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il me fend le coeur

C’est du Pagnol…Clochemerle…une histoire de Provence et comme le disent les iberes :

‘’cosas de toros’’

 

Les journées de la Primavera de Valverde prévues de longue date, et en préparation depuis le mois d’Octobre dernier ont été purement et simplement annulées, au tout dernier moment, sous la pression (la recommandation exactement) de la mairie de St Martin De Crau.

900 personnes environ se retrouvent le bec dans l’eau, puisque le ‘’no hay billetes ‘’ s’affichait pour ce pur weekend taurin.

L’incompréhension faisait place à la colère hier, et les réactions en soutien du ganadero étaient pléthore, et argumentées. La première étant que nombreux parmi ces 900 personnes prévenues au dernier moment, devaient annuler leur voyage quand il n’était déjà pas consommé, hôtels et pour beaucoup restaurants compris…avec pas mal d’Espagnols qui trouve cette initiative très taurine…gageons que la Mairie de St Martin de Crau aurait dû s’en réjouir, et que peut-être annulations aidant elle pourrait s’en mordre les doigts. Après la pandémie que l’on sait les commerces locaux auraient pu profiter en partie de l’engagement de J.L Couturier.

J’ai discuté longuement avec lui hier soir, pour avoir le détail, et il a gentiment égrené les échanges de courriers, date après date et les faits tels qu’il les a vécus, et ressentis.

Avant toute chose, il faut préciser pour ceux qui ne le connaissent pas, que Jean Luc Couturier possède la Faconde de son coin, un méridional affable et spontané, ouvert et au franc parler, et c’est aussi un homme d’affaire avisé, tout le contraire d’un Fantoche, un matamore ou un mégalomane.

Il avait bordé son sujet.

Car recevoir du public en temps normal, est une gageure, en temps de pandémie un pari osé, donc, entouré de ses conseils il avait patiemment déroulé la pelote administrative des autorisations et autres garanties à prendre dans ces cas-là.

Il s’expliquera lui-même sur le déroulé exact de tout cela, mais résumons la situation…telle qu’il me l’a décrite. Depuis Octobre il fallait voir, rencontrer  et obtenir des signatures, du SDIS, De la mairie de St Martin De Crau (qui devrait s’enorgueillir de posséder sur son territoire deux élevages de taureaux mythiques les Concha Y Sierra et les Cura de Valverde…) la préfecture (en l’occurrence la sous-préfète) l’organisme appelé CHAMP (je ne suis pas sur de l’orthographe) sorte d’organisme de protection de la zone locale et des trésors dont les Alpilles regorgent, dont l’autorisation est vitale pour créer de tes événements et enfin la compagnie propriétaire et responsable du fameux gazoduc qui passe sous le plateau de la Haute Coste.

Chose connue de tous, depuis que J.l Couturier a acheté, défriché, nettoyé et aménagé ses élevages a cet endroit.

La plupart des épreuves passées, et les autorisations accordées, ne restait plus qu’à délivrer un permis de construire (je présume que ce sont les gradins prévus a cet effet, la première fois le public était assis sur des bottes de paille) pour permettre d’accueillir le public…ce qui fut promis en son temps si toutes les autres autorisations étaient requises et acceptées.

Ce permis avec demandes réitérées, n’est jamais arrivé, et au pire, on le promettait pour deux jours avant l’évènement…mais les excuses vaseuses qui s’ensuivirent, risques encourus, autorisations à délivrer, et même l’absence ou le non-renouvellement d’un fonctionnaire de Mairie qui aurait retardé le dossier s’accumulaient alors que tout le reste était validé. C’est ainsi qu’à moins de 48 heures du weekend les gendarmes venus en nombre, délivraient un courrier officiel au ganadero lui stipulant qu’on lui ‘’recommandait’’ de ne pas effectuer ces journées…soit une menace à peine voilée, au moindre problème et l’on sait que lorsque l’on organise des évènements avec public tout peut arriver, sa responsabilité serait totalement engagée avec risques juridiques accrus…bref du pénal…les conseils de Jean-Luc Couturier lui recommandant de ne pas prendre ce risque, c’est la mort dans l’âme qu’il dut annuler l’événement.

Finalement, les aficionados le bec dans l’eau seront remboursés, bien sûr, sauf du voyage, hôtels etc…toute l’infrastructure, les repas prévus sur place, les toreros et le personnel requis est à la charge du ganadero…bien sûr, la région est magnifique et il se trouve que dans le même temps Nîmes a finalement organisé son weekend taurin…ce qui pourrait laisser imaginer qu’un évènement taurin privé pourrait déranger... (900 personnes assises-là, n’étant pas assises ailleurs…)

Casas a été vilipendé sur les réseaux sociaux. Accusé de manœuvrer en sous-main pour protéger son weekend taurin

Une erreur de la mairie, ou comme le pensent certains un laisser-aller…voire une certaine incompétence, dommageable pour l’organisation et les frais engagés, mais surtout les annulations possibles seraient une erreur politique…

Certains pourront toujours dire que même promis, en temps et en heure, le permis de construire, devant arriver au pire 48 heures avant l’évènement, un tien valant mieux qu’un tu l’auras, Jean Luc n’aurait pas dû engager son week-end…même si au su de tout ce qui est évoqué là-haut les garanties principales semblaient être reçues…mais il faut juste rappeler que le ganadero et son équipe ont engagé les travaux en octobre pour réaliser cet évènement…en juin…

D’autres y voient l’intervention de certains opposant au ganadero, localement influents…

On sait aussi qu’un évènement proche avait été réalisé l’an passé sans problèmes, ni questions.

On le sait le plus petit grain de sable peut stopper une énorme machine, et ce grain de sable ne va certes pas dans le sens de l’aficion.

 

Il faudra bien avoir le dernier mot de cette affaire, il m’étonnerait que l’éleveur en reste là, et l’on espère bien que le monde taurin tant vilipendé et tant décrié lui apportera un soutien visible … car dans le temps et tout cela apaisé…peut être qu’un tel évènement pourrait se reproduire…avec tout ce qu’il faut en temps et en heure…et que les aficionados répondent présents.

Les toros de respect qui paissent là et l’investissement du ganadero le méritent bien.

 

 

Comme le disait Pagnol dans Marius… :

’’à toi il te fait rire. Moi, il me fend le cœur’’

 

CHF