VIC FEZENSAC – Dimanche 21 septembre 2014

Novillada de BARCIAL pour Tomàs ANGULO (bleu nuit et or), César VALENCIA (bleu et jais) et Vicente SOLER (rose bonbon et or).

Lot de trapio, bien armé, avec les robes caractéristiques de la maison, si ce n’est … les pattes blanches, quasiment absentes ! Malheureusement, même si nous avons vu au moins deux tercios de piques intéressants, ces novillos ont montré de la faiblesse et n’ont pas tenu la distance sur la durée de la lidia. Le « rafraîchissement » opéré via le Conde de la Corte était-il judicieux ? …

1er : beau novillo, bien reçu à la cape. Après une pique sans mise en suerte et levée de suite, il vient de plus loin en accélérant pour une 2ème bien tenue ; comme il s’agenouille, le palco arrête le tercio alors qu’il aurait été intéressant de voir seulement comment il viendrait une 3ème fois au cheval. Banderilles moyennes, sans poursuite. A la muleta, Angulo cite de loin et fait passer son adversaire au large ; l’animal, noble et fade, trébuche, donne de la tête, raccourcit sa charge et finit par se défendre, l’homme manquant de peu l’accrochage. Mise à mort laborieuse avec sept pinchazos et entière basse. Avis et quelques applaudissements.

2ème : fin negro lucero, astifino, difficile à fixer pour permettre l’entrée du cavalier, avec des capotazos dans tous les sens. Placé au centre (!), il pousse à la 1ère pique, malmène le cheval à la 2ème, basse et levée rapidement et se montre tardo à la 3ème, le picador devant aller le chercher pour une pique appuyée alors qu’un peon a voulu le replacer inopportunément … au même endroit ! Une paire de palos à cornes passées avec poursuite et deux autres correctes sans poursuite cette fois. Le novillo, d’abord violent, demeure mobile, vif et d’une noblesse encastée. Après une série de derechazos, le passage à gauche se termine dans la difficulté et le retour à droite se solde par une poursuite. L’animal a pris le dessus sur l’homme, qui comprend et abrège, tuant d’un pinchazo bas suivi d’une entière en avant. Pétition d’oreille minoritaire et bruyante qui finit en vuelta suivie elle-même d’une belle division envers la présidence (qui a tenu bon). Applaudissements à l’arrastre.

3ème : negro bragado de beau trapio, armé court, qui prend passivement deux piques suivies d’un quite en tablier de Soler. Ce dernier banderille moyennement, son novillo ne suivant pas. Au 3ème tiers, la charge est parcimonieuse et fade ; l’homme insiste et nous ennuie copieusement, concluant -enfin !- d’une entière verticale tombée. Applaudissements.

4ème : beau novillo bien armé, en pointes, coureur. Les deux piques de Gabin Rehabi sont quasiment un simulacre car levées de suite, l’animal s’agenouillant à la 1ère et venant au galop à la 2ème, mal placée. Il est tout aussi inexistant au 2ème tiers, avec une 3ème paire manquée. Ce faiblard s’agenouille de nouveau à la muleta, qu’il accroche de par ses coups de tête en fin de passe. Angulo veut se faire applaudir alors qu’il n’y a pas matière, joue les incompris, nous sert des adornos mal venus et prolonge inutilement sa faena. Entière en avant et applaudissements clairsemés.

5ème : negro mulato bragado bien armé, reçu par deux farols à genoux. La 1ère pique est prise en poussant, la 2ème, en venant du centre, est trasera et ôtée de suite, la 3ème en venant au galop de l’opposé de la piste est brève et correcte ; le picador Placido Sandoval sort sous l’ovation. Ce sera tout, car le novillo s’arrête au 2ème tiers, à la charge du novillero, avec une 2ème paire au « pas des banderilles ». L’animal se couche à la fin de la 1ère série à droite puis revient sur l’homme à gauche, le désarme, tombe et se fige. Pinchazo vertical suffisant et le novillo est puntillé. Applaudissements.

6ème : beau càrdeno bien armé. La réception finit en déroute et le tercio de piques se déroule dans une belle pagaille : au moins cinq rencontres diverses, avec refilon sans mise en suerte, carioca rechargée, deux piques basses rectifiées, une 5ème après avoir désarmé Soler puis Valencia et pour finir bronca au picador, qui ne la méritait pas plus –ni moins d’ailleurs- que les autres. Alors problème de vision ? novillo déjà toréé ? manso de catégorie ? Le débat reste ouvert … 2ème tiers de la cuadrilla, dans la panique, avec arrêt à trois banderilles posées en trois passages. Déstabilisé, Soler veut doubler son opposant, recule, opte pour des passes châtiment, tente quand même une série de derachazos mais renonce et conclut dans la douleur avec quatre pinchazos profonds portés par le large suivis d’un descabello chanceux à novillo tête haute. Silence.    

Présidence : Thomas Thuriès, assisté de Patrice Sifflet et de …, qui auront vécu dignement quelques moments bien inconfortables.