MONT DE MARSAN - Dimanche 29 août 2021

Novillada de PINCHA organisée par la peña LA MULETA de SAINT PERDON  pour Adam SAMIRA (violine et or), Manuel PERERA (rouge basque et or) et Francisco PAREJO (violet et or).

Lot bien présenté, de bien à très bien armé, tous negros. Si leur comportement au 1er tiers a pu être mal apprécié du fait de lidias dans l’ensemble désastreuses (pourquoi maintenir deux picadors dans le ruedo ?), leur attrait pour les planches a été quasi-général au 3ème tiers. Presque tous les arrastres ont bien sûr été l’objet d’applaudissements, au moins de convenance. Pour revenir au tercio de piques, on peut hésiter entre les trois facteurs classiques : mauvais vouloir / je m’en foutisme / incompétence. Il serait bien que les acteurs en piste tiennent compte du fait que les publics ne considèrent pas tous que la corrida commence au 3ème tiers.

1er (3 ans et demi), armure offensive. Il désarme Samira, lequel hésite et recule. La 1ère pique, en arrière et poussée,  est prise au toril ; le cornu tarde à venir à la 2ème. Poursuites irrégulières aux banderilles. Le novillo se montre circonspect sur les doblones d’entame de faena, laquelle se poursuit par des derechazos plus que prudents, le corps cassé en deux. Les naturelles sont elles aussi données sur le pico, avec des cites brutaux, bizarres, car donnés en reculant la muleta, néanmoins touchée à chaque passe. L’attrait pour les planches est bien marqué. Vilaine mise à mort avec deux pinchazos verticaux et bajonazo en avant. Avis sonné à onze minutes et salut aux tiers tièdement applaudi.

2ème (3 ans 7 mois), plus lourd et bien armé. Perera se fait désarmer sur ses véroniques à genoux, puis dominer malgré le côté distrait de son opposant. La 1ère pique est de nouveau donnée au picador de réserve, puis le novillo prend la 2ème, carioquée, sans avoir été mis en suerte, sort et revient de lui-même au cheval ¡ Olé ! Banderilles avec poursuites, arrêtées à deux paires. Face à un animal noble et pastueño, l’homme commence par se croiser à droite mais, très vite, il l’étouffe et le rend tardo en ne lui donnant pas la distance. Tardif, le passage à gauche montre que c’est fini, et les circulaires inversées sont peu goûtées du public. Bajonazo en avant (prémédité ?) et silence.

3ème (3 ans 8 mois), beau, très armé, astifino, qu’un peon fait remater aux planches à plusieurs reprises. Nous voyons enfin une réception propre et allurée ; l’animal prend deux piques quelconques, sortant seul de la 1ère. 2ème tiers correct, avec salut de Mathieu Guillon. Le début par aidées montre un novillo pas innocent, qui se retourne vite et donne un coup de tête à chaque passe. Un moment poursuivi, Parejo se fait prendre sur des naturelles citées de profil. Il sort son adversaire des planches pour l’estoquer, ce qu’il fait laborieusement avec trois pinchazos et une entière plate et en arrière. Applaudissements pour le courage.

4ème (3 ans 7 mois), lourd et coureur, que la cuadrilla regarde aller seul au cheval ; une pique basse donnée au toril, une autre en carioca et un picotazo pour finir.  Pourquoi arrêter de nouveau le 2ème tiers à deux paires ? Après des doblones légers, Samira prend de suite la main gauche, subit la charge, se fait promener et accrocher le leurre par son novillo ; cette charge semble d’abord moins violente à droite, mais ce n’est qu’illusion. Entière basse, mort au centre, demande de trophée surprenante et vuelta quelque peu contestée.

5ème(3 ans 8 mois) ; Perera le reçoit a porta gaïola, donnée dans le tempo ; le novillo jette les pattes dans la cape. Avec des capotazos dans tous les sens, l’animal prend une pique très en arrière et rectifiée sans avoir été arrêté, puis une autre en venant au trot. Un début de faena à genoux peu esthétique est suivi de derechazos propres, donnés en se croisant ; les naturelles, bien que templées et servies en baissant la main sont, elles, plus prudentes. Le final, basto, se solde par un avertissement sans frais, et le novillo se décompose. Cela ne nous évite ni les circulaires inversées, ni les bernadinas (avec désarmé). 4/5ème de lame porté au ralenti et oreille, avec demande folklorique de la 2ème, heureusement sans suite.

6ème (3 ans et demi), armé large. Pajero, peut être « secoué » suite à la cogida précédente, est dominé et laisse la réception et les mises en suerte à ses peones. Une pique dans l’épaule rectifiée, une autre en place, le tout pour pas grand-chose. Le novillo s’anime aux banderilles, posées à l’unité et peut être pour cela arrêtés à quatre (ou bien il s’agit une nouvelle mode …), puis se réserve à la muleta avec une charge moins que minimaliste. Le novillero fait de nouveau preuve de courage, mais son insistance lasse le public. Echec à la mort avec trois pinchazos plus ou moins profonds, ¾ de lame verticale en place et deux descabellos. Mort bouche fermée après une longue agonie.. Avis proche des onze minutes et silence.

.           Présidence en retard pour la sonnerie des avis mais sérieuse pour l’attribution des trophées.