Du 12 au 14 juillet, Céret de toros 2014

Ciel couvert et menaçant mais pas de pluie les deux premiers jours, soleil et chaleur le troisième, tendidos bien fréquentés, même pour la novillada du dimanche matin.

Trois corridas et une novillada, soit 24 animaux piqués, au cours de 70 rencontres, pratiquement 3 piques par taureau, un seul picador sur 24 étant coupable d’avoir monté sa pique à l’envers, celui qui piqua le dernier taureau de la feria, un Victorino, le sixième de la tarde du 14 juillet.

Ces précisions en forme de statistiques, je les tiens de Roger Merlin, Président de la FSTF, irréprochable observateur du premier tiers.

Pourtant, il a manqué l’animal qui par sa bravoure, sa force, son engagement, transcende le premiers tiers et en fait l’un des moments privilégiés des corridas cérétanes. Pas d’Oye Mucho ou de Cortesano cette année.

Les picadors firent leur travail sans s’y distinguer particulièrement, posant souvent la pique en arrière ou dans l’épaule, "pompant" et "cariocant" parfois … Il y en eut quand même deux qui furent primés, les deux de Paulita, le 14 juillet. Juan Manuel Sanguesa qui reçut le prix offert par la muleta d’Arles (prix Bernard Bertagne) pour sa prestation devant le deuxième taureau et José Manuel Garcia qui reçut le prix de l’ADAC pour la manière dont il piqua le cinquième.

La cavalerie de Navarro fit son office sans peine ni gloire.

Samedi 12 juillet après-midi, six toros d’Adolfo Martín

Le paseo de la corrida de samedi fut retardé de dix minutes parce que des anti-corrida avaient bloqué les cuadrillas de Diego Urdiales et de Fernando Robleño à l’entrée de Céret.

Les taureaux d’Adolfo Martín, jolis et bien encornés, affichaient des poids de 500 à 510 kg. Ils sont à répartir en deux parties égales, mauvais, les premiers deuxième et quatrième sans charges et sans race, bons les troisième et sixième, pas mauvais le cinquième noble mais un peu fade.

Diego Urdiales tomba sur les deux pires. Son premier ne s’emploie pas au cheval et arrête sa course aux banderilles si bien que cinq passages seront nécessaires pour clouer quatre banderilles.
Diego l’entreprend par derechazos rageurs mais le bicho s’éteint. La suite devient laborieuse et sans trop d’intérêt. Deux pinchazos, un quart de lame et descabello.

Le quatrième, applaudi à son apparition, montre son peu d’empressement dans la cape et ne s’emploie guère au cours de deux piques.
À la muleta, Diego double vers le centre, donne quelques bon derechazos, prend la gauche où ça semble bien passer et où il donne les meilleures naturelles de l’après-midi. Mais l’animal, paraissant handicapé du train arrière, se fige très rapidement, tête à mi-hauteur, conduisant le maestro à tirer péniblement passe après passe. Épée entière après deux pinchazos.
Silence.
Sifflets à l’arrastre.

Le deuxième, marqué du V de La Associación, sort tumultueusement et fait sauter des planches.
Fernando Robleño délivre trois véroniques et demie en gagnant le centre. L’animal prend une première pique pas trop mal placée, une deuxième insignifiante, une troisième du même calibre.
Après des banderilles cafouillées, Fernando double vers le centre. L’animal ne donne que de courtes charges entrainant un travail par demi-passes. Un essai à gauche n’apporte pas la solution. Trois quarts d’épée basse.
Sifflets à l’arrastre.

Fernando reçoit prudemment le cinquième à la cape.
Première pique dans l’épaule puis rectifiée sur laquelle le taureau pousse. Deuxième mieux placée, plus brève.
Bon tercio de banderilles où s’illustre Angel Otero qui sera appelé à saluer.
Brindis au ciel.
Fernando donne de la distance et entame par longs derechazos "templés". À gauche ça passe aussi. Reprise à droite mais l’animal raccourcit ses charges et ne transmet plus grand-chose.
Grande estocade qui entraine la demande majoritaire et l’attribution d’une oreille.

