Des dizaines de milliers de personnes (plus de 40 000 d'après l'organisation : l'Union Taurine de la région de Valence) ont manifesté ce 13 mars à Valence en  faveur de la tauromachie et contre les attaques dont elle fait l'objet. Voici le manifeste qui y a été lu par Ponce puis publié par Aplausos :

"Nous sommes forts. Et nombreux. Et responsables. Nous venons de le démontrer ici aujourd'hui. Et pour cela nous sommes heureux et fiers d'être aficionados. Il faut que certains soient mis au courant. Que tout le monde le sache !

Nous sommes des Espagnols avec des droits, de Espagnols du moment, des Espagnols de toutes les sensibilités et origines mais nous devons également souligner que de nombreux amis de pays européens ou américains où la Tauromachie est reconnue et traitée comme un art nous accompagnent; nous devons aprendre d'eux.

Nous sommes, j'insiste, des Espagnols qui avons droit à notre identité, à notre culture, à défendre l'honneur de nos parents qui ont aimé la Tauromachie sous toutes ses formes, dans la rue et dans l'arène, et qui ont fait du toro le symbole de leurs passions et les arènes un lieu de rencontre et de repos après le dur labeur qui a permis au pays de croître. Nous sommes de Espagnols horrifiés par la guerre et l'exploitation des enfants et les discriminations, des hommes et des femmes qui pleurons face aux fosses communes que sont devenues les mers s, qui souffrons pour la misère que connaît notre pays, des problèmes qui exigent de la part de l'administration une attention urgente et prioiritaire. Faîtes-nous donc le plaisir de ne pas nous utiliser comme une manière de dévier l'attention. Pour toutes ces raisons et d'autres encore, nous ne pouvons pas accepter, à cause d'intérêts misérables et d'économies de bout de chandelle, que qui que ce soit affirme que leurs passions (celles de nos parents et grands-parents) étaient perverses et cruelles. Ils ne l'étaient pas ni leurs traditions et nous ne le sommes pas non plus. De la même manière, tous ces intellectuels et artistes internationalement reconnus qui ont apprécié la beauté et les valeurs du toreo ne l'ont pas été et ne le sont pas non plus.

Nous revendiquons pour la Tauromachie des valeurs sociales et humaines et nous affirmons qu'elle est un support essentiel de la biodiversité de notre pays : 500 000 hectares de dehesa sont préservés grâce à l'élevage du taureau brave. Où seraient donc ces paradis, dans quel incendie auraient-ils disparu, qui s'en occuperait ? Nous revendiquons également la valeur animaliste de la Tauromachie qui défend le taureau brave et toutes les espèces qui trouvent refuge dans son environnement. Nous déclarons que la Tauromachie est dans de nombreuses villes un outil de dynamisation économique, pour sa capacité à créer des postes de travail, pour son impact sur le maintien des populations dans les zones rurales, pour sa contribution au Trésor public et fondamentalement parce qu'elle représente les racines de notre culture auxquelles nous avons le droit de ne pas renoncer.

Nous ne voulons rejeter personne ni faire honte à ceux qui combattent le toreo comme ils le font avec nous, parce que nous sommes des gens qui cherchent la paix et la concorde. Ceux qui n'aiment pas la Corrida, et bien qu'ils n'aillent pas aux arènes. Celui qui n'aime pas le toreo, dommage pour lui mais, nous exigeons, comme cela est le propre d'un état de droit, la liberté de choisir,  de penser, un traitement comparable aux autres activité  culturelles, autant du point de vu fiscal que pour ce qui est de sa promotion. Pas plus, mais pas moins. Et il va de soi que nous n'acceptons ni l'insulte ni l'injure.

Aujourd'hui nous devons remercier les autorités pour leur rôle concernant la protection de cette manifestation, aujourd'hui oui, mais en d'autres occasions nous nous sentons abandonnés et nous ne voulons pas que cela se répète.

