Mauvais temps pour les liberticides qui luttent pour supprimer les corridas en France avec successivement les récents jugements ou arrêts qui déboutent les plaignants défenseurs de la cause animale à Bayonne, Tarascon et Béziers. D'autres jugements de même facture sont attendus dans les semaines à venir notamment à Carcassonne.

Cela montre que le bouclier légalisant l'exercice des Tauromachies est bien en place et que le travail de la commission juridique de l'ONCT continue à produire ses effets. A droit constant, les attaques n'ont que peu de chances d'aboutir. En effet, au-delà du droit positif, la jurisprudence rappelle régulièrement et inlassablement la légalité des manifestations taurines dans la zone géographique de tradition taurine et de pratique ininterrompue.

 

Mais est-ce suffisant pour garantir durablement l'avenir ?

A bien y regarder, non dans la mesure où le législateur peut changer la loi d'un simple amendement. Savourons toutefois les avancées dues aux poursuites engagées ; ainsi la Cour d'Appel d'Aix en Provence ne considère-t-elle pas « que l'organisation de manifestations taurines est une activité de service public culturel » !

Comme le souligne Maître Ludovic Para les associations anti-taurines « se heurtent encore (une fois) à un mur et apportent une nouvelle pierre à notre édifice ».

Savourons, mais est-ce suffisant ?

Non, les États Généraux des Tauromachies 2020 2021 ont fait le constat qu'au delà d'une attitude seulement défensive, il convenait de retrouver leurs racines populaires, de sortir de la discrétion qui leur est préjudiciable en restaurant leur image et en investissant dans la transmission à un public élargi.

Ce sont des enjeux cruciaux pour ceux qui vivent des Tauromachies et motivantes pour ceux qui vivent pour les Tauromachies. Sauront-ils se rencontrer et agir ensemble ?

La FSTF les invitent à s'associer aux « Chantiers » qu'elle lance pour donner une suite efficiente au Grand Débat.