Encore et toujours une histoire de toros

 

Toros de ROBERT MARGE pour :

  • DIEGO URDIALES
  • JUAN BAUTISTA
  • DAVID MORA

 

L'encierro de ce jour ne pouvait être épuisé puisque quelques petits kilomètres séparent leur campo des arènes de Béziers. Et pourtant …...... !

DIEGO URDIALES

Son premier se casse une corne en tapant violemment contre la barrera. Il est remplacé par un sobrero du même élevage mais de meilleure présentation. Tiens ?

Pourquoi n'était-il pas parmi les six retenus ?

Deux rencontres avec la cavalerie en poussant. L'après midi commence bien. URDIALES fait une entame très classique, séduisante, belles séries à droite et à gauche. Le toro suit. Bien !

Une épée entière et malgré une pétition qui nous a paru majoritaire, la présidence s'abstient ! URDIALES est donc invité par le public à une vuelta très largement saluée.

Son second n'est pas du même sang. Il va deux fois au cheval sans conviction et s'éteint rapidement. URDIALES ne s'investit pas et règle les affaires courantes. 

Un pinchazo et une entière

Bronca pour le toro à l'arastre

JUAN BAUTISTA

Zingaro, son premier, a une réputation à défendre et il s'y emploie. Deux rencontres avec la cavalerie en y mettant les reins. Bien !! A son tour, la cuadrilla se hisse au niveau et nous offre un bon tercio de banderilles.

JUAN BAUTISTA soutient le rythme et déploie une faena sobre, mais efcace, en se tenant toutefois à distance du fauve qui va a menos et finit difcilement.

Une entière et une oreille qui n'aurait été méritée que si URDIALES avait été traité avec la même attention à son premier.

Son second est dans le même registre et la faena de BAUTISTA est aussi une réplique de la première avec ce bicho qui s'éteint plus rapidement que le premier, jusqu'à s'asseoir d'épuisement sur le sol !!!

Une épée entière mal placée, heureusement cachée par la muleta que BAUTISTA a malencontreusement perforée à l'entrée a matar. Cette rare situation aurait du inciter le maestro à mettre une deuxième épée mais l'état du toro l'a  conduit vers le descabello. 

DAVID MORA

Il accueille son premier par des véroniques bien dessinées.

Ce toro ne reçoit qu'une pique en poussant. Il y laisse d'ailleurs toutes ses forces et s'éteint rapidement. MORA ne peut rien envisager de sérieux avec lui. Un pinchazo et une entière

Son second CAPITAN est le toro le plus intéressant de l'après midi. MORA le comprend tout de suite et débute superbement sa lidia. Le bicho pousse par deux fois à la cavalerie pour un tercio qui a  été bien exécuté : par de bonnes mises en suerte aux  distances qu'il faut , et présentation du cheval face au toro. Saluons cela, car devenu rare et saluons surtout la vibration du public pour un tercio de piques, lorsqu'il est bien exécuté. 

Ce toro « manso» a donné des sueurs aux banderilles. Bravo !

Puis le talent de MORA a fait le reste à la muleta, en allant chercher en querencia du toro, qui répondait plus qu'il  n’attaquait, des séries de bonne facture. Con arte ! Il le tue bien.

Une oreille

Bien qu'ayant montré des faiblesses très inquiétantes, cet encierro a néanmoins permis quelques moments d’intérêt grâce à la présence de ces trois maestros ayant chacun, avec leur style, tiré ce qui pouvait être utilisé de ces toros pour le plaisir du public.

                                                                                           JEAN LOUIS COMTE