Camille Juan eut la chance de tomber sur deux très bons taureaux, la malchance qu’ils soient un peu trop forts pour lui.
Il accueillit le troisième, armé large, très noble, par de belles véroniques.
Gabin Rehabi ne le ménage pas au cours de trois piques appuyées, la première en arrière, "carioquée et "pompée", les deux suivantes où l’astado part de loin, particulièrement appuyées. Le picador sort sous les sifflets.
Banderilles approximatives.
Camille dédie son taureau au public, puis le conduit au centre pour entamer par de longs et valeureux derechazos. L’essai à gauche est moins réussi, le torero se faisant renverser heureusement sans mal au cours de la seconde naturelle. Il reprend la droite pour ne plus la lâcher.
Conclusion par demi-épée qui ressort seule, pinchazo hondo, descabello.
Applaudissements au taureau.

Le sixième taureau qui répondait au nom de Madrileño fit une entrée fracassante en tapant violemment dans les burladeros au point de s’assommer et de se casser une corne.

Le sobrero, Malagueño, est reçu par des véroniques acceptables. Il prend trois piques sérieuses.
Camille débute son travail de muleta par doblones rageurs et poursuit par derechazos difficiles à lier car l’animal se serre sur l’homme qui manque de sitio et de domination.
Cadrage laborieux. Pinchazo al encuentro, deux autres pinchazos, un quart d’épée en avant, une demie verticale, un descabello.
Palmitas d’un public compréhensif.
Applaudissements au taureau.

Présidence de Francis Manent, assisté de Bernard Desvignes et du Dr vétérinaire Christophe Brard

Dimanche, 11 h, six novillos de Valle do Sorraia

Le choix des novillos s’inscrivait dans ce souci de recherche d’élevages méconnus ou oubliés dont l’ADAC s’est faite une spécialité depuis ses origines, réussissant parfois des réhabilitations spectaculaires. Même si ça ne fut pas le cas cette fois-ci, ces novillos ne manquèrent pas complètement d’intérêt.
Ils étaient superbes de gabarit et de cornes avec de magnifiques robes allant du cárdeno à l’entrepelado.

Ici, j’ouvre une parenthèse pour remarquer qu’il fallait être polyglotte pour déchiffrer le sorteig (sorteo) : 

Il fallait posséder – outre le français utile pour profiter de la publicité du verso – le catalan, ne serait-ce que pour lire la date du jour, le portugais et l’espagnol pour déchiffrer la description de la robe des novillos.
En effet, ils n’étaient pas negros selon l’espagnol mais tous qualifiés de preto (noir en portugais) avec la variante nécessaires qui les faisait, par exemple, « entrepelado, bragado, corrido » en espagnol. Ceci n’alla pas sans confusion puisque le troisième, Tangerino, opposé à Vicente Soler, étant qualifié de preto tout simplement était attendu noir tout simplement, alors qu’il fut, comme le montre la photo que je me suis permis d’emprunter à Patrick Colleoni, certainement le moins noir des six.

Ces novillos sélectionnés pour la corrida à cheval portugaise ignorèrent complètement les bonnes façons de se comporter face à des chevaux de pique espagnols. Ils cherchèrent à contourner l’obstacle, s’employèrent peu, accumulèrent d’insignifiants picotazos.
Devant les piétons ils restèrent sans grandes charges, têtes hautes et balançant leurs cornes tous azimuts.

Il faut reconnaître aussi que des opposants moins friables et plus dominateurs en auraient, sans doute, tiré un meilleur parti.

Diego Fernández qui a la planta torera, mais ça ne suffit pas, reçut le premier par de très bonne véroniques. Après un tercio de banderilles convenable, il entame par doblones  classiques et poursuit par deux bonnes séries de derechazos. Nous avions vu là ce qu’il y a eu de mieux dans la matinée. Ensuite l’utrero tricota des cornes et le novillero recula, baissa pavillon, se cantonna dans une torchonnade inconsistante. Fin pénible par trois pinchazos portés en avant,  une demi-épée en avant, un descabello.
Palmitas au novillo.

