Lamentable !

Alors là, on a touché le fond ! La corrida de Miura qui devait être la cerise sur le gâteau de la feria de la Pentecôte à Nîmes a finalement été une pomme pourrie qui a endormi (ou réveillé) les quelque 9 ou 10 000 aficionados présents, sur les agissements de ce monde taurin.

De la « Miurada » promise, si 6 toros issus de l’élevage de Zahariche sont sortis en piste, seulement trois ont été toréés pour cause de faiblesse indigne de cette ganaderia. Manuel Escribano qui confirmait son alternative à cette occasion, n’a finalement pas eu de Miura à combattre : le premier a été remplacé pour faiblesse par un Garcigrande, finalement pas si mauvais que cela et le garçon eut beau se démener  aux banderilles en posant une paire au quiebro dos à la barrière, dessiner une faena plutôt élégante, la présidence fit la sourde oreille à la pétition d’oreille.

 

Le sixième et second d’Escribano fut également changé par un Alcurrucen cette fois et même si la musique, quand il prit les banderilles, apaisa les humeurs du public qui réclamait à être remboursé, le moral n’y était plus après tous les épisodes de cet après-midi de fracaso total.

El Juli dont, bien sûr, on attendait beaucoup, reçut un Miura en troisième position. Sa prestation ne restera pas dans les annales, pas plus qu’au quatrième, changé pour un Garcigrande.

Seul Rafaelillo eut deux Miura pour lui tout seul. Enfin de Miura il n’y avait que le nom…

Un scandale ! Avec pour final de cette feria, une bronca magistrale à Simon Casas et à la présidence. Les arènes avaient oublié  ce tintamarre depuis des décennies !

Maintenant à qui la faute ?

Aux exigences du Juli pour cette corrida ?

Au prix acheté de ces Miura  au rabais ?

A l’inexistence d’une commission taurine ?

Au mépris le plus total de l’aficionado payant ?

Ces questions, on l’espère, seront-elles posées à l’organisateur ?  Car si cette dernière corrida a été un désastre, elle cachait la fadeur des autres lots proposés (Garcigrande, Alcurrucen, Juan Pedro Domecq). Que d’ennui pendant cette feria !

La municipalité tiendra-t-elle compte de ces résultats si pitoyables quand viendra l’heure du choix de la société chargée des spectacles tauromachiques (DSP) ?

Ou fera-t-elle confiance encore une fois à Simon Casas qui avait promis un événement à chaque corrida de ce cycle ?

On ne peut tout de même pas se contenter des souvenirs d’une corrida de Jose Tomas ou d’une chaise de Morante. La première arène de France mériterait un peu plus de sérieux et le retour rapide dans le cadre de règlements définis par l’UVTF.

Et d’une commission taurine qui ne se contente pas de toujours dire « oui-oui ».

Il y a urgence.