Orthez    27 juillet 2014     18h

Corrida de 6 toros de LOURO FERNANDES de CASTRO (Portugal)

Origine Atanasio Fernandez

 

Quelques nuages mais l’atmosphère est agréable, le Gave peut se reposer.

La présidence fut très discrète et compétente.

Le public nombreux (9/10e) et peu connaisseur* pour la plupart, notamment dans la zone d’ombre.

De gros efforts de l’organisation en matière de présentation : le lot est très homogène de trapio (cornes astifinas) et les poids varient de 500 à 527 kg ; l’âge moyen se situe à 4ans et demi  (16 piques).

Le club taurin décerne un prix pour le meilleur picador et le plus beau geste taurin.

1er toro.   José Miquel Perez Prudencio : « Joselillo »

Il affronta Caratiste (castano) 510 kg

Après de belles véroniques, il gagna du terrain. Il mit en suerte par chicuelinas.

La 1er  pique fut correcte et la 2ème peu appuyée. Il brinda le toro au public.

Sa faena initiée par redondos et deux pechos. Deux séries à droite, la gauche fut plus difficile. Après un pinchazo, un tiers de lame et une entière, il reçut quelques applaudissements.

2e  toro.  Manuel Jesus PEREZ MOTA

Toro : Tosco 4 (négro) 500 kg. Bien armé.

La cape fut correcte des 2 cornes.

La 1er pique poussée et carioquée. Lors de la 2e l’animal mit les reins, la 3e, fut légère.

Le tercio de banderilles se révéla correct (en particulier la 3e, fut excellente).

Manuel Jesus brinda au public.

Sa faena fut croisée à droite mais le toro manque de gaz et se retourne, Manuel essaie à gauche et reprend par derechazo. Une épée entière légèrement de côté suscite quelques applaudissements.

La tauromachie de Perez Mota est peu appréciée des Béotiens.

3toro.   Imanol Sanchez

Toro : Clavelero (castano)  500 kg.

Il connut quelques difficultés au Capote.

Les 2 piques furent prises de près car mal mis en suerte.

Imanol pose les banderilles mais en l’occurrence il aurait dû s’abstenir (les deux premières ont été ratées, la troisième fut meilleure et la quatrième « al violin » posée sur le flanc).

Il brinda le toro à Joselillo et Mota. Sa faena à droite, main tendue à un mètre le l’animal qui ne passait pas à gauche ; il reprend la droite et effectue un pecho. Après un bajonazo et une entière de côté, il écoute un avis, la mort fut longue …

4e toro.  Joselillo

MADRILENO II(negro) 527 kg

Les lignes n’ont pas été retracées!

Le louro est beau et le maestro plus que correct à la cape.

La 1er pique poussée mais il ressort seul lors des deux autres.

Les banderilles sont posées correctement (notamment la première paire).

José Miquel a beaucoup de difficultés à garder son adversaire dans la muleta car il est distrait. Après 6 « mete y saca » et une demi-épée suivie d’un descabello, le toro s’écroule enfin.

5e  toro.  Perez Mota.

Les lignes sont enfin apparentes.

TOSCO III   515 kg.  Très beau (negro)

A la cape le matador gagne du terrain et effectue une belle « demie ».

Le tierce de pique est intéressant : la 1ere est poussée et lors de la 3e le toro s’est bien élancé (ce fut sûrement le plus brave du lot).

Les banderilles furent posées fort bien notamment la dernière paire où le péon a salué (il s’agissait de la 4e paire).

La faena fut pour la première fois accompagnée de la musique. Manuel Jesus est un des seuls à se croiser tant à gauche qu’à droite. Mais il se fit accrocher la muleta et termina par des manoletinas pas tout à fait indiquées. Une demie et un descabello après avis mirent fin au combat. Quelques applaudissements.

Le public n’a pas compris Perez Mota qui méritait au moins un salut au tiers.

6e  toro.  Imanol Sanchez

MADRILENO 515 kg

Il fut bougé à la cape. Le tercio de varas constitua le bon moment de la soirée.

Trois piques furent fort bien mises dans le terrain de l’animal, seuls quelques ignares n’ont pas compris ! Des sifflets et des applaudissements ont accompagné le cavalier qui reçut ensuite le prix.

Les banderilles d’Imanol furent posées correctement. Malheureusement il fut dépassé à la muleta. Une épée magnifique sauva l’ensemble.

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*Pour certains, l’idéal serait de supprimer le tercio de piques (ou le ramener à une seule rencontre symbolique), ensuite de voir le maestro poser les banderilles pour faire jouer la musique et taper dans les mains (tant pis si l’animal s’épuise dans des courses vaines), enfin que le 3e tiers se résume à un nombre considérable de passes non croisées pour terminer par une entière de côté, pourvu que le toro tombe vite.

Heureusement que l’idéal n’existe pas !

 

André Régagnon