C’est encore plus catastrophique avec le quatrième sans caste et avec tête chercheuse. Pas de faena, un tiers d’épée sans passer la corne, Cinq pinchazos intercalés d’un avis, un descabello.

Pas grand-chose à porter au crédit de Roberto Blanco devant le deuxième qui tricotait des cornes et qu’il tua difficilement.

Le quatrième pousse une peu sur la première pique, reçoit un picotazo dans l’épaule, la troisième rencontre n’est qu’un simulacre.
Roberto double bien ce novillo dédié au public et délivre quelques bons derechazos. Echec à gauche, reprise à droite sans parvenir à bien allonger et terminer les passes.
Estocade entière et concluante portée en deux temps.
Quelques palmitas aux deux adversaires.

Vicente Soler avait reçu avant le paseillo, des mains de Patrick Colleoni, le prix du meilleur novillero, décerné par l’Association des Critiques Taurins de France, pour sa saison 2013 dans le sud-est.
Nous devons constater que cette année il ne confirme pas cette position. À son crédit les banderilles qu’il conclue par un violín pas très heureux mais qui porte toujours sur la majorité du public.

Avec le troisième qui donne de la tête il est toujours sur le reculoir.
Fin par pinchazo, autre pinchazo al encuentro, bajonazo plat, le taureau trébuche et tombe. Il n’en fallait pas plus pour que le péon, Didier Martin Declerrck « Miguelito », omniprésent depuis la veille, ne lui délivre avec rapidité et dextérité inattendues un coup de puntilla foudroyant.

Le sixième difficile à fixer prend sans peine ses trois piques de manso.
Deux banderilles de poder a poder sur la corne droite et un violín al quiebro.
À la muleta, ça se poursuit par pasitos atrás et ça se termine par un tiers de lame, un pinchazo bas, une profonde en arrière.
Silences.

Présidence de Mariano de Damas assité de Christophe de Munico et du Dr vétérinaire Pierre Sanz

Dimanche 18 h, six toros des Heredores de Bartolomé Sanz

Toros grassouillets, bajos de ajudas, convenablement encornés, aux poids affichés de 490 à 550 kg, les trois premiers quatreños, les trois suivants cinqueños. Ils furent insignifiants à la pique  à l’exception du quatrième bravito et du deuxième qui, jouant le mort après deux rencontres, trompa tout son monde et resta pratiquement entier.
Devant les hommes, les premier, quatrième et cinquième furent noblitos, le deuxième dangereux, les autres plus ou moins inconsistants.

Cette tarde aurait pu rester ennuyeuse et à oublier s’il n’y avait eu Carlos Escolar « Frascuelo ».

Les raisons de sa présence s’inscrivent dans la geste cérétane et méritent d’être rapportées telles que je les ai recueillies de responsables de l’ADAC.
Jean Louis Fourquet, leur ancien président, a quitté notre monde le 7 janvier de cette année 2014. Dans ses dernières volontés, il a souhaité que l’ADAC ne lui rende pas d’hommage posthume mais que son vieil ami, Carlos Escolar « Frascuelo », figure parmi les maestros de Céret de toros 2014.
Nous devons donc l’inclusion de Frascuelo dans ce cartel à l’apoderamiento posthume de Jean-Louis Fourquet. ¡Olé!

Je ne souhaite pas plagier l’excellent compte rendu que donne ici, parallèlement, Paul Bosc.
Je me contenterai d’ajouter quelques remarques : 
Frascuelo avait, bien-sûr, choisi l’ordre de sortie de ses taureaux. Il a dédié le premier au public et le second - que sans se tromper il avait estimé comme devant être le meilleur - au ciel, à son ami Jean-Louis.
Ces deux faenas furent entrecoupées de précieux remates à l’ancienne, trincherillas, pase del despreciomolinete belmontien, étincelants points de ponctuations structurant la si pleine et parfaite architecture d’une faena de cinq minutes.
Il n’a manqué qu’une grande estocade pour que ce qu’il fit à son deuxième taureau méritât les deux oreilles.