C'est pour toutes ces raisons que nous nous sommes réunis ici. Nous avons réclamé ce qui nous appartient avec des arguments, en faisant montre de sagesse, avec le poids de nos sentiments, avec la force de notre nombre. Un conseil : ne nous dédaignez pas pas sans nous connaître. Merci ! Vive le toreo ! Pour notre culture, pour nos racines, pour notre liberté."

***

"Somos fuertes. Y muchos. Y responsables. Lo hemos demostrado hoy aquí. Lo estamos demostrando. Y por todo ello somos felices y estamos orgullosos de ser aficionados a los toros. Que se entere quien debe enterarse, ¡que se entere el mundo!

Somos españoles con derechos, españoles de estos tiempos, españoles de todas las sensibilidades y orígenes, también tenemos que resaltar, gracias, que nos acompañan muchos compañeros de países europeos y americanos donde la Tauromaquia tiene reconocimiento y tratamiento de arte, aprendamos de ellos.

Somos, insisto, españoles con derecho a nuestra identidad, a nuestra cultura, al buen nombre de nuestros padres a los que les gustó la Tauromaquia en todas sus expresiones, en la calle y en la plaza, e hicieron del toro el símbolo de sus pasiones y las plazas lugar de encuentro y descanso tras las duras añadas de trabajo que levantaron a este país. Somos españoles a los que nos horrorizan las guerras, y la explotación infantil y las desigualdades, hombres y mujeres que lloramos frente a las fosas comunes en las que se han convertido los mares, a los que nos duelen las apreturas de nuestro país, cuestiones todas ellas que precisan urgente y prioritaria atención de las administraciones. Hagan el favor pues de no utilizarnos como materia de distracción. Por todo eso y por más, no podemos consentir, que ahora por intereses espurios y economicistas, venga nadie a decir que sus pasiones (las de nuestros padres y abuelos) eran perversas o crueles.
Ni lo eran ellos ni sus costumbres ni lo somos nosotros. Como tampoco lo fueron, no lo son, tantos y tantos intelectuales y artistas de reconocimiento universal que se vieron ganados por la belleza y los valores del toreo.

Reivindicamos la Tauromaquia como portadora de valores sociales y humanos, como soporte básico y principal de la biodiversidad en nuestro país, 500.000 hectáreas de dehesa se mantienen gracias a la cría del toro bravo, dónde estarían si no esos paraísos, en qué incendio hubiesen desaparecido, quién las mantendría… Reivindicamos la Tauromaquia también por su animalismo, que incluye especialmente la defensa del toro y todas las especies que se refugian en su ambiente. Reivindicamos la Tauromaquia como herramienta económica dinamizadora de tantas y tantas ciudades, por su capacidad de crear puestos de trabajo, por los efectos en la fijación de la población rural, por sus aportaciones a las arcas del estado y fundamentalmente porque son raíces de nuestra cultura a las que tenemos derecho a no renunciar.

No pretendemos repudiar a nadie, ni avergonzar a quienes combaten el toreo como pretenden hacer con nosotros, somos gente de paz y concordia, a quienes no les guste que no vengan a la plaza, a quien no le guste el toreo bastante pena tiene con ello, pero sí exigimos, como es propio en un estado de derecho, la libertad de elegir, de pensar, un tratamiento de igualdad respecto a otras actividades y artes, tanto en lo que se refiere a aportaciones fiscales como a la promoción. No más, pero tampoco menos. Y por descontado no aceptamos la injuria y el insulto.
Hoy tenemos que agradecer la magnífica labor de las autoridades en la protección de este acto, hoy sí, otros días nos sentimos abandonados y no queremos que se repita.

Por todo eso nos hemos reunido aquí. Hemos reclamado lo nuestro con argumentos, en una exhibición de cordura, con el peso de nuestras sentimientos, con la contundencia de nuestras cifras. Y una recomendación, no nos nieguen sin conocernos. Gracias. ¡Viva el toreo!. Por nuestra cultura, por nuestras raíces y por nuestra libertad."