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COMME UN ANTIDOTE.

ANTI…DOTE

 

Quand madame Bardot a décidé avec ses sbires de polluer notre belle région du Sud avec ses affiches anti taurines nauséabondes, la discussion ici a duré deux jours maximum, puis les affiches sont tombées dans un anonymat retentissant.

Au clair tout le monde s’en fout.

La Banderole qui descend des cintres de notre belle arène dacquoise le stipule, notre culture est du Sud, et c’est aussi notre liberté. Libres, nous le sommes, et les visites touristiques des arènes en grand nombre, et celle des toros par des tas de touristes nous rassure, une curiosité bienveillante et la vue de deux cornus vibrant sous la chaleur accablante et la horde de mouche qui s’ensuit, et hop les questions fusent…finalement la transmission doit se faire aussi de cette manière.

Sortir de l’élitisme, se rapprocher des gens, il est peu de monde pour nous agresser réellement, alors l’échange vaut mieux que tous les enfermements dans des tours d’ivoire cadenassées.

Un qui s’y enferme dans sa tour c’est l’ami Morante celui de La Puebla. Il y avait comme un contrechoc, d’un côté les annonces racoleuse concernant le duende qui planerait autour du Parc Theodore Denis, et irait se poser sur les épaules des trois toreros, Dont Pablo Aguado qui fit vaciller Séville du temps ou la Maestranza n’avait pas fermé ses deux yeux globuleux, et le retour annoncé comme fracassant de Andres Roca Rey…de l’autre le résultat du un contre six de Morante, dont les moqueurs dirent que le plus beau geste était son arrivée en calèche, puro façon aérostat zeppelin.

Après avoir écarté une partie de sa cour, son apoderado, les toros trop ci, les toros trop là, et les un contre six dont il a juré que c’était bien là, le dernier qu’il n’ait jamais effectué …le retour du maestro dont une cape sera mise aux enchères au profit des enfants de l’hôpital de Dax reste une excellente nouvelle.

Car si, il lui sort LE toro…alors, montera vissée, menton rentré, ceinture d’hévéa, et talon ancrés a plusieurs centimètres dans le sable ocre, il pourrait nous faire oublier tous nos rendez-vous manqués.

Bien sur et comme toujours cela dépendra des maestros et des toros à sortir, les ayant vus je me garderai de toute prédiction (fût -elle bonne) surtout après le mois de juillet taurin passé, il faut le dire tout est prévu pour le triomphe cet après-midi.

Pablo Aguado qui n’a pas encore triomphé ici, et qui est attendu comme le messie (pas Lionel Hein ? ça, c’est fait) et dont nous n’avons pas vu ici le millionième de ce qu’il a montré en Sevilla. Et Roca Rey dont on soupçonne qu’il devrait avoir une surpression et prendra tous les risques…

Et si et si…Paris en Bouteille. Corrida d’expectation…(sic)

On verra, on verra bien, le plaisir du baiser n’est-il pas aussi dans l’attente ?

En tous les cas, les cafés bruissent de mille mots, la feria est silencieuse, on nous a demandé de rester discret jusque dans nos tenues immaculées et écarlates, pas de musique sauf dans l’arène, et nos  chants dans les penas, un peu comme pour combattre, les dictats animalistes et antis, faire la nique au virus et répéter a qui même ne voudrait pas l’entendre que nous sommes heureux de vivre dans un pays béni des dieux, façonné par nos aïeux et adoré par les visiteurs, qui, comme le dit ma Vicoise aux touristes qu’elle croise : « je vis ou vous venez en vacances »

Tout cela comme un antidote…

CHF