Quoi qu’il en soit, Frasccuelo est le vainqueur de Céret de Toros 2014 et le marquera de manière indélébile dans notre souvenir.

Dans un molinete aux allures belmontiennes particulièrement serré (Photo Opinionytoros)

Alberto Lamelas eut donc un premier adversaire insuffisamment piqué mais il ne faut pas trop en vouloir au président qui avait ordonné le changement car l’absence d’une ou deux piques supplémentaires ne se fit sentir  qu’au moment des banderilles où, en méchant manso, il sema la panique en piste.
Au troisième tiers, Alberto doubla courageusement par le bas pour assujettir l’animal et tira quelques séries droitières méritoires. Pas de possibilité à gauche. Cadrage difficile et long, demi-lame en arrière, metisaca bas, entière basse, descabello au troisième essai.
Division d’opinion à l’arrastre.
Salut au tiers très applaudi.

Le cinquième taureau permet trois véroniques et une revolera. Il prend sans s’employer une première pique bien placée, pousse par à-coups sur la deuxième, en prend une brève troisième pour la forme.
Brindis à Bernard Raviglione, président de l’ADAC.
Cet animal est noble. Alberto donne de très bonnes naturelles et poursuit sur l’autre bord allongeant bien le bras.
Mais voilà, il n’a pas retenu la leçon du vieux maestro et compris qu’il faut savoir arrêter une faena quand elle est faite, que trop la prolonger la gâche.
Le taureau baissa de ton et ça devint très ennuyeux. Alberto prit l’épée de mort près du temps du premier avis, l’entendit, porta un bajonazo, trois descabellos infructueux, entendit un deuxième avis avant le bajonazo concluant.
Palmitas au toro.

Esaú Fernández ne laissera le souvenir que de trois véroniques et revolera à son premier. L’animal fut copieusement châtié au cours de deux piques et permit quand même  un  quite par chicuelinas et demie de Frascuelo et un bon tercio de banderilles.
Muleta en main, Esaú aborda par derechazos prudents un taureau arrêté puis s’arrêta lui aussi. Conclusion par une épée entière et en avant.

Rien à la cape avec l’ultime qui prend quatre piques imposées dans différents terrains.
Esaú tente prudemment sa chance à droite, se fait avertir, prend sans conviction et sans succès la gauche, puis sans sitio, démotivé, va chercher l’épée d’acier sous les sifflets pour en finir d’un vilain golletazo et subir la bronca.

Présidence d’André Roques assisté de Robert Deschelles et du Dr vétérinaire  Thierry Faget.

Lundi, 14 juillet, trois toros de Don Victorino Martín Andrés et trois toros de Don José Escolar Gil

Il est impossible de ne pas tenter des comparaisons :

Au physique les taureaux de Victorino étaient dans leur type, morrillos développés,  cornivueltos, ceux d’Ecolar  étaient moins homogènes d’aspect, le quatrième par exemple arborant des cornes particulièrement longues pour cet encaste.

Côté nombre de rencontre avec les chevaux, les Victorino en cumulèrent onze, les Escolar neuf.

Pour la bravoure, le seul qui en fit preuve fut le deuxième sorti, un Escolar dévolu à Paulita.

Un Escolar abandonna une oreille à Robleño, un Victorino rendit la même politesse à Aguilar.

Le plus intoréable fut aussi un Escolar, le troisième sorti qui incomba à Aguilar.

J’aurais tendance à estimer qu’aucun des deux élevages ne s’est particulièrement distingué et que ça se solde par un match nul.

Et les hommes ?

Aucun de démérita.

Fernando Robleño, après que son premier taureau de Victorino ait été mal et sévèrement  piqué, fit tourner des séries de trois derechazos en rond, chacune  arrêtée par un changement de main et un pecho pour rester sur la corne droite. Il en rompit la succession pour prendre la gauche et faire brièvement remarquer que ça ne passait pas. Puis il reprit avec application ses monotones tourniquets et, quand il comprit qu’il commençait à lasser le public, en finit par une  entière en bonne place. Palmitas au torero et au taureau.

