Plus d'interrogations que de réponses !

 

Toros de NUNEZ DEL CUVILLO pour :

  • SEBASTIEN CASTELLA
  • ALEJANDRO TALAVANTE
  • ANDRES TOCA REY

La corrida de ce jour est de celles qui laisse un goût d'amertume : des toreros de talents devant des toros de combat qui ne combattent pas et un public totalement perdu devant cette curieuse anomalie.

Comment justifier, comme l'a récemment fait Simon CASAS, que seul, le modèle économique utilisé par le monde taurin doit être revu, sans parler du manque de lisibilité que nous offrent aujourd'hui les spectacles taurins.

Ce jour donc, un encierro de NUNEZ DEL CUVILLO globalement bien présenté mais sans caste, ni force.

SEBASTIEN CASTELLA

Sur ses terres, a rapidement affiché son intention de bien faire, mais son premier, sans embestida, n'a pu lui permettre de traduire ses bonnes intentions par un succès. Applaudi

Il n'a pas laissé passer son second, le plus gaillard du lot. Il lui a servi une très bonne faena, intelligente, soutenue et bien templée, parfaitement adaptée à l'arythmie du toro. Il conclut par une épée entière.

Deux oreilles dans le panier que l'on a spontanément trouvé amplement justifiées, mais comment comprendre ce deuxième trophée avec un toro qui n'a pas été piqué et qui donc n'a pas justifié sa bravoure ? Question sans réponse ?

ALEJANDRO TALAVENTE

Torero sérieux d'un toreo profond aperçu à son premier qui pourtant n'était pas des plus coopératifs. Son poignet a fait merveille : une épée entière et descabello ont permis le trophée que le public a été long à confirmer.

Ce même public n'a pas suivi la très bonne faena donnée à son second, presque chirurgicale, tant ce NUNEZ ne pouvait suivre le rythme que lui proposait le maestro. Une épée entière concluante mais silence pesant du public, qui n'a curieusement pas adhéré à la personnalité de ce torero. Autre interrogation ?

ANDRES ROCA REY

Ses deux toros sont restés sur le même chapitre de convalescence, mais peu importe pour lui, car il est plus à l'aise dans l'art de toréer le public que celui d'un véritable lidiador. Ce garçon sait faire des passes, il les enchaine, il est téméraire à l'excès. Mais son registre s'arrête là pour le moment. Comment comprendre, qu'il y a tout juste quelques mois, il pointait sa timide jeunesse de novillero à BOUJAN SUR LIBRON sans y laisser un souvenir impérissable et qu'il fasse aujourd’hui l'objet d'un délire publicitaire qui le propulse dans toutes les arènes de France, de Navarre et d'ailleurs ......

Encore une interrogation sans réponse

JEAN LOUIS COMTE