Samedi 14 mai 2016

Entrée : 3/4

Légère brise

Arènes de Vic-Fezensac

 

Bernal, as de piques
quelques puyas, une estocade et deux oreilles

 

6 toros 6 de Baltasar Ibán, très bien présentés et presque tous applaudis à l’arrastre, braves aux piques en général mais se dégonflant au derniers tiers.

 

Curro DÍAZ (turquoise et or) : salut et oreille

        Pour le premier, entre calamocheo et engachones, les deux protagonistes n’ont pas vraiment réussi à se mettre d’accord. Le meilleur, après une bonne estocade, la mort spectaculaire au centre, qui explique les applaudissements à la dépouille.

        Le 4e a montré des difficultés à la sortie, se croisant beaucoup avant d’être le moins brave du lot aux piques, le 1er mis a part, malgré un arreón tardif à la deuxième rencontre. A la muleta, il a d’abord chargé avec vivacité du côté droit, sans que le torero ne parvienne à le canaliser. La faena est progressivement devenue plus posée, en particulier dans les aidées finales, mais c’est surtout l’estocade, encore meilleure que la première, qu’il faut mettre à l’actif du torero de Jaén, avec une attitude sérieuse qui a plu à une bonne partie des gradins. La première oreille est au public souverain.

 

MORENITO de ARANDA (vert olive et or) : silence et oreille

        Le 2e a poussé avec franchise lors de la première rencontre avant de revenir deux fois de plus sur la cavalerie puis il s’est arrêté à la muleta avec un mouvement continu de la tête qui semblait répondre oui à la question : Veux-tu que j’arrête le combat ? 

        Après un tercio de piques contrasté (2 premières piques sur la lancée, une troisième depuis le centre et une dernière au regatón demandée par une partie du public et le torero après le son des clairons), puis deux bonnes paires de Miguel Martín, la faena au 5e a très bien commencé sur la droite puis le toro s’est aussitôt éteint. L’estocade sincère, tombée pour les uns, basse selon d’autres, explique la division d’opinions mais la pétition était comparable au précédent, tout comme le niveau d’exigence du jour, assez modeste.

 

Juan del ÁLAMO (blanc et argent) : silence aux deux

        Le 3e a lui aussi été brave au cheval en trois rencontres où il a été beaucoup trop châtié avant de blandear aux banderilles et de baisser le rideau par la suite. 

        Bonne série de véroniques au 6e avant un grand tercio de piques de la part du cinqueño roux Peletero et du picador Óscar Bernal qui salue une standing ovation qui vaut largement une oreille. Faena besogneuse de son chef de lidia sans répondant de la part d’un animal ayant perdu une partie d’un sabot, comme le précédent, cherchant les planches en montrant sa véritable nature.