Le quatrième, un haut Escolar aux longues cornes, hors du type, est violent dans la cape et désarme Fernando.  Il prend trois piques mal administrées qui, même s’il s’emploie peu, le châtient sérieusement.
Début de muleta par derechazos un tantinet distants. « ¡ Acercate ! » lance un spectateur. Fernando, obéissant, s’arrime, se croise et conduit de longues séries droitières, la gauche étant inexploitable. Doblones pour  cadrer. Une entière jusqu’aux doigts suivie d’un descabello entraine la demande et l’attribution d’une oreille.

Luís Antonio Gaspar « Paulita » se comporta dignement et calmement. Son premier taureau, le deuxième de l’envoi, un Escolar, est violent et lance ses pattes dans la cape. Avec bravoure il part pour une première pique dans l’épaule, de plus loin pour une deuxième dans le dos  – ce qui n’empêchera pas son picador d’obtenir le 1er prix. Lors d'une troisuième rencontre, l'animal traverse toute le diamètre de la piste pour heurter le cheval par devant et renverser le groupe équestre. (Voir photos d'Amandine Segot dans "TERRES TAURINES")
Tercio de banderilles  pagailleux.
Brindis au public et entame par derechazos. Echec à gauche. Reprise à droite, mais le taureau économise ses charges et finit par s’éteindre.
Pinchazo suivi d’une bonne estocade efficace.

Son deuxième taureau, un Victorino fait applaudir le large berceau de ses cornes,  prend de bonnes véroniques, une première pique où il s’emploie peu, une deuxième dans un mauvais style, une troisième meilleure en partant de plus loin.
Muleta en main, « Paulita » double vers le centre puis administre des séries de derechazos cités sur l’œil contraire, donne deux ou trois naturelles estimables, reprend la droite mais le toro est fade et ça devient passablement ennuyeux.
Demi-lame en arrière et tendue qui fait son effet.
Salut au tiers.

Alberto Aguilar manque de peu de se faire enfermer contre les planches par un taureau d’Escolar violent et collant.
Son picador châtie ferment l’animal par une première pique replacée trois fois, une deuxième "carioquée" et "pompée", une troisième, encore  prolongée par la carioca. Il quitte l’arène sous la bronca.
À droite comme à gauche l’animal cherche l’homme avec une imparable violence. Constatant qu’il n’en tirera rien de bon, Alberto, applique la lidia adéquate dans ces cas-là, allant chercher l’épée de mort et en finissant, sous la bronca d’un public qui ne comprend pas, par trois pinchazos suivis  d’une demi-épée tendue.
Arrastre curieusement applaudi. Je suis le premier à applaudir les taureaux braves, forts, "encastés" et pimentés de genio, mais les intoréables ?

Les taureaux, heureusement, se suivent mais ne se ressemblent pas. L’ultime est un Victorino,  joliment typé, de 560 kg.
Alberto l’entreprend par véroniques rageuses et dominatrices arrêtées par une revolera.
L’animal pousse sur une première pique bien placée, manque de désarçonner le cavalier sur la seconde, sera écarté mais reviendra spontanément sur le cheval.
Pour une quatrième rencontre, il est placé inutilement trop loin car il a suffisamment montré qu’il répugnait à partir de loin. Avec la compréhension de spectateurs lassés par la longueur du tercio, le picador finira par aller chercher l’animal et lui administrer la pique à la rencontre.
Brindis au public.
Bonne entame par derechazos. Alberto se croise de face pour déclencher des séries cadencées qu’il parvient à "templer" et à ponctuer de pechos  serrés et profonds. À gauche, il est désarmé sur sa seconde naturelle. Il reprend la droite. Mais avec pundonor, épée de mort en main, il donne, avant l’estocade, une série de naturelles liées, "rématées" par le pecho.
Grande épée, entière, en bonne place. Oreille parfaitement méritée.
Arrastre applaudi.

Céret de toros 2014 finit bien.

Présidence de Bernard Sicet assisté de Thomas Thuriès et du Dr Vétérinaire Renaud Maillard.

Jean-Jacques Dhomps