’armée caillouteuse a souhait, des tankers, armés jusqu’aux dents, braves sous la mitraille, durs a l’abordage, féroces aux harpons, proches des cinq ans…Lopez Chaves sérieux comme toujours, s’arrime, il bataille, mais son second est un sournois, ni vu, ni connu, je t’embrouille, un regard a gauche un coup de corne a droite, je t’emporte, te piétine, t’arrache une partie de la culotte, fesse a l’air, Lopes Chaves, sort la panoplie du courage et lâche une ou deux séries de derechazos amples, longs, lents et croisés, vingt passes pas plus…l’épée n’est pas convaincante, échec.

Il rentre au port la tête basse, je ne sais si c’est la jauge et que du coup, il y a plus d’aficionados que de touristes, mais voila que le public applaudit, le toro d’abord, et invite Lopes Chaves a une vuelta, comme le disent les journalistes de ‘’Movistar plus’’ installés devant nous, il y a de l’aficion ici, car tout le monde a bien compris l’engagement du torero.

Oublions vite Gomez del Pilar, que j’aime beaucoup qui m’a régalé à Vic et déçu à Céret, comme au Moun. A sa décharge passer derrière Alberto Lamelas (voir mon autre post) n’était pas une simple affaire.

Bilan de la course, accrochages, dureté du lot, force, et trapio Aldeanueva, sans atteindre les sommets dacquois de 2014, 2015, une course supérieure à suivre…et un monument de bravoure…

CHF